Karim Kattan

écrivain et poéte palestinien et français

Karim Kattan, né en 1989 à Jérusalem, est un écrivain et poète, palestinien et français[1] de Bethléem[2]. Ses œuvres abordent, entre autres thèmes, l'homosexualité, le conflit israélo-palestinien et l'apartheid israélien ainsi que l'intersubjectivité en privilégiant une approche littéraire et symbolique marquée par une forte intertextualité. Il développe également une réflexion sur la Palestine et sur les formes de l’engagement intellectuel et politique à travers la littérature.

Karim Kattan
Karim Kattan lors du Livre sur la Place 2025
Biographie
Naissance
Nationalité
Activité
Fratrie
Fadi Kattan (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Directeur de thèse
Distinctions

Biographie

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Né à Jérusalem en 1989, Karim Kattan est le fils d'une mère professeure et d'un père travaillant dans l'import-export[3]. Ses parents l'ont fait inscrire au Lycée français de Jérusalem[3].

Il est normalien (ENS Lyon)[4] et docteur en littérature comparée[5] de l'université Paris-Nanterre.

Il a un frère aîné chef cuisinier, Fadi Kattan (en)[6], ainsi qu'une soeur[3].

Œuvres et réception critique

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Auteur de plusieurs ouvrages, il publie en 2017 un recueil de nouvelles, intitulé Préliminaires pour un verger futur, finaliste du prix Boccace.

En 2021, il publie son premier roman, Le Palais des deux collines, lauréat du Prix des cinq continents de la francophonie[7] la même année. Ce roman relate l'histoire d'un Palestinien, Faysal, trentenaire, qui retourne à Jabalayn, son village natal, à la suite de la réception d'un faire-part de décès d'une personne qu'il a du mal à identifier. Karim Kattan y rend compte, à travers l'histoire d'une famille, de l’histoire du conflit israélo-palestinien, de 1948 à nos jours[8].

En 2024, il publie L'Éden à l'aube (2024), roman qui sera lauréat de nombreux prix et, par ailleurs, retenu dans la deuxième sélection du prix Renaudot 2024[9] et finaliste du Prix de la littérature arabe[10]. Dans ce roman, l'auteur fait le récit d'une histoire d'amour entre deux hommes palestiniens ; l'histoire se déploie non pas dans la géographie réelle, mais dans une forme imaginaire du pays, permettant un accès à l'intériorité des protagonistes[11]. Le livre est salué par la critique : Libération évoque son « écriture magnétique »[12], tandis que En attendant Nadeau met en avant le « lyrisme extrême » de ce texte qui « semble avoir terrassé le réalisme, comme saint Georges a terrassé le dragon[13] », et La Grande Librairie présente L’Éden à l’aube comme l’un des « plus beaux livres de cette saison littéraire[14] ».

En 2025, il publie un recueil de poèmes, Hortus Conclusus, chez L’Extrême Contemporain. Ce livre reçoit également un accueil élogieux de la critique. J. M. G. Le Clézio, écrivant pour La Croix, parle notamment de « deux poèmes qui doivent figurer dans la mémoire de tous ceux qui aiment la littérature française contemporaine »[15]. Le Nouvel Obs parle d’un « magnifique recueil de poèmes »[16] et Yannick Haenel le décrit comme « le plus beau livre du monde »[17]. Le Matricule des anges évoque un ouvrage « vertigineux »[18] et Le Monde diplomatique salue « un érotisme et une féerie lyrique » pour des poèmes « tissés comme des madrigaux »[19].

Publications

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Postface

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Positions politiques

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Il fait partie des écrivains qui s’expriment régulièrement sur la Palestine[5]. Il est l’un des premiers à prendre la parole après le déclenchement de la guerre entre Israël et le Hamas, après le 7 octobre 2023 et publie plusieurs tribunes et entretiens dans la presse française[32],[33].

Il réagit, par exemple, dès , dans une tribune dans Libération, aux propos du premier ministre israélien Benyamin Netanyahou lorsque celui-ci nomme les Palestiniens des « enfants des ténèbres »[34]. De même, il interroge par exemple le vocabulaire utilisé par l'Élysée lorsque la présidence s'exprime sur les « chrétiens de Terre sainte » plutôt que les chrétiens palestiniens[35]. Il initie en 2025 une tribune dans le journal Libération, signée par 400 écrivains francophones, appelant, entre autres, à nommer le génocide à Gaza[36].

