Joseph Fleury-Duray

officier belge

Joseph Fleury-Duray, né le à Bruxelles et mort le à Liège, est un lieutenant-général belge. Il a participé à la révolution belge en 1830 et a repoussé en 1848 la tentative de coup d'état républicaine du Risquons-Tout[1].

Joseph Fleury-Duray
Joseph Fleury-Duray
Photographie du lieutenant-général Joseph Fleury-Duray prise avant sa mort en 1874.

Nom de naissance Joseph Fleury
Naissance
Bruxelles
Décès (à 72 ans)
Liège
Origine Drapeau de la France France
Allégeance Drapeau de la Belgique Belgique
Grade Lieutenant-général
Conflits Révolution belge
Guerre belgo-néerlandaise
Faits d'armes Insurrection de 1830 dans les Pays-Bas méridionaux
Quatre Jours de Bruxelles
Campagne d'Anvers
Affaire du Risquons-Tout
Distinctions Croix de fer

Biographie

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Joseph Fleury-Duray naît le à Bruxelles, alors située dans le département de la Dyle pendant la période française de l'histoire de la Belgique.

Il s'engage en 1819 dans l'armée des Pays-Bas. Pendant trois ans, il fait partie d'un régiment de cavalerie, y obtenant le grade de maréchal des logis. Il quitte ensuite l'armée pour devenir architecte.

Peu après le début des émeutes d'août 1830 à Bruxelles qui lancent la révolution belge, les bourgeois de la ville s'arment afin de défendre leurs intérêts. Ils forment la garde bourgeoise de Bruxelles, dont Joseph Fleury-Duray devient adjoint du commandant en second, Charles-Joseph Pletinckx, avec le grade de major[2]. Après les Quatre Jours de Bruxelles, il s'engage aux côtés des volontaires de la révolution belge dans la campagne d'Anvers, il prend le commandement d'un corps franc avec lequel, le , il s'empare notamment de la prison de Saint-Bernard, près de Willebroek. Pour ses différentes actions militaires et engagements lors de la révolution, il reçoit la Croix de fer[3].

Jusqu'en 1835, il assume divers commandements dans la garde civique avant de s'engager dans l'armée belge avec le grade de lieutenant-colonel commandant le 18e régiment de réserve. En 1842, il est promu colonel assumant successivement le commandement du 3e et du 1er régiment des Chasseurs à pied. Promu général-major en 1847, il reçoit le commandement supérieur de places dans l'Ouest de la Belgique. C'est ainsi lui qui repousse manu militari les républicains d'Ernest Grégoire en 1848 lors de la tentative de coup d'état du Risquons-Tout[1]. Une canonnade nourrie met en déroute les révolutionnaires. Sept d'entre-eux sont tués, 26 blessés et 60 capturés, dont certains seront condamnés à mort. L'échauffourée ne dure que deux heures.

Lieutenant-général en 1854, il commande la 2e division d'infanterie et la 3e division territoriale. En 1866, il est nommé aide de camp du roi honoraire du roi et prend sa pension en décembre de cette année[4].

Il a traduit les Préceptes sur la répartition et l'emploi des chasseurs armés de carabines du capitaine von Gumtau, de l'armée prussienne, parus en 1833, à Liège, chez Redouté, 1847, in-8°, 43 p.

Distinctions

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Notes et références

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  1. 1 2 Marie-Anne Paridaens, « Inventaire du fonds d'archives "Risquons-Tout, 1848" », sur Musée Royal de l'Armée (consulté le )
  2. ↑ Charles Terlinden, La révolution belge racontée par les affiches, Bruxelles, Maison Richez, (lire en ligne), p. 14
  3. ↑ Comité administratif de la Société centrale des décorés de la Croix de fer, Liste nominative des citoyens décorés de la Croix de fer, Bruxelles, Imprimerie et lithographie de P-M Michelli, (lire en ligne), p. 67
  4. ↑ Louis de Laroière, Panthéon militaire ou mémorial des généraux belges, inspecteurs généraux du Service de santé & intendants en chef, décédés depuis 1830, Bruges, C. De Laroière, (lire en ligne), p. 429-430