Joseph Baratte
Joseph Baratte, né en dans la province de Franche-Comté et mort le à Besançon, est un apothicaire français. Il fonde une officine, la pharmacie Baratte de Besançon, dans laquelle naît l’écrivain Victor Hugo[1],[2].
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Joseph Baratte |
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Biographie
modifierFamille
modifierJoseph Baratte naît en à Fort-du-Plasne[3],[4] ou au Lac-des-Rouges-Truites[5] dans la région du Grandvaux. Il est le fils d'Alexis Baratte, négociant, et de Pierrette Prudon[6].
Apothicaire bisontin
modifierApothicaire, il fonde une officine à Besançon en 1738[7]. Il est reçu citoyen de Besançon en 1745[8],[Note 1].

En 1754, il acquiert auprès de la famille Calf une maison à Besançon, située à l'époque place Saint-Quentin (actuelle place Victor-Hugo), dans laquelle il transfère son officine[2]. Cette maison devient la pharmacie Baratte de Besançon[2],[9],[10]. La famille Baratte y exerce le métier d'apothicaire jusqu'en 1800[1].
Sa maison accueille au 1er étage entre 1801 et 1802 le chef de bataillon Léopold Hugo et son épouse Sophie Trébuchet ; leur fils Victor Hugo y naît le [1],[11],[12],[13].
Persécutions révolutionnaires
modifierEn , sous la Terreur révolutionnaire, il est accusé de « délit contre-révolutionnaire »[5]. D'abord consigné à domicile avec gardes le , il est emprisonné à la Conciergerie[14] puis interrogé le 1er brumaire an III () avant d'être finalement remis en liberté le 4 brumaire de la même année[5],[15] ; il doit sa libération à l'intervention auprès d'Antoine Fouquier-Tinville de son fils François-Xavier (d) (1760-1816), employé au Comité de salut public, section des Armes, comme chef du bureau de la grosse artillerie[5].
En 1798 il héberge en secret dans sa maison de Bregille (quartier de Besançon) un prêtre catholique réfractaire émigré, l'abbé Pierre Mathilde Bertin-Mourot (1760-1798), qui évangélise les faubourgs de Besançon[16],[17]. Ce dernier est découvert et arrêté le [16],[17]. Jugé par une commission militaire et condamné à mort, il est fusillé le [16],[17]. Accusé d'avoir caché ce prêtre, Joseph Baratte est arrêté, incarcéré à la maison d’arrêt de Besançon en et interrogé par le juge de paix Mâle[16],[17].
Mort
modifierVie familiale
modifierBibliographie
modifier
: document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
- Pierre-André Pidoux, Vie des Saints de Franche-Comté, FeniXX, (ISBN 978-2-307-26503-0, lire en ligne) ;

- Jules Sauzay, Histoire de la persécution révolutionnaire dans le département du Doubs : de 1789 à 1801: Le directoire, Turbergue, (lire en ligne).

Notes et références
modifierNotes
modifier- ↑ Joseph Baratte, apothicaire, fils d'Alexis, du Grandvaux, est reçu citoyen de Besançon le 27 octobre 1745, affranchi par lettre de l'évêque de Saint-Claude du 5 août 1745, enregistrées à la Grande Judicature le même jour (source : Archives municipales de Besançon - BB 158 1745 p.291).
Références
modifier- 1 2 3 POP : la plateforme ouverte du patrimoine, « Maison d'apothicaire à Besançon » (consulté le )
- 1 2 3 Région Bourgogne Franche-Comté, « Patrimoine - Dossiers d'inventaire - Maison d’apothicaire »
- ↑ Société d'émulation du Doubs, Mémoires de la Société d'émulation du Doubs, (lire en ligne), p. 161
- 1 2 Archives municipales de Besançon, « Acte de décès de Joseph Baratte du 6 prairial an XI (26 mai 1803) » (consulté le )
- 1 2 3 4 Maurice Bouvet et Hélène Aurousseau-Guiraudet, « Les pharmaciens victimes de la Révolution », Revue d'Histoire de la Pharmacie, vol. 23, no 91, , p. 128-129 (DOI 10.3406/pharm.1935.11417, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Contrat de mariage du 9 octobre 1745 entre Joseph Baratte et Françoise Julet (AD 25 - 3 E 370 : Bonard Louis Antoine)
- ↑ Olivier Lafont, « Qu’est-il advenu de la pharmacie du Palais Lascaris ? », Revue d'Histoire de la Pharmacie, vol. 100, no 380, , p. 379–380 (lire en ligne, consulté le )
- ↑ Eric Thiou, Les citoyens de Besançon sous l'Ancien Régime (1677-1790), Mémoires et documents, 232 p. (ISBN 978-29146-11435), p. 135
- ↑ Olivier Lafont, Apothicaires & pharmaciens : L'histoire d'une conquête scientifique, John Libbey Eurotext, , 328 p. (ISBN 9782742016945, lire en ligne), p. 15, 22, 68
- ↑ Antoine-Alexandre Barbier et Maurice Gresset, Une famille nombreuse au XVIIIe siècle: le livre de raison d'Antoine-Alexandre Barbier, notaire et vigneron bisontin (1762-1776), Privat, (ISBN 978-2-7089-8403-5, lire en ligne), p. 170
- ↑ Alfred Barbou, La vie de Victor Hugo, Victor Hugo et son temps, , 520 p. (ISBN 978-1017117738), p. 458
- ↑ Pierre Gamarra, La vie prodigieuse de Victor Hugo, Messidor, (ISBN 978-2-209-05690-3, lire en ligne), p. 7
- ↑ André Besson, Victor Hugo: vie d'un géant, France-Empire, (ISBN 978-2-7048-0915-8, lire en ligne), p. 9
- ↑ Sauzay 1872, p. 437.
- ↑ Archives nationales, « Tribunal révolutionnaire - Affaires juges an IV et an V »
- 1 2 3 4 Sauzay 1872, p. 399-403.
- 1 2 3 4 Pidoux 1909.
- ↑ Archives municipales de Besançon, « Acte de mariage de Joseph Baratte et Françoise Julet le 9 novembre 1745 » (consulté le )
- 1 2 3 « Généalogie de Joseph BARATTE (1) », sur Geneanet (consulté le )