Kanchipuram
Kanchipuram (காஞ்சிபுரம் en tamoul ; काञ्चिपुरम् en sanskrit (IAST: kāñcipuram) ; orthographié aussi Kancheepuram, autrefois Cangipouram, Cangibouram ou Cangibouran en français), Kanjivaram (orthographié aussi Kanchivaram; autrefois Conjeevaram en anglais, Canjivaram, Cangivaram, Canjivoram ou Cangivoran en français) ou Kanchi est l'une des sept villes saintes de l'Inde. Elle fut la capitale du royaume Pallava entre les IIIe et IXe siècles, et un grand centre culturel de l'Inde ancienne et médiévale.
| Kanchipuram காஞ்சிபுரம் / Conjevaram | |||||
Vue sur le gopura du temple d'Ekambaresvarar (Shiva) et son quartier, depuis les pâturages extérieurs à la ville. | |||||
| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| État ou territoire | Tamil Nadu | ||||
| District | District de Kanchipuram | ||||
| Fuseau horaire | IST (UTC+05:30) | ||||
| Démographie | |||||
| Population | 164 265 hab. (2011) | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 12° 49′ 51″ nord, 79° 42′ 28″ est | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : Inde
Géolocalisation sur la carte : Inde
Géolocalisation sur la carte : Tamil Nadu
Géolocalisation sur la carte : Tamil Nadu
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La ville se trouve sur les bords de la rivière Vegavathi, affluent du fleuve Palar, dans l'État du Tamil Nadu, à environ soixante-cinq kilomètres de Madras. Elle recèle de nombreux sanctuaires dont certains datent du VIIe et VIIIe siècles[1].
Centre religieux
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Surnommée la ville aux 1000 temples, elle n'en compte tout de même pas moins de 125. Elle attire de nombreux pèlerins et touristes. Les deux grands courants de l'hindouisme: le shivaïsme et le vishnouïsme, sont représentés à parts égales. Le jaïnisme y est présent d'une manière significative à comparaison avec le reste du Tamil Nadu. Le shaktisme a encore un de ses grands sanctuaires à Kanchipuram, le temple de Kamakshi, et il y était une tradition particulièrement développée durant la période médiévale[2],[3].
Le bouddhisme y fut également florissant par le passé, Kanchipuram étant associé avec de grands maîtres et érudits du dhamma, tels que Bodhidharma, Dharmapâla, Dignāga ou Buddhaghosa, qui en seraient natifs ou y auraient résidés. Ramanuja, figure essentielle du vishnouisme sri sampradaya, est aussi originaire de la région, et étudia en ville.
À son apogée, Kanchi était ainsi une cité partagée en quatre quartiers confessionnels, le Shiva Kanchi, le Vishnu Kanchi, le Jina Kanchi et le Buddha Kanchi, desquels les trois premiers subsistent encore[4]. Le premier est appelé de nos jours le Periya Kanchi (« Grand Kanchi »), le second correspond à l'actuel Chinna Kanchi (le « Petit Kanchi »), le troisième se concentre dans le faubourg de Thiruparuthikundram (« noble mont des cotonniers » en tamoul).
On y trouve entre autres les temples de :
- Temple de Kailasanathar
- Temple d'Ekambaranatha
- Temple de Varadharaja Perumal
- Temple de Kamakshi Amman
- Temple de Kachapeshwarar
- temple de Kumara Kottam

Une danseuse comme Balasaraswati a effectué son arangetram, sa première danse en public sur une scène, à l’âge de sept ans, en 1925, dans un temple de Kanchipuram[6],[7].
Centre économique
modifierLa ville compte aujourd'hui 200 000 habitants. Son économie repose essentiellement sur le tourisme et sur les tisserands de soie qui ont fait la réputation de la ville en la matière.
Références
modifier- ↑ The A to Z of Hinduism, par B.M. Sullivan publié par Vision Books, page 107, (ISBN 8170945216)
- ↑ (en) N.N. Bhattacharyya et Jagtar Singh Grewal (dir.), Religious movements and institutions in Medieval India, Oxford University Press, coll. « History of science, philosophy, and culture in Indian civilization », (ISBN 978-0-19-567703-4), partie I, chap. 3 (« Tantrism and Shaktism »), p. 89
- ↑ Alexis Sanderson, « Le Shivaïsme et les traditions tantriques (IV) », Cahiers de l’Unité, Montréal, no 4, , p. 38-41 (ISBN 978-0-244-92230-6)
- ↑ R. Dessigane, P.Z. Pattabiramin et Jean Filliozat, Les légendes çivaïtes de Kāñcipuram : Analyse de textes et iconographie, Pondichéry, Institut Français de Pondichéry (EFEO), (ISBN 979-10-365-4431-6, OCLC 4433174, DOI 10.4000/books.ifp.2409., lire en ligne
) - ↑ Anne-Marie Loth, Art de l'Inde : diversité et spiritualité. 1, des origines à la fin du VIIIe siècle, Bruxelles ; Paris, Chapitre Douze,, , 448 p. (ISBN 2-915345-02-3), p. 369
- ↑ (en) « Tracing Balasaraswati’s journey », The Hindu, (lire en ligne)
- ↑ (en) Ruchira Ghosh, « Balasaraswati: The Dancer Who Popularised Bharatnatyam To The World », Feminism in India, (lire en ligne)