Katharina Perch-Nielsen

géologue et sportive suisse

Katharina von Salis Perch-Nielsen, née le à Zurich, est une géologue, paléontologue et sportive suisse, compétitrice de ski de fond et de course d'orientation.

Katharina Perch-Nielsen
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Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (85 ans)
ZurichVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Katharina von Salis
Nationalité
Formation
Activités
Autres informations
A travaillé pour
Membre de
Sport
Distinctions
Médaille Steno (en) ()
Prix Ida-Somazzi ()
Médaille Brady (d) ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Abréviation en botanique
Perch-NielsenVoir et modifier les données sur Wikidata

Après une carrière de sportive de haut niveau où elle fait figure de pionnière, elle réalise un parcours scientifique en géologie. Elle est connue pour sa description de nombreux nannofossiles et ses apports techniques à la stratigraphie. Son travail est récompensé de nombreux prix.

Biographie

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Origines et famille

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Katharina von Salis naît le [1] à Zurich dans une famille originaire de Soglio[2], dans le canton des Grisons, aux figures féminines connues : sa grand-mère, Hanni Bay (en) est une peintre et alpiniste qui a élevé seule ses trois enfants ; sa mère, Charlotte von Salis, une journaliste et illustratrice de mode reconnue[2],[3]. Son père est secrétaire général de La Poste Suisse[4].

Elle grandit à Zollikofen, dans le canton de Berne[3].

Elle est mariée[4] depuis 1965 à Jørgen Perch-Nielsen, un Danois ingénieur chimiste de formation[3] et cadre supérieur dans l'entreprise Shell[2], et mère de trois enfants[4].

Études

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Après une maturité gymnasiale de type scientifique à Berne[4], Katharina von Salis étudie la géologie à l'Université de Berne, tout en menant carrière sportive de haut niveau[2] (une des premières[5]). C'est dans cette même université qu'elle soutient son doctorat en 1965 en géologie et sédimentologie de la molasse[1],[2].

Elle participe à la création de l'Association internationale du nanoplancton et à de nombreux comités de revues dont le Bulletin de la Société géologique de France ou la Revue de Micropaléontologie[2].

Parcours sportif

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Katharina von Salis est quintuple lauréate du championnat suisse de ski de fond, de 1961 à 1965[3].

Elle participe aux premiers Championnats d'Europe de course d'orientation en 1962, où elle se classe 6e de l'épreuve individuelle[4]. Elle est médaillée de bronze au relais non officiel avec l'équipe suisse. Aux Championnats d'Europe de course d'orientation de 1964, elle remporte une médaille d'argent au relais pour la Suisse et se classe dixième de l'épreuve individuelle. Elle remporte une médaille d'argent en individuel aux Championnats du monde de course d'orientation de 1966 (en) à Fiskari[2] et termine 4e du relais avec l'équipe suisse[6].

Katharina von Salis réalise plusieurs premières en escalade sans toutefois être autorisée à rejoindre le club d'alpinisme, exclusivement masculin, de l'Université de Berne, pourtant cofondé par son grand-père[2],[4].

Parcours scientifique

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Katharina Perch-Nielsen commence sa carrière comme chercheuse postdoctorale à Copenhague, où elle rejoint son mari, puis en 1967 à Paris[2]. Elle travaille alors sur les nanofossiles, dont elle est la première à réaliser en 1967 l'étude par microscope électronique à transmission : le défi nécessite l'utilisation de produits qui n'endommagent pas le calcaire des nanofossiles[7]. Très vite, elle se spécialise sur l'étude des coccolithes, où elle fait figure de pionnière[2]. En 1968, elle obtient un poste de chargée de cours à Copenhague, où elle reste jusqu'en 1974. Ses recherches portent sur la taxonomie des fossiles, dont elle assure la description, sur plusieurs ères géologiques[2]. Elle analyse leur résistance aux bouleversements environnementaux, ce qui la conduit à travailler sur l'extinction Crétacé-Paléogène[2]. Ce travail est enrichi jusqu'à devenir l'ouvrage collectif Plankton Stratigraphy en deux volumes, publiés en 1985 et 1989[2].

Elle occupe ensuite plusieurs postes universitaires à l'université libre d'Amsterdam et au Musée d'histoire naturelle de Vienne, et comme consultante biostratigraphe pour Shell (où travaille son mari). En 1989, elle est nommée professeure à l'École polytechnique fédérale de Zurich[2]. Elle doit néanmoins se battre pour obtenir la direction de son institut[8].

