Joseph Coince
Joseph Coince, né le à Metz et mort le à Laval, est un religieux français.
| Naissance | |
|---|---|
| Décès |
(à 68 ans) |
| Sépulture |
Cimetière de Vaufleury (d) |
| Nationalité | |
| Activités |
| Ordre religieux |
|---|
Biographie
modifierOrdonné prêtre en avant la Révolution. Il exerce d'abord à Moineville, où les révolutionnaires veulent le faire adhérer de force à la Constitution civile du clergé. Il s'y refuse et, sentant sa vie en danger, se réfugie au Luxembourg, puis en Allemagne et exerce son ministère dans une petite paroisse à Roxel près de Münster en Westphalie.
Entré au noviciat des Jésuites de Daugavpils en Lettonie en 1805, puis à l'académie des jésuites de Polotsk, situé aujourd'hui en Biélorussie, il prononce ses vœux le . Il est chargé par le Révèrend Père Général d'écrire un « manuel de Médecine Théorique, pratique pour les missionnaires qui se répandent dans les quatre parties du monde »[1]. Il devient par la suite le supérieur de la communauté de Riga en 1813, il établit un pensionnat, un hôpital et un bureau de bienfaisance dans la ville, où il retrouve une famille mayennaise, les Cossé-Brissac, à savoir la comtesse et ses deux filles Adélaïde et Camille[2],[1], qu'il avait auparavant rencontré en Westphalie et qu'il retrouvera à Laval. Adélaïde sera plus tard la première prieure des Bénédictines de Craon[1].
Médecin autodidacte, quelquefois même chirurgien, il jouit dans les pays, où ils passe, d'une extraordinaire réputation et même en Lettonié de l'amitié du tsar qui chasse pourtant les jésuites de ses états en 1820[3]. Le père Coince est alors envoyé à Laval, où jusqu'en 1833, il mène une vie de missionnaire. Sa voix puissante remue les foules[Information douteuse], et il passe pour opérer des guérisons : il aurait le pouvoir de guérir la « rifle », de lire dans les consciences et de prédire l'avenir[3].
Mort à la maison Saint-Michel, son inhumation a lieu le lendemain à l'église Saint-Vénérand : il est inhumé au cimetière du Pré de la Guettière[N 1]. Lorsque ce cimetière est abandonné en 1887, son corps est transporté au cimetière de Vaufleury. On peut lire encore gravé sur la stèle « qu'il combattit toute sa vie avec les armes de la justice et que, près de mourir, à peine consentait-il à les déposer »[3]. Sa forte personnalité a laissé un grand souvenir à Laval où on voit encore des fleurs, des bougies et des ex-votos variés sur sa tombe.
Le père Ivan Gagarine dit de lui que c'est « l'apôtre de Riga et de Laval ».
Notes et références
modifierNotes
modifier- ↑ Lieu actuel des Archives départementales de la Mayenne.
Références
modifier- 1 2 3 Marie Joseph Rouët de Journel, La Vie merveilleuse du Père Coince, Paris, G. Beauchesne et ses fils, .
- ↑ P. Stanislas Zalenski (trad. P. Alexandre Vivier), « La mission de Riga », dans Les Jésuites de la Russie-Blanche, t. deuxième, Letouzey et Ané, éditeurs (lire en ligne sur Gallica), p. 169.
- 1 2 3 « Cimetière de France et d'ailleurs : LAVAL (53) : Cimetière du Valfleury -- Curiosités ».
Bibliographie
modifier- Marie Joseph Rouët de Journel, La Vie merveilleuse du Père Coince, Paris, G. Beauchesne et ses fils,
- « Cimetière de France et d'ailleurs : LAVAL (53) : Cimetière du Valfleury -- Curiosité »
- P. Stanislas Zalenski (trad. P. Alexandre Vivier), « La mission de Riga », dans Les Jésuites de la Russie-Blanche, t. deuxième, Letouzey et Ané, éditeurs (lire en ligne sur Gallica)
- Ivan Sergueevitch Gagarine, Les jésuites de Russie : 1772-1785 : la Compagnie de Jésus conservée en Russie après la suppression de 1772 : récit d'un Jésuite de la Russie Blanche, The Hague ; Paris, Mouton,
- Jean Gagarine, Vie du Père Marc Follope, Paris, Plon, (lire en ligne sur Gallica). Les pages 23-28, 88, 119 évoquent Joseph Coince
- Dom Pasqualin (O. S. B.), Vie et souvenir de Madame de Cossé Brissac, Société générale de librairie catholique,