Julia Hamari

artiste lyrique hongroise

Julia Hamari, née le à Budapest, est une mezzo-soprano et alto hongroise de niveau international, active tant à l'opéra qu'au concert. Elle est également professeure de chant à Stuttgart.

Júlia Hamari
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Nom dans la langue maternelle
Hamari JúliaVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Autres informations
A travaillé pour
Tessiture
Labels
Distinction
Plaque commémorative.

Parcours professionnel

modifier

Julia Hamari naît à Budapest, où elle reçoit sa formation vocale auprès de Fatime Martins et Jenő Sipos. Elle étudie à l'Académie de musique Franz-Liszt et y obtient un double diplôme de chanteuse et de professeure de chant. En 1964, elle remporte le Concours international Erkel de chant à Budapest. Elle poursuit ensuite ses études à l'École supérieure de musique de Stuttgart jusqu'en 1966[1].

En 1966, elle fait ses débuts comme soliste à Vienne dans la Passion selon saint Matthieu de Bach, sous la direction de Karl Richter, aux côtés de Teresa Stich-Randall, Peter Schreier, Hermann Prey et Ernst Gerold Schramm[1],[2].

Elle fait ses débuts à l'opéra dans le rôle de Mercedes dans Carmen de Bizet au festival de Salzbourg en 1967, avec Grace Bumbry, Jon Vickers et Mirella Freni, sous la direction de Herbert von Karajan. Peu après, elle interprète le rôle-titre de Carmen au Staatsoper Stuttgart, sous la direction de Carlos Kleiber[3].

Au début de sa carrière, elle chante plusieurs rôles importants, notamment Malcolm dans une reprise de La donna del lago de Rossini à Turin en 1970, avec Franco Bonisolli dans le rôle d'Uberto et Montserrat Caballé dans celui d'Elena. En 1975, elle chante le rôle de Magdalene dans le premier enregistrement de Die Meistersinger von Nürnberg de Wagner dirigé par Georg Solti, avec l'Orchestre philharmonique de Vienne, Norman Bailey dans le rôle de Sachs et René Kollo dans celui de Stolzing[4].

En 1979, elle paraît dans le rôle de Celia dans La fedeltà premiata de Haydn au festival de Glyndebourne. En 1980, elle chante Orfeo dans Orfeo ed Euridice de Gluck au Maggio Musicale Fiorentino. En 1984, elle interprète Dorabella dans Così fan tutte de Mozart au Dallas Opera, puis en 1986 le rôle-titre d'Angelina dans La Cenerentola de Rossini. En 1982, elle fait ses débuts au Metropolitan Opera dans le rôle de Rosina dans Il barbiere di Siviglia de Rossini. À l'opéra de Cologne, elle chante Sesto dans La clemenza di Tito de Mozart, et au Royal Opera House elle interprète Cherubino dans Les Noces de Figaro[1]. Elle enregistre également le rôle d'Elzire dans le premier enregistrement de Don Sanche chez Hungaroton[5].

Concert

modifier

Hamari enregistre avec Karl Richter et le Münchener Bach-Chor plusieurs cantates de Bach, dont Allein zu dir, Herr Jesu Christ, BWV 33. Elle enregistre également de nombreuses cantates de Bach avec Helmuth Rilling et la Gächinger Kantorei, notamment la cantate pour alto seul Vergnügte Ruh, beliebte Seelenlust, BWV 170, écrite pour le sixième dimanche après la Trinité[6]. Avec Helmut Winschermann et les Deutsche Bachsolisten, elle enregistre aussi plusieurs cantates, dont Herz und Mund und Tat und Leben, BWV 147.

En 1968, elle enregistre la Passion selon saint Matthieu avec Wolfgang Gönnenwein, Theo Altmeyer dans le rôle de l'Évangéliste, Franz Crass, Teresa Żylis-Gara, Nicolai Gedda, Hermann Prey et Hans Sotin. En 1974, elle enregistre la Passion selon saint Jean de Bach avec Karl Münchinger, les Stuttgarter Hymnus-Chorknaben, Dieter Ellenbeck, Walter Berry, Elly Ameling, Werner Hollweg et Hermann Prey. En 1977, elle chante les parties de soprano II et d'alto dans le premier enregistrement de la Messe en si mineur de Bach par Rilling.

Elle interprète la partie d'alto solo dans le Requiem de Mozart, dans un enregistrement de 1970 avec Edith Mathis, Wiesław Ochman, Karl Ridderbusch, l'Orchestre philharmonique de Vienne et le chœur de concert de l'Opéra d'État de Vienne, sous la direction de Karl Böhm[7]. Pour Hungaroton, elle enregistre en 1981 le Stabat Mater de Pergolèse, sous la direction de Lamberto Gardelli[5].

Elle participe à la création, en 1975, puis à l'enregistrement de 1993 de la cantate An die Nachgeborenen de Gottfried von Einem, composée en 1973 sur commande de l'ONU, dans les deux cas avec Dietrich Fischer-Dieskau et les Wiener Symphoniker, sous la direction de Carlo Maria Giulini[8],[9].

Enseignement

modifier

En 1989, Hamari est nommée professeure de chant à la Hochschule für Musik Stuttgart. Elle donne des classes de maître et enseigne à l'Internationale Bachakademie Stuttgart ainsi qu'à l'Oregon Bach Festival depuis 1982[3]. Parmi ses élèves figure le contre-ténor Patrick Van Goethem[10].

Enregistrements

modifier

Références

modifier
  1. 1 2 3 « Julia Hamari (Contralto, Mezzo-soprano) », bach-cantatas.com, (consulté le )
  2. (de) « Julia Hamari - Herzlichen Glückwunsch zum Geburtstag! », Karl Richter in München, (consulté le )
  3. 1 2 « Julia Hamari », Naxos (consulté le )
  4. « Die Meistersinger von Nürnberg (CD), Georg Solti (1976), Norman Bailey, Kurt Moll, Bernd Weikl, Gerd Nienstedt, René Kollo, Hannelore Bode, Julia Hamari » [archive du ], Wagneropera.net (consulté le )
  5. 1 2 Potter T. Ladies of low repute - Part 7. Classical Recordings Quarterly, Autumn 2014, No 78, p. 42.
  6. « Cantata BWV 170 Vergnügte Ruh', beliebte Seelenlust », bach-cantatas.com, (consulté le )
  7. « Mozart: Requiem / Böhm, Mathis, Hamari, Ochmann, Ridderbusch » [archive du ], ArkivMusic, (consulté le )
  8. « Einem, Gottfried von: An die Nachgeborenen », Boosey & Hawkes (consulté le )
  9. (de) « Gegenwart Gottfried von Einem: An die Nachgeborenen », Austria-Forum, (consulté le )
  10. « Patrick Van Goethem countertenor » [archive du ], Patrick Van Goethem, (consulté le )

Liens externes

modifier