Konyaks

roupe ethnique de Naga, Inde

Les Konyaks sont une tribu du Nagaland dans le nord-est de l'Inde, appartenant à la grande famille des Nagas[1].

Un chef Konyak en tenue traditionnelle

Géographie

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Le Nagaland est divisé en sept districts administratifs. Le nom vient des Nagas, ethnie locale répartie entre seize groupes et trente tribus qui constituent 84 % de la population. C’est une ethnie de type mongoloïde qui parlent des langues tibéto-birmanes. Les Nagas étaient des chasseurs-cueilleurs et se consacraient aux activités traditionnelles des peuples premiers (chasse, cueillette, agriculture vivrière). Les guerres tribales étaient fréquentes et les Nagas étaient des coupeurs de têtes. Chaque tribu, chaque clan vivait isolément et avait ses propres traditions animistes[2]. Les Britanniques mirent fin à la pratique de la coupe de têtes et aux guerres tribales. Les Nagas furent évangélisés par des missionnaires baptistes venus d'Amérique. La conversion au christianisme (maintenant 90 % des habitants du Nagaland sont chrétiens), l'alphabétisation, l'initiation à l'anglais furent les causes de changements culturels considérables, et de la perte irrémédiable de certaines traditions ancestrales.

Histoire

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Les Konyaks forment le plus grand groupe ethnique des Nagas. On les retrouve dans les districts de Tirap, Longding et Changlang dans l'Arunachal Pradesh, et dans le district de Sibsagar dans l'Assam, et enfin dans la zone autogérée des Nagas de Birmanie. Ils sont connus dans l'Arunachal Pradesh sous le nom de Wanchos (Wancho étant un terme synonyme de Konyak). Ethniquement, culturellement et linguistiquement, les Nocte et les Tangsa d'un état voisin de l’Arunachal Pradesh sont étroitement liés aux Konyaks. Les Konyaks ont été les derniers parmi les groupes ethniques des Nagas à accepter le christianisme. Dans le passé, ils étaient tristement célèbres pour attaquer les villages voisins, entraînant souvent des meurtres et la décapitation des guerriers adverses. Les têtes coupées étaient prises comme trophées et généralement accrochées dans le baan (une maison commune). Le nombre de têtes coupées indiquait la puissance d'un guerrier.

Galerie

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Un Konyak en tenue traditionnelle
Un Konyak

Bibliographie

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  • Julian Jacobs (et al.), Les Naga, montagnards entre Inde et Birmanie : société et culture, Olizane, Genève, 1991, 359 p. (ISBN 2-88086-086-5).
  • Stirn, Aglaja & Peter van Ham. The Hidden world of the Naga: Living Traditions in Northeast India. London: Prestel.
  • Oppitz, Michael, Thomas Kaiser, Alban von Stockhausen & Marion Wettstein. 2008. Naga Identities: Changing Local Cultures in the Northeast of India. Gent: Snoeck Publishers.
  • Kunz, Richard & Vibha Joshi. 2008. Naga – A Forgotten Mountain Region Rediscovered. Basel: Merian.
  • Alban von Stockhausen: Imag(in)ing the Nagas: The Pictorial Ethnography of Hans-Eberhard Kauffmann and Christoph von Fürer-Haimendorf. Arnoldsche, Stuttgart 2014.

Références

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  1. Konyak Nagas de Christoph von Furer-Haimendorf, (1969)
  2. Julian Jacobs (et al.), Les Naga, montagnards entre Inde et Birmanie : société et culture, Olizane, Genève, 1991, 359 p. (ISBN 2-88086-086-5)

Articles connexes

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Liens externes

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