Katherine Bernhardt

artiste américaine

Katherine Bernhardt, née en 1975 à Clayton, dans le Missouri, est une artiste peintre américaine. Elle est connue pour ses peintures de grand format réalisées à l'acrylique et à la peinture en aérosol, dans lesquelles elle associe des objets de consommation courante, des aliments, des animaux et des personnages issus de la culture populaire[1],[2].

Katherine Bernhardt
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Naissance
Nationalité
Américaine
Activité
Formation
Représentée par
Xavier Hufkens (en), galerie David Zwirner (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Lieu de travail

Biographie

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Katherine Bernhardt grandit dans la région de Saint-Louis, dans le Missouri. Elle étudie à l'École de l'Art Institute of Chicago, puis à la School of Visual Arts de New York, où elle obtient un Master of Fine Arts en 2000[1].

Au début des années 2000, elle se fait connaître par des peintures représentant notamment des mannequins et des personnalités issues des magazines de mode. Ces portraits, réalisés dans une facture gestuelle et volontairement relâchée, précèdent les séries de motifs répétitifs qui caractériseront ensuite une large partie de son travail[3].

Un voyage au Maroc en 2008 et son intérêt pour les tapis berbères jouent un rôle dans l'évolution de son vocabulaire pictural. Elle s'intéresse aux motifs et aux signes présents dans ces textiles ainsi qu'aux imprimés en wax africain, qu'elle rapproche progressivement des signes de la consommation et de la vie quotidienne contemporaine[4].

Après avoir travaillé durant plusieurs années à Brooklyn, elle revient s'installer à Saint-Louis, où elle développe une partie de son travail dans un ancien bâtiment automobile transformé en atelier[1].

Le travail de Katherine Bernhardt se situe entre figuration et abstraction. Elle emploie principalement de la peinture acrylique très diluée et de la peinture en aérosol, travaillant fréquemment sur des toiles de grandes dimensions. Elle dessine d'abord les formes à la bombe avant de poser les toiles au sol et d'y appliquer des couleurs fortement diluées, laissant les coulures, les superpositions et les accidents du médium participer à la composition[4].

À partir des années 2010, elle développe ce qu'elle appelle ses pattern paintings, dans lesquels des motifs sont répétés et juxtaposés sans organisation narrative apparente. Son répertoire comprend des objets domestiques ou de consommation, tels que des cigarettes, des téléphones, des produits ménagers, des chaussures de sport et des aliments, mais aussi des fruits, des animaux et des personnages de fiction[5].

Des personnages tels que la Panthère rose, Garfield, E.T., Dark Vador, Bart Simpson ou des créatures de la franchise Pokémon rejoignent ainsi des objets banals sur un même plan pictural. Les différences d'échelle et de statut entre les sujets tendent à disparaître au profit de la couleur, de la répétition et de la surface[3].

Le critique d'art Christopher Knight observe en 2014, dans le Los Angeles Times, que ces peintures étendent à l'univers des produits de consommation une pratique auparavant centrée sur les images de mode. Il souligne également le caractère schématique de son dessin et l'usage conjoint de l'acrylique et de la peinture en aérosol[6].

En 2018, The New Yorker relève à propos d'une exposition new-yorkaise la combinaison entre la cohérence pictographique des motifs et une exécution volontairement désordonnée, tout en soulignant que l'apparente légèreté des sujets peut laisser apparaître une dimension critique[7].

Expositions

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En 2017, le Contemporary Art Museum St. Louis lui consacre une présentation pour laquelle elle réalise une peinture murale monumentale sur le Project Wall du musée, long d'environ 60 pieds, soit plus de 18 mètres[8].

La même année, le Modern Art Museum of Fort Worth présente l'exposition personnelle FOCUS: Katherine Bernhardt, consacrée notamment à ses pattern paintings et à leur relation avec la culture populaire et les objets de consommation[5].

En 2025, le Seoul Arts Center présente au Hangaram Art Museum l'exposition personnelle Some of All My Work[9].

L'exposition est ensuite présentée au Gangneung Art Museum Sorol, en Corée du Sud, du 22 octobre 2025 au 18 janvier 2026, sous le titre Inside the Studio: Katherine Bernhardt's Universe. Elle réunit environ 140 œuvres, parmi lesquelles des peintures, des installations et des dessins[10].

