Kōrei
L'empereur Kōrei (孝霊天皇, Kōrei Tennō) est le septième empereur du Japon à apparaître sur la traditionnelle liste des empereurs. Kōrei est traditionnellement accepté comme le premier empereur de la période Yayoi.
| Empereur du Japon | |
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| - | |
| Naissance | |
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| Décès | |
| Sépulture | |
| Nom dans la langue maternelle |
孝霊天皇 |
| Famille | |
| Père | |
| Mère |
Oshihime (en) |
| Conjoints | |
| Enfants |
Kōgen Yamatototowakayahime (d) Hikosashima (d) Kibitsuhiko-no-mikoto Chichihayahime (d) Yamatototohimomosohime Wakatakehiko (d) |
On sait très peu de choses sur cet empereur en raison du manque de matériel disponible pour une vérification et une étude plus approfondies. Kōrei est connu comme un empereur légendaire parmi les historiens car son existence réelle est contestée. Rien n'existe dans le Kojiki sauf son nom et sa généalogie. Le règne de Kōrei aurait commencé en 290 avant JC. Il avait une femme et trois épouses avec qui il a eu sept enfants. Après sa mort en 215 avant JC, un de ses fils, Kōgen, devient empereur.
Récit légendaire
modifierDans le Kojiki et le Nihon Shoki, seuls son nom et sa généalogie sont mentionnés. Les Japonais ont traditionnellement reconnu l'existence historique de ce souverain, et un misasagi impérial (tombeau) dédié à Kōrei est encore entretenu ; cependant, aucun document contemporain ne confirme qu'il ait réellement régné. Kōrei serait né en 342 av. J.-C. et serait le fils aîné de l'empereur Kōan. Sa mère aurait été Oshihime, fille d'Ametarashihiko-Kunio-shihito-no-mikoto[1]. Avant son accession au trône, Kōrei s'appelait prince O-Yamato-Neko Hiko-futo-ni no Mikoto. Le Kojiki rapporte qu'il règne depuis le palais de Kuroda, dans ce qui deviendra la province de Yamato[2],[3]. Le Kojiki indique que, durant le règne de Kōrei, Kibi est conquise par l'empereur[4]. Kōrei est le premier empereur depuis Jimmu à avoir des épouses et a sept enfants avec elles, ainsi qu'avec son épouse principale, l'impératrice Kuwashi-hime. Kōrei vécut longtemps, régnant de 290 av. J.-C. jusqu'à sa mort en 215 av. J.-C. Son fils aîné Kōgen lui succède.
Informations connues
modifierL'existence d'au moins neuf empereurs est contestée, faute de sources suffisantes pour des vérifications et des études plus approfondies[5]. Kōrei est ainsi considéré par les historiens comme un « empereur légendaire », et serait le sixième des huit empereurs sans légendes spécifiques. Le nom de Kōrei-tennō lui est attribué à titre posthume par les générations suivantes[6]. Son nom a peut-être été officialisé des siècles après la date à laquelle on lui attribue sa vie, possiblement à l'époque où les légendes relatives aux origines de la dynastie impériale sont compilées dans les chroniques connues aujourd'hui sous le nom de Kojiki. Comme pour l'empereur Kōan, l'âge exceptionnel de Kōrei, 127 ans, est de l'ordre du mythe de longévité, notamment en raison de problèmes de vérification. Bien que l'emplacement exact de sa tombe soit inconnu, l'empereur est traditionnellement vénéré dans un sanctuaire shinto commémoratif (misasagi) à Ōji. L'Agence Impériale désigne cet endroit comme le mausolée de Kōrei et son nom officiel est Kataoka no Umasaka no misasagi[7],[8].
À l'instar de l'empereur Kōshō, il est possible que Kōrei ait vécu au Ier siècle. L'historien Louis Frédéric évoque cette hypothèse dans son ouvrage où il la juge « très probable », bien que cette possibilité reste controversée parmi les chercheurs[3],[9]. Le premier empereur dont l'existence est évoquée par les historiens est l'empereur Sujin, le dixième empereur du Japon[10]. En dehors du Kojiki, le règne de l'empereur Kinmei est le premier pour lequel l'historiographie contemporaine peut attribuer des dates vérifiables[11].
Arbre généalogique
modifierNotes et références
modifierNotes
modifier- ↑ Il existe deux manières de transcrire ce nom : « Ika-gashiko-me » est utilisé par Tsutomu Ujiya, tandis que « Ika-shiko-me » est utilisé par William George Aston[42]
Références
modifier- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Emperor Korei » (voir la liste des auteurs).
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