Kessler (grand cru)
Un alsace grand cru Kessler[N 2], ou plus simplement un kessler, est un vin blanc français produit sur le lieu-dit Kessler, et quelques lieux-dits l'avoisinant, situés sur la commune de Guebwiller, dans le département du Haut-Rhin, dans la collectivité européenne d'Alsace, au sein de la région Grand Est.
| Kessler | |
Rayon de soleil sur le Kessler. | |
| Appellation(s) principale(s) | alsace grand cru Kessler |
|---|---|
| Type d'appellation(s) | AOC / AOP[1] |
| Reconnue depuis | 1983 |
| Pays | |
| Région parente | vignoble d'Alsace |
| Localisation | Haut-Rhin |
| Climat | semi-continental |
| Ensoleillement (moyenne annuelle) |
1 741 heures (à Colmar)[2] |
| Sol | sables et argile |
| Superficie totale | 28,53 hectares[3] |
| Superficie plantée | 6,24 hectares (en 2024)[4] |
| Cépages dominants | gewurztraminer Rs[N 1], riesling B et pinot gris G |
| Vins produits | blancs |
| Production | 292 hectolitres (en 2024)[4] |
| Pieds à l'hectare | minimum 4 500 pieds/ha[5] |
| Rendement moyen à l'hectare | 47 hl/ha (en 2024)[4] |
| modifier |
|
Il s'agit d'un des cinquante-et-un grands crus du vignoble d'Alsace, bénéficiant chacun d'une appellation mais partageant le même cahier des charges alsace grand cru[5] (avec des contraintes plus rigoureuses que pour l'appellation alsace).
Histoire
modifierLe Kessler fait partie en 1983 des vingt-quatre lieux-dits sélectionnés pour devenir les dénominations géographiques de l'appellation alsace grand cru[6]. Il y a eu depuis quelques modifications : en les mentions vendanges tardives et sélection de grains nobles sont réglementées au sein de l'appellation[7] ; en 2001, les rendements sont réduits (passant de 70 à 55 hl/ha)[8] ; en , tous les grands crus d'Alsace passent du statut de dénominations géographiques au sein d'une même appellation à celle d'autant d'appellations partageant le même cahier des charges[9] ; en , nouvelle réduction du rendement (à 50 hl/ha)[10] ; en , autorisation des bouteilles de 300, 150, 100, 50 et 37,5 cl)[5].
Étymologie
modifierVignoble
modifierAire d'appellation
modifierLe kessler est produit en France, dans la collectivité européenne d'Alsace, au sein de la région Grand Est, plus précisément dans le département du Haut-Rhin, sur la commune de Guebwiller à 25 kilomètres au sud de Colmar.
| Images externes | |
| Carte de l'aire d'appellation du kessler | |
| Cartes cadastrales de l'appellation | |
| Orthophoto du parcellaire de l'appellation | |

Sur la route des vins d'Alsace, le Kessler se trouve entre le Spiegel au nord d'une part, le Saering et le Kitterlé au sud d'autre part. Ces quatre crus sont tout ou partie sur la commune de Guebwiller.
Les parcelles de vigne sont à flanc de coteau, entre 300 et 390 mètres d'altitude, sur les pentes de l'Unterlinger exposées à l'est, au nord-est de la ville de Guebwiller. L'aire classée est de 28,53 hectares[12] et la surface production déclarée en grand cru ces dernières années est de 6 ha[4].
L'aire d'appellation du kessler[13] s'étend sur quelques lieux-dits de la commune de Guebwiller : Kessler proprement dit, Belzbrunnen (partie ouest), Haul, Heisse Wann et Kalte Wann.
Géologie et orographie
modifierLes vignes poussent principalemlent sur du sable de grès rose, et sur de l'argile à sa base[3],[14],[15].
Le vignoble dispose repose sur un substrat de grès vosgien du Buntsandstein (Lopingien). Son effritement a produit des sols rougeâtres de sable et d’argile mélés à d’autres dépôts minéraux. À la base du vignoble, on retrouve du calcaire du Muschelkalk, recouvert de colluvions gréseuses, qui se traduit par des sols plus argileux, plus compacts et plus rubéfiés[16].
