Katharina Fritsch
Katharina Fritsch, née le à Essen (Allemagne), est une plasticienne allemande qui vit et travaille à Düsseldorf.
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White Cube, Artists Rights Society, Matthew Marks Gallery (en) |
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| Distinctions | Liste détaillée Coutts (en) () Prix d'art d'Aix-la-chapelle (d) () Prix Piepenbrock de sculpture () Lion d'or pour la carrière () |
Biographie
modifierKatharina Fritsch est née en 1956 en Allemagne de l'Ouest[1],[2]. Le père de Katharina Fritsch est architecte. Elle entame, tout d’abord, des études d’histoire et d’histoire de l'art à Münster. En 1977, elle les interrompt pour suivre des cours à l’Académie des beaux-arts de Düsseldorf, entre 1977 et 1984[2]. Son intérêt se porte alors sur la peinture, mais elle s'est surtout fait connaître, depuis, par ses sculptures[2]. Jusqu’en 1984, elle est l’élève de Fritz Schwegler.
Elle commence à acquérir une notoriété internationale, lors de l’exposition intitulée « Von hier aus – Zwei Monate neue deutsche Kunst in Düsseldorf », qui a lieu à Düsseldorf en 1984. En 1995, elle a représenté l'Allemagne, avec Martin Honert et Thomas Ruff, à la Biennale de Venise[2].
Les sculptures de Katharina Fritsch sont des représentations grandeur nature ou surdimensionnées, réduites à la forme en soi par des couleurs monochromes. En , elle a ainsi installé à Londres un coq bleu géant sur le socle vide de la Trafalgar Square, pour 18 mois, retenue par la commission diligentée par la mairie[3],[4],[5].
Depuis 2010, Katharina Fritsch est membre à part entière de l’Académie des sciences et des arts de Rhénanie du Nord-Westphalie.
Caractéristiques de ses créations
modifierSes photographies se caractérisent par l'absence de détail distinctif et par leur monochromie, à rebours des éléments saillants qui assurent habituellement la singularité d'une image. Elle joue également sur l'humour et la répétition de motifs.
Sa sculpture Rattenkönig (« Le Roi des rats »), l'une de ses œuvres les plus connues, représente un cercle de rats géants attachés par la queue[1]. Selon l'artiste, elle serait née d'une expérience vécue à la sortie de service d'une institution artistique new-yorkaise, où elle se trouva face à un trou à rats, mêlant dégoût et fascination. L'œuvre fait référence à la légende du « roi des rats », une pelote formée par l'entrelacement des queues de plusieurs rats, associée dans le folklore à un foyer d'infection.
Expositions
modifier- Expositions individuelles
- 1987 : Kaiser Wilhelm Museum, Krefeld (Allemagne)
- 1988 : Kunsthalle Basel, Bâle (Suisse)
- 1993 : Dia Center for the Arts, New York
- 1996 : San Francisco Museum of Modern Art, San Francisco
- 1997 : Museum für Gegenwartskunst, Bâle
- 1999 : Damenwahl, Kunsthalle Düsseldorf, Dusseldorf
- Expositions collectives
- 1982 : Möbel perdu, Museum für Kunst und Moderne, Hambourg
- 1987 : Skulptur Projekte in Munster, Westfälisches Landesmuseum für Kunst und Kulturgeschichte, Munster
- 2005 :
Distinctions
modifier- 1984 : Kunstpreis Rheinische Post, Düsseldorf
- 1989 : Kunstpreis Glockengasse, Cologne
- 1994 : Coutts & Co. International Award, London
- 1996 : Kunstpreis Aachen
- 1999 : Junge Stadt sieht Junge Kunst, Wolfsburg
- 2002 : Konrad-von-Soest-Preis des Landschaftsverband Westfalen-Lippe
- 2008 : Piepenbrock Prize for Sculpture
- 2014 : Kunstpreis Düsseldorf
- 2022 : Lion d'or pour la carrière, Biennale de Venise[6]
Références
modifier- ↑ (en) Great women artists, Phaidon Press, (ISBN 978-0714878775), p. 145
- 1 2 3 4 Anne Malherbe, « Fritsch, Katharina [Essen 1956] », dans Béatrice Didier, Antoinette Fouque et Mireille Calle-Gruber (dir.), Dictionnaire universel des créatrices, Éditions Des femmes, , p. 1643
- ↑ « Sur Trafalgar Square, un coq de plus de 4 mètres ne fait pas l'affaire de tout le monde », Le Monde, (lire en ligne)
- ↑ « Le coq de Katharina Fritsch sème l'émoi à Trafalgar square », France Info, (lire en ligne)
- ↑ Eric Albert, « L'art en place à Trafalgar Square », Le Monde, (lire en ligne)
- ↑ « Deux Lionnes d’or à la Biennale de Venise 2022 », sur Le Journal Des Arts, (consulté le )
