Johann Schneider-Ammann
Johann Schneider-Ammann, né le à Sumiswald (originaire de Hasle bei Burgdorf), est un entrepreneur dans le secteur de la fabrication de machines et d'équipements et une personnalité politique suisse, membre du Parti libéral-radical.
| Johann Schneider-Ammann | |
Portrait, 2011. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Conseiller fédéral | |
| – (trois mandats) |
|
| Président | lui-même en 2016 (collège gouvernemental) |
| Département | DEFR[n 1] |
| Prédécesseur | Hans-Rudolf Merz |
| Successeur | Karin Keller-Sutter |
| Conseiller national | |
| – | |
| Législature | 46e à 48e |
| Commission | CER |
| Successeur | Peter Flück |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Johann Niklaus Schneider |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Sumiswald |
| Origine | Hasle bei Burgdorf (BE) |
| Nationalité | suisse |
| Parti politique | PRD / PLR |
| Diplômé de | EPFZ Institut européen d'administration des affaires |
| Profession | Entrepreneur |
| modifier |
|
Il est conseiller fédéral du au , à la tête du Département fédéral de l'économie, de la formation et de la recherche[n 1], et préside le collège gouvernemental en 2016.
Biographie
modifierOrigines et famille
modifierJohann Niklaus[1] Schneider-Ammann naît le à Sumiswald, dans le canton de Berne, en Suisse. Il est originaire d'une autre commune du canton, Hasle bei Burgdorf[2], et grandit dans l’Emmental avec cinq frères et sœurs[1]. Son père, Ernst Schneider, est vétérinaire ; sa mère, née Elisabeth Hofmann, travaille dans une usine[1].
Il est marié depuis 1978 à Katharina Ammann, vétérinaire, fille de l'entrepreneur et conseiller national Ulrich Ammann (de), et père de deux enfants[1]. Il vit à Langenthal[Depuis quand ?], dans le canton de Berne.
Études, armée et parcours professionnel
modifierAprès le gymnase à Langenthal, conclu par une maturité de type scientifique, il étudie le génie électrique à l'École polytechnique fédérale de Zurich et y obtient son diplôme en 1977[1]. En 1983, il obtient un MBA à l'Institut européen d'administration des affaires de Fontainebleau[1][source insuffisante].
Il termine son service dans l'armée suisse en 2002[réf. souhaitée] avec le grade de colonel EMG[1]. Il commandait le régiment d'infanterie de montagne 17[réf. souhaitée].
En 1978, il devient chef de projet chez Oerlikon-Bührle puis rejoint en 1981 la société familiale de son beau-père[1], d'abord comme secrétaire général puis, dès 1990, en tant que président d'Ammann Group. Depuis la participation d'Ammann Group dans l'assainissement du Mikron Technology Group en 2003, il est aussi président de son conseil d'administration ; il appartenait précédemment à cet organisme en tant que membre. Depuis 1998, il siège également au conseil d'administration de Swatch Group[réf. souhaitée].
À partir de 1999, il préside l'Association suisse des industries mécanique, électrique et métallique Swissmem ; il est également vice-président de l'association Économiesuisse.
Parcours politique
modifierÀ l'automne 1999, il est élu au Conseil national puis réélu en 2003 et 2007. Il est membre de la Commission de l'économie et des redevances.
Le , il annonce sa candidature au Conseil fédéral afin de succéder à Hans-Rudolf Merz[3] ; sa candidature est retenue par le groupe libéral-radical de l'Assemblée fédérale avec celle de Karin Keller-Sutter[4]. Le , il est élu devant l'UDC Jean-François Rime[5], devenant le 114e conseiller fédéral de l'histoire[6]. Le , il se voit attribuer le Département fédéral de l'économie[7].
Le , il est réélu conseiller fédéral pour quatre ans, avec 191 voix, puis il est élu président de la Confédération pour l'année 2016 avec 196 voix[8].
Il participe à la réunion du Groupe Bilderberg de 2017[9] et de 2018[10].
Le , il annonce sa démission du Conseil fédéral pour la fin 2018[11].