Climatologie
modifierL'Alsace a un climat tempéré de type semi-continental d'abri. À l'ouest, les Vosges protègent le coteau du vent et de la pluie. Les vents d'ouest dominants perdent leur humidité sur le versant occidental des Vosges et parviennent en Alsace sous forme de foehn, secs et chauds. De ce fait, le climat est un peu plus sec et chaud (avec une température annuelle moyenne plus haute de 1,5 °C) que ce qui serait attendu à cette latitude. Le climat est continental avec des printemps chauds, des étés secs et ensoleillés, de longs automnes et des hivers froids. L'ensoleillement est de 1 741 heures par an en moyenne à Colmar[2].
La station météorologique de Guebwiller (à 273 mètres d'altitude : 47° 54′ 13″ N, 7° 13′ 32″ E)[17] est au pied de l'aire d'appellation, à 1 100 m au sud.
| Mois | jan. | fév. | mars | avril | mai | juin | jui. | août | sep. | oct. | nov. | déc. | année | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Températures (°C) | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Maximale moyenne | 5,5 | 7,4 | 11,9 | 16,6 | 20,6 | 24,2 | 26 | 25,9 | 21,2 | 15,7 | 9,5 | 6,1 | 15,9 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Moyenne | 2,4 | 3,7 | 7,2 | 11,2 | 15,3 | 18,7 | 20,5 | 20,3 | 16,1 | 11,5 | 6,3 | 3,2 | 11,4 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Minimale moyenne | −0,6 | 0 | 2,6 | 5,9 | 9,9 | 13,3 | 14,9 | 14,6 | 10,9 | 7,3 | 3 | 0,3 | 6,8 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Nombre de jours avec gel | 17,3 | 14,2 | 8,2 | 1,7 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 1,2 | 6,7 | 15,4 | 64,7 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Précipitations | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Hauteur (mm) | 92,9 | 76,5 | 71,8 | 59,7 | 80,7 | 73,7 | 66 | 70,9 | 59,9 | 80,6 | 76,3 | 110,6 | 919,6 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Encépagement
modifierLes vins correspondant à l'appellation d'origine contrôlée alsace grand cru suivie de la dénomination géographique (nom de lieu-dit) Kessler doivent être produits avec les cépages suivants : riesling B[N 1], pinot gris G, gewurztraminer Rs ou un des muscats (muscat ottonel B, muscat blanc à petits grains B ou muscat rose à petits grains Rs).
L'encépagement du vignoble se compose de 64 % de gewurztraminer Rs, 19 % de pinot gris G, 13 % de riesling B et 4 % de muscat B (toutes variétés confondues)[16].
Le gewurztraminer Rs (signifie « traminer aromatique » en allemand) est le cépage le plus cultivé sur le Kessler. C'est un cépage rose aux baies orange ou tirant vers le violet. Ce proche parent du savagnin B et du savagnin rose Rs (appelé en Alsace klevener de Heiligenstein) est plutôt vigoureux, produit de gros rendements et donne de meilleurs résultats sur des sols marneux ou calcaires que sur des sols granitiques ou schisteux.
Le pinot gris G (appelé Grauburgunder, « bourguignon gris » en allemand, « malvoisie » en Valais ou pinot grigio en Italie) est un cépage fragile et de maturité assez précoce. Il est issu d’une mutation du pinot noir et est donc d’origine bourguignonne, où il est appelé « pinot beurot ». Il donne de meilleurs résultats sur des sols composés de cailloutis calcaires à condition d'être bien drainés grâce à une exposition en coteau.
Le riesling B est peu cultivé sur le Kessler. C'est un cépage au débourrement et à la maturation tardives, nécessitant des coteaux bien exposés au soleil, dont les vendanges peuvent avoir lieu vers la mi-octobre. Par contre, il résiste bien aux gelées d'hiver.
Les muscats sont rarement cultivés, que ce soit sur l'ensemble du vignoble d'Alsace ou sur les parcelles classées comme grands crus. Le muscat blanc à petits grains B, appelé aussi « muscat d'Alsace », est originaire de Grèce ; il est cultivé en Alsace depuis au moins le début du XVIe siècle. Il est plutôt précoce. Le muscat ottonel B est plus récent, découvert au XIXe siècle dans la vallée de la Loire avant d'arriver en Alsace au milieu du siècle. L'ottonel est un hybride du chasselas, il est donc encore plus précoce que l'autre muscat. Le muscat rose à petits grains Rs est également autorisé.