Références

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  1. « À Jérusalem battu par le khamsin, deux hommes qui s’aiment », sur L'Orient-Le Jour, (consulté le ).
  2. « L’écrivain palestinien Karim Kattan : “Ce qui arrive est tellement innommable que je crains de le nommer” », sur telerama.fr, (consulté le ).
  3. 1 2 3 Clémentine Goldszal, « Pour Karim Kattan, auteur palestinien, l’écriture « comme un exorcisme » », Le Monde, (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le )
  4. « Arrêté du 10 février 2011 portant nomination d'élèves à l'École normale supérieure de Lyon (session 2010) » Accès libre.
  5. 1 2 Latifa Madani, « "On considère un peu normal que les Palestiniens crèvent", accuse Karim Kattan, écrivain palestinien », sur L'Humanité, .
  6. « Karim et Fadi Kattan, frères dans la guerre », sur France Inter, .
  7. Dahlia Girgis, « Karim Kattan, lauréat 2021 des cinq continents de la francophonie », sur Livres Hebdo, .
  8. Larissa Luică, « De l’histoire familiale à l’Histoire d’un peuple : le conflit de Palestine dans Le Palais des deux collines de Karim Kattan », Lublin Studies in Modern Languages and Literature, vol. 47, no 4, , p. 61–71 (DOI 10.17951/lsmll.2023.47.4.61-71, lire en ligne).
  9. « Les deuxièmes sélections du prix Renaudot 2024 ».
  10. « Le Prix de la littérature arabe dévoile sa sélection 2024 », sur ActuaLitté.com (consulté le ).
  11. « L'amour queer en Palestine : discussion avec le romancier Karim Kattan », sur France Culture, (consulté le ).
  12. « L’Eden à l’aube de Karim Kattan, tempête du désir à Jérusalem », (19 octobre 2024.
  13. « Endormis dans les décombres », .
  14. Augustin Trapenard, « Rencontre avec l’écrivain palestinien Karim Kattan à L'Institut du Monde Arabe - La Grande Librairie ».
  15. La-Croix.com, « Hortus conclusus, de Karim Kattan : la Palestine au cœur, pour J.-M. G. Le Clézio », sur La Croix, (consulté le ).
  16. « A quoi bon écrire de la poésie alors que Gaza meurt ? », sur Le Nouvel Obs, (consulté le ).
  17. Je suis Charlie, « Le jardin bleu », sur charliehebdo.fr (consulté le ).
  18. « Un jardin de Palestine », sur lmda.net (consulté le ).
  19. Clément Bondu, « Hortus Conclusus », sur Le Monde diplomatique, (consulté le ).
  20. Antoine Masset, « Les lauréats des Prix internationaux Rotary – PEN Club 2024 », sur Livres Hebdo, .
  21. « "Un livre qui fait du bien" : à Laval, le Prix littéraire du 2e roman est attribué à Karim Kattan ».
  22. Antoine Masset, « Karim Kattan, lauréat 2024 du prix de la Cagnotte », Livres Hebdo, (lire en ligne, consulté le ).
  23. Rédaction, « Karim Kattan remporte le prix Jésus Paradis 2025 », Livres Hebdo, (lire en ligne, consulté le ).
  24. « Instagram », sur instagram.com (consulté le ).
  25. Julien Claudé-Pénégry, « Le Prix international du Roman Gay est décerné à… », sur strobomag.com, (consulté le ).
  26. « Karim Kattan remporte le prix Hors Concours 2025 », sur Livres Hebdo (consulté le ).
  27. J. M. G. Le Clézio, « Hortus conclusus, de Karim Kattan : la Palestine au cœur », sur La Croix, .
  28. « Septentrionale : Karim Kattan fait de l’amour le dernier moteur du monde », sur ActuaLitté.com (consulté le ).
  29. Hocine Bouhadjera, « De l’Algérie à la Palestine, les romans en lice pour le Prix de la littérature arabe 2026 », sur ActuaLitté.com, (consulté le )
  30. « Prix André Malraux 2026 : 16 livres dans la première sélection », sur ActuaLitté.com, (consulté le )
  31. Hocine Bouhadjera, « Prix Wepler-Fondation La Poste 2026 : les 12 livres en lice », sur ActuaLitté.com, (consulté le )
  32. Karim Kattan, écrivain palestinien, « Dans la tourmente qui ne fait que commencer, nous devons faire preuve de cœur et de hauteur d’esprit », sur Le Monde, .
  33. Karim Kattan, écrivain palestinien, « Pourquoi Gaza a-t-elle disparu derrière des sophismes, des approximations, des murmures désolés ? », sur Le Monde, .
  34. « Les visages de ceux que Benyamin Nétanyahou appelle "enfants des ténèbres" illuminent mes nuits ».
  35. Karim Kattan, « Ne contribuez pas à notre effacement, ni à notre destruction. Dites : chrétiens palestiniens », sur Le Monde, .
  36. Élodie Carreira, « 300 écrivains francophones signent une tribune appelant à nommer le "génocide" à Gaza », sur Livres Hebdo, .

Voir aussi

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