Jules Lalière
Jules Lalière, né à Lambusart (Fleurus) le et mort à Namur le , est un architecte belge. Au départ représentatif de la période Art nouveau à Namur, il a évolué vers le style Renaissance mosane au cours de la période de l'entre-deux-guerres.
Biographie
modifierJules François Joseph Lalière, fils de Jean-Baptiste Lalière, charron, et d'Éléonore Druart, naît à Lambusart (Fleurus) le . Il était marié à Marie-Thérèse Moriame.

Il fait ses études à l'Académie royale des Beaux-Arts de Bruxelles.
Il s'installe ensuite à Namur et construit entre 1900 et 1906 trois hôtels de maître de style Art nouveau à Salzinnes, quartier de Namur. Il s'inscrit alors dans la tendance « Art nouveau floral » initiée par Victor Horta (par opposition à la tendance « Art nouveau géométrique » initiée par Paul Hankar : voir Art nouveau en Belgique). De 1914 à 1917, il édifie plusieurs maisons à Jambes, autre quartier de Namur.
Après la Première Guerre mondiale, il réalise les cinquante-six maisons de la cité Renaissance à Saint-Servais en 1923[2].

En 1927, se tournant vers l'architecture ancienne du Namurois, il dessine les plans d'édifices emblématiques de Namur : la maison de l'avocat François Bovesse en 1927 à Salzinnes dans un style Renaissance mosane et le château de Namur à la Citadelle de Namur (1927-1932) dans un style mosan. Dans l'entre-deux-guerres, il construit également des villas mosanes et des châteaux dans les Ardennes. Il a contribué à la restauration de bâtiments historiques comme le château de Rivière, la maison du Bailli, l'Hôtel de Groesbeeck-de Croix et la Tour Marie Spilar à Namur[2].
À partir de 1937, il devient membre de la Commission royale des Monuments et des Sites[2].

En 1946, il est nommé urbaniste-conseil de la ville de Namur[3].
Sa plus belle réalisation est incontestablement sa maison personnelle, avenue Cardinal Mercier n° 48, dont la façade de pierre blanche est ornée de feuilles de marronnier, de prises d'air en forme de masque de tragédie grecque, d'un superbe oriel, d'une magnifique corniche et de sgraffites de Gabriel Van Dievoet.
À la suite de son décès à Namur le , il reçoit des funérailles à l'église de La Plante et est inhumé au cimetière de Tamines[4].
Sélection de réalisations
modifierImmeubles de style « Art nouveau floral »
modifier- 1900 : Maison personnelle de Jules Lalière, avenue Cardinal Mercier, 48 à Salzinnes (sgraffites de Gabriel Van Dievoet)
Immeubles de style « Art nouveau floral » teinté d'éclectisme
modifier- 1901 : « Maison Doutremont » boulevard d'Omalius, à Namur (sgraffites de Gabriel Van Dievoet représentant des marguerites)
- 1903 : « Maison Collin », boulevard d'Omalius, 63 à Namur (sgraffites de Gabriel Van Dievoet représentant des pavots)
- 1903 : « Propriété Haus et Gillieaux » avenue Gillieaux à Charleroi, quatre maisons (sgraffites de Gabriel Van Dievoet : bleuet, soleil, narcisse)
- 1905 : avenue Reine Astrid, 72 (immeuble teinté d'éclectisme), Salzinnes
- Avenue Cardinal Mercier, 55 (immeuble teinté de néogothique, sgraffites de Gabriel Van Dievoet), Salzinnes
Immeubles de style néo-classique
modifier- Cinéma La Renaissance (aujourd'hui Eldorado), rue de Fer, 36 (réalisé en 1919-1920), Namur
Immeubles de style éclectique
modifierDistinctions belges
modifierRéférences
modifier- ↑ Biographie nationale de Belgique
- 1 2 3 Mathilde Van Mullem, « Lalière Jules », sur Cellule architecture de la Fédération Wallonie-Bruxelles (consulté le ).
- ↑ « Vingt-cinq ans d'administration », Vers l'Avenir, , p. 1 (lire en ligne).
- ↑ « Nécrologie », Le Soir, , p. 4 (lire en ligne
). - ↑ Sosoye, le Chesselet, par l'arcjitecte Jules Lalière.