- Grappes de gewurztraminer Rs.
- Grappes de pinot gris G.
- Grappes de riesling B.
- Grappes de muscat blanc à petits grains B.
Pratiques culturales
modifierLa densité de plantation est au minimum de 4 500 pieds par hectare ; l'écartement entre les rangs de vignes ne doit pas dépasser les deux mètres ; l'écartement entre les pieds sur le rang doit être compris entre 0,75 et 1,5 mètre ; les vignes sont conduites en hautain pour les protéger du gel, avec le feuillage palissé en espalier.
La hauteur de feuillage palissé ne peut être inférieure à 0,675 fois l'écartement entre les rangs ; la taille de la vigne doit se faire en Guyot simple ou double avec un maximum de 18 yeux francs. L'irrigation est interdite. La charge maximale moyenne à la parcelle est fixée à 8 500 kilogrammes de raisins par hectare[5].
Rendements
modifierLe rendement est limité par le cahier des charges de l'appellation à un maximum de 50 hectolitres par hectare (40 pour une sélection de grains nobles). Chaque année, ce rendement maximum peut être modifié à la hausse ou à la baisse par un arrêté du ministère de l'Agriculture, dans la limite des rendements butoirs de l'appellation, fixés à 60 hl/ha (48 pour une sélection de grains nobles)[5].
Le rendement réel de l'ensemble des grands crus alsaciens en 2024 a été de 40,1 hectolitres par hectare en moyenne[N 3] et de 47 hl/ha pour le kessler[4].
Les grands crus d'Alsace doivent être obligatoirement vendangés manuellement.
Vins
modifierVolumes
modifierSelon le service des Douanes, les données de production des années récentes sont[4] :
| Année | Superficie (ha) | Production (hl) | Rendement (hl/ha) |
|---|---|---|---|
| 2022 | données confidentialisées | ||
| 2023 | 5,74 | 291 | 51 |
| 2024 | 6,24 | 292 | 47 |
Titres alcoométriques
modifierLes raisins récoltés doivent présenter un titre alcoométrique volumique naturel moyen minimum de 12,5 % vol. pour les cépages pinot gris G et gewurztraminer Rs et de 11 % vol. pour le riesling B[N 1] et les muscats. Les vins issus d'un assemblage présentent un titre alcoométrique volumique naturel moyen minimum de 12 % vol.
Ne peut être considéré à bonne maturité tout lot unitaire de vendanges présentant une richesse en sucre inférieure à 193 grammes par litre de moût pour les cépages pinot gris G et gewurztraminer Rs et à 168 grammes par litre de moût pour les autres cépages. Lorsqu'une autorisation d'enrichissement est accordée, l'augmentation du titre alcoométrique volumique naturel moyen minimum ne peut dépasser 1,5 % vol.
Sur l'avis du syndicat des producteurs du cru, le comité régional d'experts des vins d'Alsace peut proposer annuellement au comité national des vins et eaux-de-vie de l'Institut national des appellations d'origine, pour la dénomination et pour chaque cépage, un titre alcoométrique naturel moyen minimum supérieur et une richesse en sucre des lots unitaires supérieure à ceux susvisés, ainsi qu'un taux d'enrichissement maximum inférieur au taux susvisé.
Vendanges tardives et grains nobles
modifier
Les vendanges tardives désignent des vins faits à partir de raisins dont la récolte a été retardée pour les obtenir en surmaturité, d'où des vins riches en sucre et en alcool, aux goûts plus puissants, et souvent moelleux. Selon la législation, le moût doit avoir au moins 243 grammes de sucre par litre si c'est du gewurztraminer ou du pinot gris (soit 14,4 % vol. d'alcool potentiel), ou au moins 220 grammes de sucre par litre si c'est du riesling ou un muscat (soit 13,1 % vol. d'alcool potentiel) ; aucune chaptalisation n'est permise.
