Justin Koné Katinan

homme politique ivoirien

Justin Koné Katinan, né en 1966 à Niakaramandougou (ou Arikokaha[1]), dans le nord de la Côte d'Ivoire, est un homme politique ivoirien. Il est ministre du Budget de à dans le gouvernement Aké N'Gbo, sous la présidence de Laurent Gbagbo et un haut responsable du Front populaire ivoirien (FPI) puis du Parti des peuples africains – Côte d'Ivoire (PPA-CI).

Biographie

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Famille et parcours académique

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Justin Koné Katinan est issu d’un milieu social modeste, de paysans sénoufos. Il fait ses études secondaires à Katiola, puis entre à l’université avant d'intégrer l’École nationale d’administration à Abidjan[2]. À sa sortie de l'ENA, il entre dans l'administration fiscale[2].

Début de carrière politique

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Parallèlement, en , il rejoint le FPI, qui sort de la clandestinité. Il est alors parrainé par Lia Bi Douayoua, futur ministre de la Communication[2]. Il gravit les échelons du parti, jusqu'à devenir secrétaire national chargé de l’Intégration[2].

Entrée au gouvernement et départ en exil

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Koné Katinan est le directeur du cadastre de 2005 à 2010, jusqu'à ce qu'il soit nommé ministre du Budget en , dans le gouvernement Aké N'Gbo. Il est chargé par le président Gbagbo d’organiser la résistance d’un régime étranglé par les sanctions financières pendant la crise ivoirienne de 2010-2011[2]. Après l'arrestation du président Gbagbo et la démission du gouvernement, Justin Koné Katinan part en exil à Accra le [2].

Mandat d’arrêt international

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Justin Koné Katinan est visé par un mandat d’arrêt international pour crimes économiques émis par la justice ivoirienne le [2]. Il est accusé entre autres d'avoir « cambriolé » l'agence principale de la Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (Bceao) à l'occasion de sa réquisition par le gouvernement Gbagbo[3].

Condamnation

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Le , Justin Koné Katinan, Laurent Gbagbo, Gilbert Marie N'gbo Aké et Désiré Dallo (ex-ministre de l'Économie et des Finances), sont condamnés par la cour d'assises d'Abidjan à vingt ans de prison et une amende de 329 milliards de francs CFA pour « vol en réunion par effraction portant sur des caves à la BCEAO et des numéraires, complicité de vol en réunion par effraction, destruction d'une installation appartenant à autrui, détournement de deniers publics » en vue d'obtenir des liquidités en pleine crise postélectorale[4].

Retour d'exil

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Justin Koné Katinan rentre d'exil au Ghana le après plus de dix ans, dans le cadre d’un processus de réconciliation facilité par le HCR et les autorités ivoiriennes[5]. Il a depuis été réintégré dans la fonction publique et joue un rôle politique actif au sein du PPA-CI de Laurent Gbagbo (Koaci)[6].

Candidat aux élections municipales et régionales de 2023

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En , Katinan est nommé deuxième vice-président et porte-parole du nouveau parti de Laurent Gbagbo, le Parti des peuples africains – Côte d'Ivoire (PPA-CI). Le même mois, en accord avec le pouvoir politique ivoirien, il est réintégré à la direction générale des impôts, avec toutefois un grade inférieur à celui auquel il pouvait prétendre[7].

En , lors des élections municipales et régionales, il est désigné candidat du PPA-CI à l'élection municipale de Port-Bouët lors du scrutin de [8]. Il obtient 15,6 % et Sylvestre Emmou, le maire sortant (PDCI), est réélu[9].

Nouvelles poursuites judiciaires

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En , Justin Koné Katinan critique le rôle du RHDP, le parti au pouvoir, dans l'orpaillage illégal. Il est convoqué par la police pour répondre des accusations de « diffamation », « injures » et « diffusion de fausses nouvelles » déposées par le RHDP. Lors de cette convocation, il est inculpé par la section antiterroriste, entre autres, pour « actes de terrorisme », « attentat contre l'autorité de l'État » et « participation à un mouvement insurrectionnel » pour des actions lors de l'élection présidentielle de 2025. Il est arrêté[10],[11].

Notes et références

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  1. ↑ « Côte d’Ivoire-AIP/ Katinan Koné exprime son amour pour le peuple Tagbanan à l’occasion de son retour à Niakara », Agence Ivoirienne de Presse de Côte d'Ivoire, (consulté le )
  2. 1 2 3 4 5 6 7 Pascal Airault, « Côte d’Ivoire – Ghana : Justin Koné Katinan, un « Gbagbo boy » en sursis ? », sur JeuneAfrique.com, (consulté le )
  3. ↑ Guillaume T. Gbato, « Côte d'Ivoire: Affaire « Katina a cambriolé la BCEAO » - Le pouvoir Ouattara se couvre de ridicule », All Africa,‎ (lire en ligne)
  4. ↑ « Côte d'Ivoire : Laurent Gbagbo et quatre anciens ministres lourdement condamnés », sur afrique.lepoint.fr, (consulté le )
  5. ↑ « Côte d’Ivoire: six cadres du FPI reviennent d’exil avant le retour de Laurent Gbagbo », sur RFI, (consulté le )
  6. ↑ Wassimagnon, « Côte d'Ivoire : Retour de Katinan et autres, Coulibaly : «Oui, nous sommes informés que ces personnes doivent rentrer… » », Koaci,
  7. ↑ « Francs-maçons : comment Justin Koné Katinan, proche de Gbagbo, a réintégré les Impôts », Jeune Afrique,
  8. ↑ Bineta Diagne, « Côte d'Ivoire: le PPA-CI dévoile ses listes de candidats pour les municipales et les régionales », Radio France internationale,
  9. ↑ « Municipales à Port-Boüet : Emmou Sylvestre (PDCI, 46,80) déclaré vainqueur face à Konaté Ibrahim ( RHDP, 27,88%) Koné Katinan ( PPA-CI, 15,64%). ( CEI) », abidjan.net, .
  10. ↑ « Côte d’Ivoire : Justin Koné Katinan, cadre du parti de Laurent Gbagbo, placé sous mandat de dépôt », Jeune Afrique et AFP, .
  11. ↑ Fanny Noaro-Kabré, « Côte d'Ivoire: l’opposant et ex-ministre Justin Koné Katinan placé sous mandat de dépôt », Radio France internationale, .

Voir aussi

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Articles connexes

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Liens externes

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