L'Homme libre (1888)
L'Homme libre est un journal quotidien de tendance socialiste-blanquiste fondé en 1888 par Émile Eudes et Édouard Vaillant.
"Ni Dieu ni Maître" Blanqui
| Pays |
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|---|---|
| Langue | Français |
| Périodicité | Quotidien |
| Prix au numéro | 5 centimes |
| Fondateur | Émile Eudes |
| Date de fondation | 21 juin 1888 |
| Date du dernier numéro | 29 août 1888 |
| Ville d’édition | Paris |
| Directeur de la rédaction | Edouard Vaillant |
|---|---|
| Rédacteur en chef | Émile Eudes |
| ISSN | 2648-5222 |
Histoire
modifierFondation
modifierFondé par les blanquistes Émile Eudes et Édouard Vaillant, L'Homme libre est lancé le . Ayant Alfred Breuillé comme secrétaire de rédaction, le journal accueille les articles des membres du Comité révolutionnaire central (CRC) comme Ernest Granger, Henri Place et Albert Goullé.
Au niveau de sa ligne éditoriale, le journal, fondé en pleine agitation boulangiste, se veut un « organe socialiste révolutionnaire tout au service de la République, de la classe ouvrière et de la Révolution »[1]. Pour ce qui est de l'attitude adoptée vis-à-vis du boulangisme, l'historien Bertrand Joly estime que : « Il est inutile de reproduire toutes les affirmations contradictoires des blanquistes sur le boulangisme, mêlant condamnations rituelles et compréhension intéressée. Ils s'en tirent en répétant que le danger ferryste reste prioritaire, que l'agitation en cours est bienvenue et que si Boulanger se mue en dictateur, on l'éliminera »[2]. Il est à noter que Vaillant s'opposera à la fondation du journal tout comme à sa nomination comme directeur politique[3].
Le journal est très éphémère et disparaît au bout de 9 semaines, le , pour fusionner avec Le Cri du peuple, juste après le décès de Eudes le de la même année.
Financement
modifierLe financement du journal reste sujet à controverse dans la mesure où il est créé avec les 60 000 francs de Henri Rochefort[4] mais surtout avec l'appui du financier boulangiste Arthur Dillon. En effet, Eudes, Vaillant, Chauvière et Émile Rouillon ont négocié avec Dillon pour obtenir des financements tout en précisant que celui-ci ne devait pas imposer de ligne au journal. Dans une lettre adressée au blanquiste François Winant datée du , Eudes admet que, en acceptant cet argent, ils acceptent indirectement l'argent des royalistes[2],[4],[5].
Collaborateurs
modifier- Émile Eudes (rédacteur en chef)[3]
- Édouard Vaillant (directeur politique)
- Alfred Breuillé (secrétaire de rédaction)
- Ernest Granger
- Ernest Roche
- Henri Place
- Jean Daniel
- Albert Goullé
- Emmanuel Chauvière
- Georges Arnold
- Camille Bias
- Georges Féline (1858-?)
- Auguste Ragon
- Charles Prégaldin
- Francis Maquaire
- Eugène Favrel
Notes et références
modifier- ↑ « Dernières nouvelles », L'Homme libre, , p. 1 (lire en ligne)
- 1 2 Bertrand Joly, Aux origines du populisme : Histoire du boulangisme (1886-1891), CNRS éditions, , p. 344
- 1 2 Maurice Dommanget, Édouard Vaillant, un grand socialiste 1840-1915, La Table Ronde, (lire en ligne), p. 95
- 1 2 Marc Crapez, La gauche réactionnaire : mythes de la plèbe et de la race, Berg International Editeurs, , p. 190
- ↑ Gilles Cendrar, Edouard Vaillant : L'invention de la gauche, Armand Colin, (lire en ligne)
Bibliographie
modifier- Maurice Dommanget, Édouard Vaillant, un grand socialiste 1840-1915, La Table Ronde, 1956, p.94-95
- Gilles Candar, Édouard Vaillant : L'invention de la gauche, Armand Colin, 2018
- Bertrand Joly, Aux origines du populisme : Histoire du boulangisme (1886-1891), CNRS éditions, 2022, p.344
- Marc Crapez, La gauche réactionnaire : mythes de la plèbe et de la race, Berg International Editeurs, 1997, p.190