Quant à une sélection de grains nobles, il s'agit d'un vin fait à partir de raisins récoltés par tris sélectifs successifs des grains atteints de pourriture noble (le champignon Botrytis cinerea), ce qui donne des vins encore plus concentrés, plus sucrés, liquoreux. Selon la législation, le moût doit avoir au moins 279 grammes de sucre par litre si c'est du gewurztraminer ou du pinot gris (soit 16,6 % vol. d'alcool potentiel), ou au moins 256 grammes de sucre par litre si c'est du riesling ou un muscat (soit 15,2 % vol. d'alcool potentiel). Là-aussi aucune chaptalisation n'est permise[19],[20].
Vinification et élevage
modifierLes grands crus d'Alsace doivent être obligatoirement récoltés manuellement. Le jour de la vendange, à l'arrivée au chai, le raisin est foulé et pressé pour séparer le moût du marc de raisin. Pour ce travail, les pressoirs pneumatiques remplacent progressivement les pressoirs horizontaux à plateau. Puis le moût est mis en cuve pour le débourbage, qui est le soutirage du jus sans les bourbes, soit par filtrage, soit par décantation en attendant qu'elles se déposent au fond de la cuve.
La fermentation alcoolique débute sous l'action de levures indigènes ou de levures sélectionnées introduites lors du levurage : cette opération transforme le sucre du raisin en alcool. La maîtrise de la température de fermentation par un système de réfrigération permet d'exprimer le potentiel aromatique du produit. La fermentation achevée au bout d'un mois, le vin est soutiré afin d'éliminer les lies. La fermentation malolactique n'est généralement pas réalisée, bloquée par un sulfitage pour conserver son acidité au vin. Ce dernier peut être stocké en cuve pour le préparer à l'embouteillage ou élevé en barrique ou foudres de bois de chêne.
Le vin est soutiré, puis généralement de nouveau filtré avant le conditionnement en bouteilles[21].
Gastronomie
modifierD'une façon générale, les alsaces grands crus sont plus aromatiques, plus concentrés et plus long en bouche que les autres vins d'Alsace. Ils se gardent davantage, vieillissant avec avantage de deux jusqu'à dix ans. Les vendanges tardives renforcent la concentration des arômes, les rendant encore plus puissants ; les sélections de grains nobles donnent des vins encore plus sucrés et alcoolisés, mais avec moins d'arômes fruités. Ils doivent être servi frais, mais pas glacés : l'idéal selon la CIVA est entre 8 et 10 °C.
Le gewürztraminer possède une robe dorée soutenue, devenant ambrée avec l'âge, avec un nez et une bouche au fruité très marqué (sont généralement évoqués la rose, le litchi et la bergamote) avec parfois des notes épicées (sont alors évoqués la girofle et le poivre). Un gewürztraminer fera merveille en apéritif ; on peut également l'associer avec tous les plats parfumés et relevés, notamment les plats exotiques (y compris pimentés) ; il s'associe bien avec le gingembre), le poulet au curry, ou avec le pâté de foie de volaille, le foie gras de canard, la tarte à l'oignon, le poisson fumé, les fromages corsés (du munster ainsi que les desserts.
Un pinot gris possède une robe jaune dorée, avec un nez et une bouche au fruité marqué, évoquant l'abricot, le miel et les fruits confits, avec des notes du sous-bois (champignon) s'affirmant avec l'âge. Il se mariera bien avec le foie gras, la poularde, l'oie rôtie, le gratin de langoustines[22], les plats asiatiques sucrés-salés, du comté ou du beaufort.
Un riesling présente une robe claire s'accentuant avec l'âge, avec un nez sur l'agrume ou floral, ainsi qu'une bouche plus vive, parfois minéral[23]. Il s'alliera avec les poissons (grillés, en sauce, ou crus marinés), les crustacés, les plats de la cuisine alsacienne, les viandes blanches (le coq au riesling notamment), les fromages de chèvre ou de brebis.
Économie
modifierType de bouteilles
modifierLes grand crus, comme tous les vins alsaciens, sont mis en bouteille obligatoirement en Alsace et traditionnellement dans des flûtes, c'est-à-dire des bouteilles du type « vin du Rhin » de 75 centilitres, règlementées par des décrets[24].