Citations
modifier« Rire, c'est bon pour la santé, selon un dicton populaire »[12] est une phrase prononcée en 2016 par Johann Schneider-Ammann en ouverture d'une allocution[13] pour la journée des malades, alors qu'il était président de la Confédération. En raison de son air grave et de son ton monocorde[14],[15], il acquiert une certaine[16],[17] notoriété à l'étranger[18],[19],[20] et la vidéo fait l'objet de nombreuses parodies et détournements[21],[22],[23], notamment en France[24]. Du propre aveu de Johann Schneider-Ammann, même le président américain Barack Obama l'a mentionné lorsqu'ils se sont rencontrés[25].
Lors de la session suivante du Parlement, victime d'une panne de micro, il fait lui-même référence à cet épisode en se félicitant de pouvoir cette fois rire à bon escient[26].
Notes et références
modifierNotes
modifierRéférences
modifier- 1 2 3 4 5 6 7 8 Tobias Kaestli (trad. Laurence Margairaz), « Johann Schneider-Ammann » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du
- ↑ « Biographie de Johann Schneider-Ammann », sur le site de l'Assemblée fédérale suisse.
- ↑ « Johann Schneider-Ammann se lance dans la course », sur tsr.ch (consulté le )
- ↑ « Une politicienne et un patron pour le PLR », 24 heures, (lire en ligne)
- ↑ « Démission des conseillers fédéraux Moritz Leuenberger et Hans-Rudolf Merz - Élection des successeurs », sur parlement.ch (consulté le ).
- ↑ « Conseil fédéral aux couleurs féminines et bernoises », sur rts.ch, Radio Télévision Suisse, (consulté le ).
- ↑ Yves Petignat, « La grande rocade », Le Temps, (lire en ligne).
- ↑ « Johann Schneider-Ammann élu président », Tribune de Genève, 9 décembre 2015.
- ↑ « Johann Schneider-Ammann a rencontré Wilbur Ross », Bilan, (lire en ligne)
- ↑ « Participants | Bilderberg Meetings », sur www.bilderbergmeetings.org (consulté le ).
- ↑ Bernard Wuthrich, « Johann Schneider-Ammann s’en va à fin décembre », Le Temps, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « Rire, c’est vivre des moments de bonheur, même face à la maladie », sur www.admin.ch (consulté le ).
- ↑ « - YouTube », sur YouTube (consulté le ).
- ↑ « Johann Schneider-Ammann fait rire en parlant tristement du... rire! », sur rts.ch, Radio Télévision Suisse, (consulté le ).
- ↑ Le Point magazine, « Hilarant : quand le président suisse joue au clown malgré lui », sur Le Point, (consulté le ).
- ↑ Olivier Hugon, « Le discours soporifique de Johann Schneider-Ammann sur le rire fait le tour du monde », sur lenouvelliste.ch, (consulté le )
- ↑ « On en parle à Berne : le Buster Keaton suisse démissionne », sur Les Échos, (consulté le )
- ↑ (de) Charlotte Theile, « Ein Minister bringt sein ganzes Land zum Lachen », sur Süddeutsche.de, Süddeutsche Zeitung, (consulté le ).
- ↑ (en-US) Adam Taylor, « This awkwardly solemn speech by the Swiss president is really about the power of laughter », Washington Post, (ISSN 0190-8286, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (es) Rodrigo Carrizo Couto, « Los esfuerzos del presidente suizo por celebrar la risa », El País, (ISSN 1134-6582, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « «Rire, c'est bon pour la santé»... en chanson! », Le Matin, (ISSN 1018-3736, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Christine Talos, « Les USA se moquent de Schneider-Ammann », 24 heures, (ISSN 1424-4039, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Le discours sur le rire de Johann Schneider Ammann repris par Cee-Roo! » [archive du ], sur www.journaldujura.ch via Internet Archive (consulté le ).
- ↑ Mouna Houssain, « Le Petit Journal rit à nouveau de Johann Schneider-Ammann », La Côte, (lire en ligne).
- ↑ « L'actu en vidéo - Johann Schneider-Ammann: "Même Obama a été briefé sur ma vidéo du rire!" - Play RTS » [vidéo], sur Play RTS (consulté le ).
- ↑ Mouna Hussain, « Après son discours buzz sur le rire, Johann Schneider-Ammann fait preuve d'autodérision », sur lenouvelliste.ch, (consulté le )
Liens externes
modifier- Ressources relatives à la vie publique :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :
- Informations sur Johann Schneider-Ammann avec résultat de l'élection sur le site internet du Conseil fédéral suisse.
- « Biographie de Johann Schneider-Ammann », sur le site de l'Assemblée fédérale suisse.