La même année, le Nerman Museum of Contemporary Art, à Overland Park dans le Kansas, organise A Match Made in Heaven: Katherine Bernhardt x Jeremy Scott, qui rapproche son travail de celui du styliste américain Jeremy Scott autour de leur usage commun de l'imagerie populaire, des marques et de la culture de consommation[11].

En 2026, le programme artistique de la High Line, à New York, commande à Bernhardt Spring Cleaning, œuvre réalisée pour le panneau d'affichage situé à hauteur de la 18e rue. La programmation de cette saison est dirigée par la commissaire Cecilia Alemani[12].

En septembre 2026, la HALLE FÜR KUNST Steiermark, à Graz, lui consacre Neonfarbblendluminanzwuchtgemaeldenetzhautkollisionsgefahr, présentée comme sa première exposition institutionnelle personnelle en Europe. L'exposition, consacrée principalement à ses œuvres récentes, est présentée du 24 septembre 2026 au 10 janvier 2027[13].

Collections publiques

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Des œuvres de Katherine Bernhardt sont conservées dans plusieurs collections muséales américaines. Le Hirshhorn Museum and Sculpture Garden à Washington possède notamment Toilet paper and cigarettes black and pink (2016), acquis en 2018[2].

Le Carnegie Museum of Art de Pittsburgh a également intégré son travail à ses collections contemporaines[14]. Des peintures de Bernhardt figurent également dans les collections du High Museum of Art d'Atlanta[15].

Réception critique

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Le travail de Katherine Bernhardt fait l'objet de critiques dans la presse artistique et généraliste américaine. Son passage des portraits inspirés de magazines de mode aux peintures de motifs issus de la vie quotidienne est notamment commenté par le Los Angeles Times en 2014[6].

En 2015, Artsy lui consacre un portrait d'atelier analysant le rapport entre ses peintures, les tapis marocains, les textiles en wax et les symboles de la vie contemporaine[4]. GQ lui consacre un long portrait en 2019, puis Artsy revient en 2020 sur sa trajectoire artistique, institutionnelle et commerciale[3],[1].

Notes et références

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  1. 1 2 3 4 (en) Shannon Lee, « Why Katherine Bernhardt’s Freewheeling Paintings Attract Collectors of All Kinds », Artsy,‎ (lire en ligne, consulté le )
  2. 1 2 (en) « Toilet paper and cigarettes black and pink », sur Hirshhorn Museum and Sculpture Garden (consulté le )
  3. 1 2 3 (en) Scott Indrisek, « Paint It Loud », GQ,‎ (lire en ligne, consulté le )
  4. 1 2 3 (en) Molly Gottschalk, « In the Studio: With Nike Shoes and Cigarettes, Katherine Bernhardt Codifies Our Contemporary Hieroglyphs », Artsy,‎ (lire en ligne, consulté le )
  5. 1 2 (en) « FOCUS: Katherine Bernhardt », sur Modern Art Museum of Fort Worth, (consulté le )
  6. 1 2 (en) Christopher Knight, « Katherine Bernhardt takes a large look at consumerism », Los Angeles Times,‎ (lire en ligne, consulté le )
  7. ↑ (en) « Katherine Bernhardt », The New Yorker,‎ (lire en ligne, consulté le )
  8. ↑ (en) « Katherine Bernhardt », sur Contemporary Art Museum St. Louis, (consulté le )
  9. ↑ (en) « Some of All My Work Katherine Bernhardt Solo Exhibition », sur Seoul Arts Center, (consulté le )
  10. ↑ (ko) « 캐서린 번하드 특별전 인사이드 더 스튜디오 », sur Gangneung Art Museum,‎ (consulté le )
  11. ↑ (en) « A Match Made in Heaven: Katherine Bernhardt x Jeremy Scott », sur Nerman Museum of Contemporary Art, (consulté le )
  12. ↑ (en) Katherine McGrath, « New York’s High Line announces new 2026 commissions by Derek Fordjour, Katherine Bernhardt and more », Artsy,‎ (lire en ligne, consulté le )
  13. ↑ (de) Helmut Ploebst, « Katherine Bernhardt bringt ihre Form der Pop-Art nach Graz », Der Standard,‎ (lire en ligne, consulté le )
  14. ↑ (en) « New to the Collection », sur Carnegie Museum of Art (consulté le )
  15. ↑ (en) « High Museum of Art to Host Sixth Annual Collectors Evening to Help Grow Permanent Collection », sur High Museum of Art, (consulté le )

Liens externes

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