Depuis juillet 2025, sont autorisées d'autres formats de bouteilles, tous élancés (rappelant la flûte) : de 300 (l'équivalent du jéroboam), 150 (le magnum), 100 (le litre-flûte), 50 (le demi-litre) et 37,5 cl (la demi-bouteille, ou « fillette »)[5].
Mentions
modifierDans tout le vignoble d'Alsace, les vins sont le plus souvent identifiés par leur(s) cépage(s) : riesling, gewurztraminer, etc. Cette mention domine l'étiquette même si elle est facultative.
Lors de la création de l'appellation alsace grand cru, le but était clairement de valoriser le terroir. La mention du cépage n'y est pas obligatoire et il est possible de mettre le nom de la dénomination en caractères plus grands que celui du cépage. Donc plusieurs mentions sur l'étiquette de la bouteille sont possibles, soit simplement le nom de l'appellation et de la dénomination géographique (alsace grand cru Kessler), soit avec en plus une mention de cépage (riesling, pinot gris, gewurztraminer ou muscat), à laquelle peut être rajoutée la mention sélection de grains nobles ou vendanges tardives, ainsi que le nom d'un lieu-dit au sein de la dénomination :
- alsace grand cru Kessler ;
- alsace grand cru Kessler riesling ;
- alsace grand cru Kessler gewurztraminer ;
- alsace grand cru Kessler pinot gris ;
- alsace grand cru Kessler muscat ;
- alsace grand cru Kessler vendanges tardives riesling ;
- alsace grand cru Kessler vendanges tardives gewurztraminer ;
- alsace grand cru Kessler vendanges tardives pinot gris ;
- alsace grand cru Kessler vendanges tardives muscat ;
- alsace grand cru Kessler sélection de grains nobles riesling ;
- alsace grand cru Kessler sélection de grains nobles gewurztraminer ;
- alsace grand cru Kessler sélection de grains nobles pinot gris ;
- alsace grand cru Kessler sélection de grains nobles muscat.
Liste de producteurs
modifier- Domaine Dirler-Cadé ;
- Domaines Schlumberger ;
- Château d'Orschwihr (Hubert Hartmann)[25], à Orschwihr ;
Notes et références
modifierNotes
modifier- 1 2 3 Le code international d'écriture des cépages mentionne de signaler la couleur du raisin : B = blanc, N = noir, Rs = rose, G = gris.
- ↑ Le nom d'un vin est un nom commun, donc ne prend pas une majuscule, cf. les références sur la façon d'orthographier les appellations d'origine.
- ↑ Le rendement s'obtient en divisant la production par l'aire cultivée, soit en 2024 : 25 825,83 hl / 643,1624 ha = 40,15 hl/ha. Source : service des Douanes[4].
Références
modifier- ↑ « Alsace grand cru Kessler », sur inao.gouv.fr, Ministère de l'agriculture. Institut national de l'origine et de la qualité, (consulté le ).
- 1 2 « Normales à Colmar-INRA 1991-2020 », sur infoclimat.fr.
- 1 2 Collectif, Le guide Hachette des vins 2011 : des vins pour tous les goût, à tous les prix, Paris, Hachette livre, , 1402 p. (ISBN 978-2-01-237681-6), p. 116.
- 1 2 3 4 5 6 7 « Portail de la Direction Générale des Douanes et Droits Indirects : superficies et volumes en production par produit », sur douane.gouv.fr (consulté le ).
- 1 2 3 4 5 6 « Cahier des charges des cinquante et une appellations d’origine contrôlées « Alsace grand cru » », modifié par l'arrêté du , publié au JORF du et au BO Agri du .
- ↑ « Décret du 23 novembre 1983 relatif à l'appellation d'origine contrôlée « Alsace Grand Cru » », publié au JORF du , p. 3438.
- ↑ « Décret du relatif aux appellations d'origine contrôlées « Alsace » et « Alsace grand cru » », publié au JORF du .
- ↑ « Décret du 24 janvier 2001 relatif à l'appellation d'origine contrôlée « Alsace grand cru » », publié au JORF no 22 du .
