L'Ormindo
L'Ormindo est un opéra de Francesco Cavalli en un prologue et trois actes, sur un livret de Giovanni Faustini. Il est créé à Venise en .
| Genre | Opéra |
|---|---|
| Nbre d'actes | trois + prologue |
| Musique | Francesco Cavalli |
| Livret | Giovanni Faustini |
| Langue originale |
Italien |
| Création |
1644 Teatro San Cassiano, Venise |
Histoire
modifierÀ sa création, l'opéra passe inaperçu. Cavalli reprend le duo de la prison (lorsque Ormindo et Érisbe pensent qu'ils vont mourir), sommet musical de l'œuvre, pour le transposer dans L'Erismena (1655)[1].
L'opéra disparaît ensuite de la scène jusqu'en 1967 lorsqu'il est adapté et orchestré de façon moderne par Raymond Leppard, qui initie ainsi la redécouverte de l'œuvre de Cavalli[1]. La version de la Juilliard School en 1968 est enregistrée, et l'opéra est ensuite repris plusieurs fois en Allemagne, à Zurich, à Amsterdam, et au Festival dei due mondi de Spolète en 1984[1].
Argument
modifierL'histoire se déroule à Anfa, dans le royaume maure de Fès. Les princes Amida et Ormindo, engagés dans la défense du royaume de Maurétanie, s'aperçoivent qu'ils sont tous deux amoureux d'Érisbe, malheureuse en ménage avec Hariadeno, le vieux roi de Fès. Ils conviennent de rester amis le temps de mettre son amour à l'épreuve. Au cours de l'opéra, Cupidon, la princesse Sicle (l'ancienne amante d'Amida), et Erice (la nourrice de Sicle) complotent pour perturber leur relation. Erice organise une séance de spiritisme pour communiquer avec Sicle, supposément morte, qui reproche à Amida son inconstance, l'ayant poussée au suicide. Amida, rongé par le remords, réalise qu'il aime toujours la princesse Sicle et se réjouit d'apprendre qu'elle est bien vivante et non un fantôme. Pendant ce temps, Érisbe et Ormindo décident de s'enfuir à Tunis, où Ormindo doit défendre sa patrie. Lorsque le roi Hariadeno découvre leur adultère, il ordonne à son capitaine, Osmano, de les faire empoisonner. Cependant, Osmano remplace le poison par une potion soporifique, sur l'insistance de Mirinda (la confidente d'Erisbe), qui lui a promis sa main s'il épargne les amants. Tout finit bien lorsque le roi apprend qu'Ormindo est en réalité son fils, né d'une liaison de jeunesse. Il pardonne à tous et cède son royaume à Ormindo. Amida et Sicle se marient, tout comme Osmano et Mirinda.
Notes et références
modifier- 1 2 3 Piotr Kaminski, Mille et un opéras, Fayard, (ISBN 978-2-213-60017-8), p. 230-231
Liens externes
modifier- Ressources relatives à la musique :