Julien Dufieux

général français

Julien Sosthène Dufieux, né le à Mascara (Algérie) et mort le à Paris, est un général d'armée français, grand-croix de la Légion d'honneur et médaillé militaire.

Julien Dufieux
Le général Dufieux (droite) décoré par le général Weygand en 1933.
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Julien Claude Marie Sosthène Dufieux
Nationalité
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Activité
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Grade militaire
Conflits
Distinctions

Biographie

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Après une préparation au Prytanée militaire de La Flèche en 1890-91, il est admis à Saint-Cyr en 1891 classé 75e sur 457, et en sort deux ans plus tard classé 3e sur 449. Après avoir été affecté comme sous-lieutenant puis lieutenant au 76e régiment d'infanterie, il suit dès 1898 les cours de l'école supérieure de guerre et en particulier l'enseignement de tactique générale générale du lieutenant-colonel Foch dont la personnalité le marque durablement. Promu capitaine en 1900, il commande une compagnie du 30e régiment d'infanterie en 1904. Il participe comme capitaine d'état-major à la campagne française de 1907 au Maroc. Il est fait chevalier de la Légion d'honneur en récompense. Après avoir commandé pendant deux ans un bataillon du 69e RI à Nancy de 1911 à 1913, il retourne au Maroc en 1913[1]. Chef d'état-major du général Gouraud[2] , il planifie avec réussite les opérations des colonnes mobiles de la campagne de Taza en [1].

Nommé lieutenant-colonel en , il est nommé au bureau des opérations du Grand Quartier général. Il prend ensuite le commandement du 72e RI puis de la 88e brigade d'infanterie. Fin 1917, il devient chef du bureau des opérations du général Pétain et est nommé général de brigade. Il prend le commandement de la 38e division d'infanterie en . En , il part en Bessarabie pour prendre le commandement de la 156e DI qui menaçait de se mutiner[1].

En , il part pour la Cilicie, où il prend le commandement de la 1re division du Levant, formée à partir de la 156e DI. En Cilicie, il doit combattre les soldats de la Grande Assemblée nationale de Turquie qui dispute la région à la France, lors de la campagne de Cilicie. Encerclé dans Adana en , il fait lever le siège par l'offensive d'une colonne mobile, tout en repliant les petites garnisons français dans les Monts Nur. En , il s'oppose au traité de paix de Cilicie et est rappelé à Paris[1].

Il est commandant de l’École Supérieure de Guerre de à . En 1924, à la demande du maréchal Pétain, il tente de réviser à la hausse l'appréciation peu flatteuse portée par le jury de l’École sur l'élève Charles de Gaulle, mais n'y parvient que partiellement.

Général de division en 1925[1], il reçoit le commandement en 1926 d'un des groupements de divisions engagés dans la guerre du Rif autour de Taza[2]. Il commande le 7e corps d'armée à Besançon pendant trois ans[1]. Il est inspecteur général de l'infanterie et des chars au ministère de la Guerre de à . Il s'oppose aux propositions modernes du colonel de Gaulle, en adoptant le char d'infanterie lent et peu armé Renault R35[3] bien que Dufieux demande également en vain l'achat de plus de chars[1].

Atteint par la limite d'âge de 65 ans, il passe en 2e section le .

Rappelé à l'activité le , il prend le poste d'inspecteur général des régions de la zone des armées, puis il est replacé en 2e section le . Le , il est de nouveau rappelé, et chargé de l'enquête approfondie sur l'action de la IXe armée du général Corap sur la Meuse après l'offensive allemande du , enquête qui blanchira Corap. Le , il est placé à la tête de la cour martiale de Gannat, chargé par le gouvernement de Vichy de juger les militaires gaullistes[4]. Dufieux met rapidement sa juridiction en sommeil[2] et la cour ne traite qu'une cinquantaine de cas, majoritairement par contumace[4].

Il meurt le à Paris[5].

Décorations

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(Nota : la médaille militaire se porte avant la LH pour les officiers généraux ayant commandé au front, attention selon La Grande Chancellerie aucun texte officiel n'existe et il s'agit d'une simple habitude)

Notes et références

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  1. 1 2 3 4 5 6 7 8 Maxime Weygand, « Le général Dufieux », Revue des Deux Mondes (1829-1971), , p. 28-37 (ISSN 0035-1962, JSTOR 44588018, lire en ligne, consulté le )
  2. 1 2 3 « Julien Sosthène Dufieux », sur larousse.fr (consulté le )
  3. François Cochet, « La cavalerie française à la lumière de la campagne de mai-juin 1940 : compromis et rigidité », Guerres mondiales et conflits contemporains, vol. 225, no 1, , p. 47 (ISSN 0984-2292 et 2101-0137, DOI 10.3917/gmcc.225.0047, lire en ligne, consulté le )
  4. 1 2 Virginie Sansico, La justice déshonorée, 1940-1944, Paris, Tallandier, (ISBN 979-10-210-0389-7, OCLC 906301426, lire en ligne), « D’Alibert à Barthélemy. Entre rupture idéologique et continuité institutionnelle », p. 97-122
  5. Acte de décès (avec date et lieu de naissance) à Paris 15e, n° 1151, vue 19/31.
  6. Fiche sur le Général Dufieux, par le général Weygand, sur le site de la Revue des deux mondes lire en ligne

Liens externes

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