- ↑ « Cahier des charges des cinquante et une appellations d'origine contrôlées « Alsace grand cru » » [PDF] (p. 179-304), homologué par le décret no 2011-1373 du publié au JORF du .
- ↑ « Arrêté du modifiant le cahier des charges des cinquante et une appellations d'origine contrôlées « Alsace grand cru » », publié au JORF no 0111 du .
- ↑ « Le Kessler selon Jean-Pierre Dirler », sur pierre-radmacher.e-monsite.com (consulté le ).
- ↑ [PDF] « Fiche de présentation du kessler », sur vinsalsace.com.
- ↑ « Le portail des plans officiels de délimitation | INAO », sur www.inao.gouv.fr (consulté le )
- ↑ Notice de la carte du BRGM [PDF]no 378 (Neuf-Brisach Obersaasheim), disponible sur le site infoterre.brgm.fr.
- ↑ « Carte géologique centrée sur le Kessler » sur Géoportail.
- 1 2 « Grand Cru Kessler - Vins d'Alsace », sur www.vinsalsace.com (consulté le )
- ↑ « 68112005 – GUEBWILLER – Espaces verts Mairie de Guebwiller » [PDF], sur donneespubliques.meteofrance.fr.
- ↑ « Fiche 68112005 Guebwiller » [PDF], sur donneespubliques.meteofrance.fr.
- ↑ « Décret du 1er mars 1984 modifié relatif aux appellations d'origine contrôlées alsace et alsace grand cru »(Archive.org • Wikiwix • Google • Que faire ?), sur le site www.inao.gouv.fr.
- ↑ [PDF] « Fiche sur les vendanges tardives et les sélections de grains nobles », sur vinsalsace.com.
- ↑ « La vinification en blanc »(Archive.org • Wikiwix • Google • Que faire ?), sur vinsalsace.com (consulté le ).
- ↑ Michel Mastrojanni, Guide des vins de France, Paris, Solar, , 2e éd. (1re éd. 1992), 280 p. (ISBN 2-263-01942-1), no 4.
- ↑ Dictionnaire des vins de France, Paris, Hachette, coll. « Les livrets du vin », , 383 p. (ISBN 2-01-236-582-5), p. 15.
- ↑ « Décret no 55-673 du 20 mai 1955 relatif à l'emploi de la bouteille type « Vin du Rhin » », publié au JORF du ; « arrêté du 13 mai 1959 concernant l'emploi de la bouteille du type à « vin du Rhin » », publié au JORF du ; « décret no 63-295 du 19 mars 1963 relatif aux caractéristiques des bouteilles susceptibles de servir de récipients mesures dans le commerce de certains liquides », publié au JORF du .
- ↑ « Site du Château d'Orschwihr ».
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- Vignoble d'Alsace, éditions Benoît France et CIVA, Paris, 2007, carte 88 x 55 cm au 1/120000 (ISBN 978-2-84354-158-2).
- Vins d'Alsace : carte touristique, Institut géographique nationale, Paris, 2006, carte 96 x 66 cm au 1/125000 (ISBN 978-2-7585-0182-4).
- Serge Dubs et Denis Rizenthaler, Les grands crus d'Alsace, éditions Serpenoise, Metz, 2002, 288 pages (ISBN 2-87692-567-2).
- Claude Muller, Les Vins d'Alsace, histoire d'un vignoble, éditions Coprur, Strasbourg, 1999, 192 pages (ISBN 2-84208-008-4).
- Le vignoble d'Alsace : la route des vins, Mitra productions, Illkirch, 1995, carte 90 x 34 cm au 1/180000 (BNF 40658287).
- Guide des grands crus d'Alsace, Centre d'information des vins d'Alsace, Colmar, 1994, 50 pages (BNF 36691659).
- Bernadette Burn et Gilles Schmidt, Alsace, clos et grands crus, collection Le Grand Bernard des vins de France, éditions Jacques Legrand, Paris, 1989, 190 pages (ISBN 2-905969-24-5).
Liens externes
modifier- « Grand Cru Kessler – Vins d'Alsace », sur vinsalsace.com (site du CIVA).
- « Kessler », sur alsace-du-vin.com (site des vignerons indépendants).