Jules Duboscq
Louis Jules Duboscq ( - ) est un fabricant d'instruments et photographe français.
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(à 69 ans) 14e arrondissement de Paris |
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Photographe, physicien, fabricant d'instruments, ingénieur opticien |
| Parentèle |
Jean-Baptiste Soleil (beau-père) |
| Personne liée | |
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Biographie
modifierApprenti puis gendre du luthiste Jean-Baptiste Soleil (au n°39 de la rue Monsieur-le-Prince, à Paris), Jules Duboscq reprend en 1849 une partie des activités de l'activité de la Maison Soleil sous la dénomination Maison Soleil & Duboscq, située au 21 rue de l'Odéon à Paris, appelée ensuite Maison Duboscq.
Il est le constructeur du régulateur électro-magnétique, de l’héliostat de Léon Foucault[1] et du gyrocompas de Ritchie. Sa réputation de fabricant d'instruments scientifiques fut un temps sans égale[2].
Ses premiers modèles de stéréoscope (1850) reprennent la conception de David Brewster, fondée sur la complémentarité des couleurs, qui permet d'obtenir de doubles épreuves photographiques, et dès l'année suivante, il participe à l’Exposition universelle de Londres. Brewster présente lui-même l'un des stéréoscopes de Duboscq à la reine Victoria. A la suite de cette manifestation, les commandes de stéréoscopes affluent de l'Angleterre : rien qu'au mois de janvier 1852, Duboscq expédia un lot de 25 de ces instruments à son importateur londonien, Antoine Claudet[3]. Duboscq demeura l'un des premiers fabricants de stéréoscopes tout au long des années 1850. Ses appareils étaient d'abord vendus avec des stéréogrammes de Claude-Marie Ferrier, mais les ventes périclitèrent à la fin de la décennie.
Le théâtre et l’Opéra étant à la recherche de réalisme, mais aussi de spectaculaire, on fait appel à lui pour certains effets spéciaux. Il invente plusieurs machines[4] :
- la machine à éclairs (avec un miroir et un arc électrique : le miroir renvoie l’effet de l’éclair sur scène),
- la machine à nuages (disque de verre qui tourne où sont peints les nuages et qui les projettent sur un support, alors qu’auparavant, les nuages étaient peints sur une toile de fond),
- la machine à « lever de soleil » (qui simule aussi le coucher de soleil et qui recrée également les intensités lumineuses et les changements de couleurs),
- la machine à arc-en-ciel (il reprend le principe du prisme qui décompose la lumière blanche pour la projeter sur un support).

En 1869, il propose un modèle de « batteur de mesure ou métronome électrique » pour la direction d'orchestre, reprenant un mécanisme inventé par Hector Berlioz et datant de 1855, « formé d'un fléau de balance sur les bras duquel agissent alternativement deux électro-aimants, et dont l'aiguille centrale très courte attire l'extrémité inférieure de la vergette du métronome qui s'incline dans un sens ou dans l'autre, suivant que le courant agit sur le premier ou le second électro-aimant[5] ». En 1883, Duboscq s’associe à François Philibert Pellin (1847-1923), la maison étant renommée Duboscq-Pellin, celui-ci reprenant la société à sa mort sous le nom de maison Pellin.
Publications
modifier- Règles pratiques de la photographie sur plaque, papier, albumine, et collodion. Paris : Duboscq, 1853. Texte en ligne disponible sur LillOnum
Notes et références
modifier- ↑ Jean-Paul M., « Héliostat de M. Jules Duboscq (Ph. Pellin, Paris). », sur Toute l’histoire du microscope,
- ↑ (en) Paolo Brenni, « 19th Century French Scientific Instrument Makers. XIII: Soleil, Duboscq, and Their Successors », Bulletin of the Scientific Instrument Society, no 51, (lire en ligne).
- ↑ (en) Cyrille Kouzmitchev, The Third Dimension : Russia of Alexander II in the French Stereography, à compte d'auteur,
- ↑ Laurent Mannoni, Le grand art de la lumière et de l’ombre : Archéologie du cinéma, Nathan, , 505 p.
- ↑ Eugène-Oscar Lami et Alfred Tharel, Dictionnaire encyclopédique et biographique de l'industrie et des arts industriels, Paris, Librairie des dictionnaires, , 1392 p. (lire en ligne), p. 305-306