Joan Alcover i Maspons, né le à Palma à Majorque et mort dans la même ville le (à 72 ans)[1], est un poète majorquin et un homme politique de la fin du XIXe siècle.

Joan Alcover
Description de cette image, également commentée ci-après
Joan Alcover.
Nom de naissance Joan Alcover i Maspons
Naissance
Palma, Espagne
Décès (à 72 ans)
Palma, à Majorque, Espagne
Activité principale
Distinctions
Auteur
Langue d’écriture Catalan et espagnol
Genres

Œuvres principales

  • La Balanguera

Biographie

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Carrière politique

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Issu d'une bonne famille, Joan Alcover effectue ses études secondaires à l'Institut baléare de Palma dans l'île de Majorque et obtient sa licence en droit à Barcelone en 1878. Revenu à Majorque, il entame une brève carrière de militant dans le parti libéral de son ami Antonio Maura qui l'amène à être élu en 1893 au Congrès des députés. Après ce passage à Madrid, il retourne à Majorque et cesse toute activité politique.

Vie privée

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Il se marie avec Rosa Pujol en 1881, morte en 1887. Il se remarie avec Maria de Haro i Rosselló en 1891. Il a trois enfants de son premier mariage[2].

Sa tombe se trouve au cimetière principal de Palma[3].

Poète et essayiste

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Premiers poèmes

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Parallèlement à ses études et à ses débuts politiques, Alcover entame une activité littéraire. À dix-huit ans il publie ses premiers poèmes, en catalan et en castillan, dans les revues El Isleño, Museo Balear et Revista Balear.

Cette passion pour la littérature s'intensifie lors de son séjour à Barcelone, où il fréquente les cercles littéraires, les revues et les écrivains, assiste à des conférences et des lectures et s'imprègne du mouvement culturel véhiculé par la Renaixença. À vingt-trois ans, il gagne le prix extraordinaire des Jeux floraux.

Célébrité

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Au fur et à mesure qu'il accroit sa renommée en tant que poète, Alcover adopte le statut du lettré utilisant son talent littéraire afin d'augmenter son prestige social. À cette fin, sa demeure devient le lieu de rencontres littéraires réputées, où se croisent les plus prestigieux intellectuels de Majorque.

Il délaisse peu à peu la poésie en espagnol pour écrire principalement en catalan[4].

Ses premiers recueils de poèmes : Poesías (1887), Nuevas poesías (1892), Poemas y armonías (1894) et Meteoros. Poemas, apólogos y cuentos (1901), reflètent son choix pour la langue castillane. Se trouvent quelques poèmes en catalan dans les deux premiers recueils, tandis que les deux derniers sont exclusivement en catalan.

Sa poésie de style romantique, prenant pour modèle Gustavo Adolfo Bécquer et Campoamor, est l'expression profonde de sa voix poétique, tout en essayant d'éviter les excès de la rhétorique et de la pomposité. Ces premiers recueils sont reçus avec succès par la critique et lui assurent une place dans les cercles de la culture officielle.

Sa production littéraire peut être divisée en deux parties ; au commencement, il utilise essentiellement l'espagnol pour la composition de ses poésies,. Après les tragédies familiales qui l'affectent intensément (les morts de sa femme Rosa en 1887 et de sa fille Teresa en 1901[5]), il écrit en catalan, sa langue maternelle, plus apte à rendre la profondeur et l'intensité de ses sentiments.

Œuvres en espagnol

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  • Poesías (1887)
  • Nuevas Poesías (1892)
  • Poemas y armonías (1894)
  • Meteoros (1901)

Œuvres en catalan

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Poésie
  • La relíquia (1903)
  • La Balanguera (l'hymne officiel de Majorque, depuis 1996)
  • La serra, hommage à l'écrivain Miquel Costa i Llobera
  • Cap al tard, recueil de poésies (1909)
  • Poemes bíblics, recueil de poésies (1918)
  • Desolació, expression de ses sentiments.
Essais
  • Humanització de l'art (1904)
  • Reaccio literària (1910)
  • Cultura de llenguatge (1916)
  • L'art segons Tolstoi (1921).

Rééditions

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Reconnaissance

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Nombre de ses poèmes ont été mis en musique : le plus célèbre d'entre eux est La Balanguera, dont la mélodie fut écrite par le compositeur catalan Amadeu Vives. Ce texte devient à la fin du XXe siècle (en 1996) l'hymne officiel de Majorque. Sa popularité est due essentiellement à son interprétation, entre autres, par la chanteuse majorquine Maria del Mar Bonet.

Plusieurs statues lui sont dédiées dans la ville de Palma, notamment Plaça de la Reina. Sa maison (Ca'n Alcover) se visite, dans l'un des vieux quartiers de Palma[6].

Depuis le , l'astéroïde (257084) Joanalcover est nommé en son honneur[7].

Notes et références

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  1. ↑ (ca) L'Enciclopèdia.cat, Joan Alcover i Maspons
  2. ↑ (ca) « Audioguia Ca n'Alcover - Obra Cultural Balear », sur ocb.cat via Internet Archive (consulté le ).
  3. ↑ (ca) « Tomba de Joan Alcover - Palma », sur Endrets, Geografia Literària (consulté le ).
  4. ↑ (es) « Joan Alcover, un poeta mallorquín », sur El Cuaderno, (consulté le ).
  5. ↑ « Joan Alcover i Maspons », sur Associació d'Escriptors en Llengua… (consulté le ).
  6. ↑ https://stawww.mallorca.es/ca/-/can-alcover-espai-de-cultura
  7. ↑ « (257084) Joanalcover = 2008 GX1 », WGSBN Bulletin, vol. 4, no 1,‎ , p. 9 (lire en ligne).

Voir aussi

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