Kader Aggad
Kader Aggad ou Abdelkader Aggad (arabe : عبد القادر عقاد) né en 1938 à Relizane, vit et travaille à Petershagen, est un sculpteur, plasticien, et photographe algérien.
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Le Petit Prince Transparence |
Biographie
modifierEnfance jeunesse
modifierDès son enfance à Relizane, il fit la connaissance du peintre Mohamed Issiakhem , qui était alors son voisin. À partir de 1956, il milita activement pour l'indépendance de l'Algérie. Arrêté par les autorités coloniales françaises en 1957, il fut interné pendant deux ans. Libéré, il put s'exiler à Avignon grâce au plan Constantin, où il suivit une formation de technicien agricole. Il continua ensuite, d'abord en Avignon puis en Allemagne, à œuvrer pour le FLN.
Après l'indépendance de l'Algérie en 1962, il travailla à l'ambassade d'Algérie à Bonn et fut membre de l'« Amicale des Algériens en Europe ». C'est à cette époque qu'il rencontra l'écrivain Kateb Yacine, avec lequel il partagea une maison à Bad Godesberg pendant que ce dernier écrivait Le Polygone étoilé. Sa proximité avec les artistes incita Kader Aggad à se tourner lui aussi vers la peinture.
Formation
modifierDe 1965 à 1968, il étudie la photographie à Bonn. Il retourne brièvement à Oran, en Algérie, comme photographe. En 1972, il rentre en Allemagne. À partir de 1985, il se tourne vers la sculpture et apprend la taille de pierre à Minden. Il est cofondateur du collectif d'artistes « Ateliergemeinschaft Hahler Straße » de cette ville[1]. Il travaille avec une variété de techniques et de matériaux, principalement le marbre, mais aussi le polyester, la céramique, le plâtre, la terre cuite, le granit, le grès et le bronze[2]. Ses œuvres abordent des thèmes liés à l'humanité, en particulier les angoisses de l'homme moderne, et ont été largement exposées en Allemagne et en Algérie.
Œuvres
modifier- la Tragédie humaine 1
- la Tragédie humaine 2
- Visage voilé,
- Arrogance,
- Seins nus
- Le droit de rêver,
- La torture,
- départ stoppé
- Soulèvement,
- Faux pas,
- L'attente
- Guantanamo
- Il n'y a pas d'amour heureux
- Evolution (Darwin)
- L'oeuf du coucou
- L'oiseau rare
- Arrogance
- Dialogue avec l'enfant
- Au Suivant
- L'attente
- Cancer
- Faux- pas
- Proverbe
- L'homme de la Mancha
Aggad a transposé plusieurs chansons de Jacques Brel en sculptures. À la demande de la fille de Brel, il a créé une sculpture sur les îles Marquises, où Brel est enterré. Pour célébrer la représentation de 1998 de la comédie musicale de Klaus Hoffmann, Brel – La Dernière Représentation d'après des Chansons de Jacques Brel, les sculptures d'Aggad ornaient le foyer du Théâtre Schiller à Berlin[2].
Expositions
modifier- 2012 : Exposition au Musée public national Ahmed Zabana à Oran[3],
- 2012 : Salon d'automne du Palais de la Culture Moufdi Zakaria à Alger [4],
- 2012 : Musée d'Art Moderne d'Oran (MAMO) [5] ,
- 2017 : Maison de la Culture Ould Abderahmane Kaki à Mostaganem[6].
Hommage
modifierRéférences
modifier- ↑ https://api.pageplace.de/preview/DT0400.9782296451643_A24235847/preview-9782296451643_A24235847.pdf
- 1 2 « aggadkader - Sculptures », sur aggadkader.de.tl (consulté le )
- ↑ « Kader Aggad expose ses sculptures au musée national Ahmed Zabana d'Oran », sur vitaminedz.com (consulté le )
- ↑ « Abdelkader Aggad, un plasticien venu d'ici et d'ailleurs », sur Djazairess (consulté le )
- ↑ « Le sculpteur Kader Aggad expose pour la première fois en Algérie »
, sur vinyculture.dz (consulté le ) - ↑ « Mostaganem : La sculpture à l'honneur », sur Djazairess (consulté le )