Katharina Perch-Nielsen prend sa retraite le [5].

Féminisme

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Tout au long de sa carrière scientifique et sportive, Katharina Perch-Nielsen a rencontré du sexisme et s'est fortement engagée dans la promotion de l'égalité des sexes dans les sciences[2]. Elle a activement lutté pour améliorer la position des filles et des femmes dans les sciences dans les universités et les lycées suisses[2].

Participante à la grève des femmes de 1991[9], elle est à l'origine du Bureau de l'égalité des chances entre hommes et femmes tel qu'il existe à l'École polytechnique fédérale de Zurich depuis 1993[2].

Hommages et distinctions

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Photo d'une forme de dodecahedron composé de plaques avec un trou au milieu.
Des coccolithes.

Katharina Perch-Nielsen obtient la médaille Steno (en) en 1998 pour son travail en micropaléontologie au Danemark et au Groenland ainsi que pour son étude pionnière des coccolithes[2].

En 2007, elle est lauréate du prix Ida Somazzi pour son travail en géologie et son engagement pour l'égalité des chances[10]. En 2008, elle reçoit la médaille Brady pour sa contribution dans les domaines de la biostratigraphie, de la paléobiologie et pour son apport sur les nanofossiles[2].

La bourse de recherche Katharina von Salis sur le plancton fossile porte son nom[11].

Taxons décrits

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Tout au long de sa carrière, Katharina Perch-Nielsen a décrit une centaine de taxons dont[2] :

Publications

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Katharina Perch-Nielsen est l'autrice de plus de 150 publications dont[2] :

Ouvrage

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  • (en) Hans M. Bolli, John B. Saunders et Katharina Perch-Nielsen, Plankton Stratigraphy, (ISBN 978-0521367202)

Articles

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  • (de) Katharina Perch-Nielsen, « Der Feinbau und die Klassifikation der Coccolithen aus dem Maastrichtien von Dänemark », Biologiske Skrifter Kongelige Danske Videnskabernes Selskab, (lire en ligne)
  • (de) « Elektronenmikroskopische Untersuchungen an Coccolithen und verwandten Formen aus dem Eozän von Dänemark », Biologiske Skrifter Kongelige Danske Videnskabernes Selskab,
  • (en) « Albian to Pleistocene calcareous nannofossils from the Western South Atlantic », DSDP, vol. 39,

Notes et références

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  1. 1 2 « Salis, von, Katharina », sur Base de données des élites suisses (consulté le )
  2. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 (en) Daniela N. Schmidt, Jeremy R. Young, Shirley Van Heck et Jackie Lees, « The 2008 recipient of the Brady Medal: Professor Katharina von Salis », Journal of Micropalaeontology, vol. 28, no 1, , p. 91–93 (ISSN 2041-4978, DOI 10.1144/jm.28.1.91, lire en ligne, consulté le )
  3. 1 2 3 4 (de) Max Saladin, « Die unbequeme Pionierin, die sich durch «Männerwelten» kämpfte », sur Plattform J (de), (consulté le )
  4. 1 2 3 4 5 6 (de) Christine Steffen et Michael Jucker, « Die Vorläuferin » Accès libre, sur Swiss sport history, (consulté le ), p. 60 à 63
  5. 1 2 (de) Silvana Degonda, « «Schweizer Dorf des Jahres»: Silvaplana GR: Ein ruhiger Ort mit dem gewissen Etwas », Schweizer Illustrierte, (consulté le )
  6. (en) « World Orienteering Championships 1966 » [archive du ], International Orienteering Federation (consulté le )
  7. (en) Liam T. Gallagher, « A technique for viewing the same nannofossil specimen in light microscope and scanning electron microscope using standard preparation materials », J.micropalaeontol, vol. 7, no 1, , p. 53-57 (lire en ligne Accès libre)
  8. (de) Elisabeth Maurer, « Laudatio für Katharina von Salis », sur École polytechnique fédérale de Zurich, (consulté le )
  9. (de-CH) Adrian Meyer, « Zwei Wissenschaftlerinnen erzählen, wie es als Frau in MINT-Berufen ist », Blick, (consulté le )
  10. Alessandra Widmer (trad. Dominique Quadroni), « Prix Ida Somazzi » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du
  11. (en) « von Salis Fellowship Award Winners », sur International Nannoplankton Association Foundation (consulté le )

Liens externes

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