Henri Poeymirau
(Joseph François André) Henri Poeymirau ( à Pau - à Paris) est un général français du début du XXe siècle.
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Biographie
modifierEnfance
modifierHenri (son prénom d'usage) Poeymirau est né à Pau le , fils d'Adolphe André Poeymirau, 60 ans, propriétaire rentier, et de Paule Josèphe Delphine Rocaché son épouse, en la maison Lecoeur, rue Saint-Louis de Gonzague. Joseph François Poeymirau quitte Pau pour effectuer ses études secondaires au Collège Stanislas de Paris [1], puis intégrer l'École spéciale Militaire de Saint-Cyr avant de suivre les cours de l'École de Guerre[2].

Après un début de carrière en métropole, il rejoint l'Algérie en 1902 où il est remarqué par le général Lyautey qui se l'attache d'abord comme officier d'ordonnance et qui s'assurera de sa collaboration tout au long de sa carrière[3]. Lyautey l'appelle à partir au Maroc avec lui quand il en devient résident général en 1912. Poeymirau y participe aux premières opérations de pacification à la tête du 2e bataillon de chasseurs indigènes. Très courageux, très humain et très proche de ses hommes, ceux-ci lui donnent le surnom de "Poey"[4].
La Première Guerre mondiale
modifierIl quitte le Maroc en pour aller combattre en France à la tête du 2e régiment de chasseurs indigènes intégré dans une brigade marocaine (futurs tirailleurs marocains). Il a alors sous ses ordres le futur Maréchal Juin[3]. Il se trouve en pointe de la VIe armée du général Maunoury lors de la bataille de la Marne. Le péroné brisé en 1915 à la fameuse tranchée de Calonne, il est désormais inapte à la guerre en France.
De 1916 à 1924
modifierÀ la fin de 1915 il rejoint le Maroc où le général Lyautey le désigne comme commandant de la subdivision de Meknès à partir du . Il devient général de brigade le . Il métamorphose la ville et la région de Meknès en quelques années et mène année après année des campagnes de pacification au nom du Sultan[3]. Il obtiendra notamment la soumission des Zayanes dirigés par les fils de Mouha ou Hammou Zayani le . Entre-temps, il aura à nouveau été grièvement blessé le dans le Tafilalet par l'explosion accidentelle d'un obus, frôlant la mort. En , il est nommé général de division. Rentré en France pour un congé à la fin de 1923, il meurt à la surprise générale le à l’hôpital militaire du Val-de-Grâce après avoir contracté une appendicite qui s'est compliquée[3]. Trois maréchaux et des généraux prestigieux assistant à ses funérailles solennelles à Paris: Foch, Franchet d'Espèrey, Pétain, Gouraud... Il est inhumé au cimetière d’Estang, village sis à l'ouest du département du Gers, dans un tombeau dressé sur souscription à la demande du maréchal Lyautey.
Hommages
modifier- Maroc :
- Statue du général Poeymirau, œuvre de Paul Vannier initialement place du général Poeymirau à Meknès, inaugurée le dimanche . La statue a été réinstallée à Pau en 1973.
- Jusqu'à la fin du protectorat, toutes les grandes villes du Maroc possédaient une avenue, une place ou un boulevard du général Poeymirau.
- Le lycée de Meknès s'est appelé lycée Poeymirau jusqu'à la fin du protectorat.
- Pau (Pyrénées-Atlantiques).
- La statue du général Poeymirau est située à l'angle des allées de Morlaas et de l'avenue du Général-Leclerc.
- Une avenue de Pau porte son nom.
Décorations
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Grand officier de la Légion d'honneur par décret du [5]
Commandeur de la Légion d'honneur par arrêté du
Officier de la Légion d'honneur par décret du
Chevalier de la Légion d'honneur par décret du
Croix de guerre -
Chevalier de l'ordre du Mérite agricole par décret du
Médaille coloniale agrafe Sahara,
Médaille commémorative du Maroc (1907-1912) agrafe Oudjda, Casablanca, Haut-Guir, Maroc
Commandeur du Nichan Iftikhar (Tunisie)
Commandeur de l'ordre du Ouissam alaouite (Maroc)
Ordre du Mérite militaire chérifien
Notes et références
modifier- ↑ « Enfin revenu de l'oubli, le général Henri Poeymirau, ancien de Stan, ami de Gouraud, compagnon de Lyautey | L’Association Amicale des Anciens Élèves du Collège Stanislas | Votre communauté en ligne », sur Les ANCIENS de STAN, (consulté le )
- ↑ Général (CR) René Baud, Le Général Poeymirau (1869-1924), Paris, Mémoires d'Hommes, , 208 p. (ISBN 978-2-84367-052-7)
- 1 2 3 4 Antoine Chataignon, « Il y a cent ans, disparaissait Henri Poeymirau », sur Revue Des Deux Mondes, (consulté le )
- ↑ Jean-Christophe Notin, Maréchal Juin, (ISBN 979-10-210-0736-9, 978-979-1021-00-5 et 979-1021-00-7, OCLC 930146929, lire en ligne)
- ↑ Base Léonore
Liens externes
modifier- Archives conservées par : Service historique de la Défense (GR 9 YD 671, FRSHD_PUB_00000355.pdf)
- Ressource relative à la vie publique :
