L'Aventure des plantes

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L'Aventure des plantes est une série documentaire de Jean-Pierre Cuny[4], adaptée d'un livre de Jean-Marie Pelt et coproduite par la Communauté des télévisions francophones dans les années 1980. Avec un souci de vulgarisation scientifique, sur des images mêlant images traditionnelles, vues microscopiques et animation, un commentateur, Jean-Pierre Cuny, explique avec un pointe d'humour l'évolution du monde végétal et les rapports entre les plantes, leur environnement et les animaux.

L'Aventure des plantes
Genre Documentaire
Création Jean-Marie Pelt, Jean-Pierre Cuny
Réalisation Jean-Pierre Cuny
Scénario Jean-Marie Pelt, Jean-Pierre Cuny
Narration Jean-Pierre Cuny
Musique Joël Fajerman
Pays Drapeau de la France France
Langue Français
Nombre de saisons 2
Nombre d’émissions 26
Production
Durée 26 minutes
Société de production Communauté des télévisions francophones
Diffusion
Diffusion TF1
Date de première diffusion [1]
Date de dernière diffusion [2]
Statut arrêtée
Public conseillé Tout public
Site web L'Aventure des plantes
Chronologie

Documentaires

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Elle se décline en deux parties distinctes :

  • L'aventure des plantes I (TF1, 1982) : C'est une adaptation très large, écrite et réalisée par Jean-Pierre Cuny, d'un livre intitulé "Evolution et Sexualité des Plantes" dont l'auteur est Jean-Marie Pelt. De ce fait, celui-ci est désigné comme co-auteur de la série mais il n'a pas écrit la série.
  • L'aventure des plantes II (TF1, 1986 – 7 d'or du Meilleur documentaire)[5], Jean-Pierre Cuny en est l'auteur principal.

La série explique, à travers des exemples souvent extraordinaires, entre reportages venant du monde entier et animations, l'évolution du monde végétal et la vie des différentes familles de plantes, de la première cellule jusqu'à la diversité des organismes végétaux actuels.

Une autre série suit, toujours de Jean-Pierre Cuny, en 1986, La Guerre des plantes (TF1/Citel), puis en 1992, concernant cette fois-ci le monde animal : Les Inventions de la vie. Lors du décès de Jean-Pierre Cuny en 2000 une nouvelle série était en préparation.

La bande son originale, de Joël Fajerman, est intitulée « Flower's Love »[6].

Cette série est aussi disponible en téléchargement sur le site de l'Institut National de l'Audiovisuel[7].

L'aventure des plantes I

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# Titre Résumé
01 À force de prendre des claques on apprend la vie Ce premier épisode retrace les premières étapes de l’évolution végétale, depuis les algues unicellulaires photosynthétiques et le plancton végétal jusqu’aux algues pluricellulaires du littoral. Il évoque notamment les diatomées, Micrasterias denticulata, l’euglène (Euglena sp.), les laminaires (Laminaria sp.), les fucus (Fucus sp.) et les ulves (Ulva sp.). Il montre comment l’invention de la chlorophylle, de la reproduction sexuée, puis l’adaptation aux contraintes des rivages ont conduit les algues vertes à devenir les ancêtres de toutes les plantes terrestres[8].
02 La Conquête de la terre Cet épisode retrace les premières étapes de la conquête du milieu terrestre par les végétaux, depuis les mousses jusqu’aux fougères, prêles et sélaginelles. Il montre comment l’invention de la tige, des feuilles, de la lignine et des tissus conducteurs a permis aux plantes de croître hors de l’eau, tout en soulignant que des groupes comme la funaire hygrométrique (Funaria hygrometrica), la scolopendre (Asplenium scolopendrium), Marsilea sp., Salvinia sp. ou Selaginella sp. restent encore dépendants de l’humidité pour leur reproduction. L’épisode s’achève sur l’exemple d’une balsamine (Impatiens sp.), dont la fleur, successivement mâle puis femelle, illustre les innovations reproductives des plantes à fleurs et les mécanismes de pollinisation évitant l’autofécondation[9].
03 L’Ovule et la graine Cet épisode montre comment les végétaux se sont affranchis de la reproduction dépendante de l’eau grâce à l’invention de l’ovule puis de la graine. À travers le ginkgo (Ginkgo biloba), les cycads (Cycas sp.) et plusieurs conifères — notamment l’if (Taxus baccata), les cyprès chauves (Taxodium distichum), le taxodium du Mexique (T. mucronatum), les séquoias (Sequoia sempervirens) et le pin de Bristlecone (Pinus longaeva) — le documentaire retrace l’essor des gymnospermes, tout en montrant qu’ils constituent aujourd’hui un groupe ancien en recul face aux plantes à fleurs[10].
04 L’Amour chez les fleurs Cet épisode explore la sexualité des fleurs, majoritairement hermaphrodites, et les stratégies par lesquelles elles assurent leur reproduction sans favoriser systématiquement l’autofécondation. À travers plusieurs exemples — comme l’hélianthème des Apennins (Helianthemum apenninum), le noisetier (Corylus avellana), la nigelle (Nigella damascena), la tulipe (Tulipa sp.), le pissenlit (Taraxacum sp.) et l’iris sauvage (Iris sp.) — il montre que les organes floraux peuvent réagir au contact par thigmonastie, reconnaître ou refuser certains pollens, décaler dans le temps les fonctions mâle et femelle, et n’avoir recours à l’autofécondation qu’en l’absence de pollen étranger[11].
05 La Longue Marche du pollen Cet épisode est consacré à la dispersion du pollen par le vent et par l’eau, ainsi qu’aux adaptations des plantes anémophiles et hydrophiles. À travers plusieurs exemples — comme le saule herbacé (Salix herbacea), le bouleau (Betula sp.), les graminées (Poaceae), le plantain (Plantago sp.), le maïs (Zea mays), la petite pimprenelle (Sanguisorba minor), la vallisnérie (Vallisneria sp.) et la posidonie (Posidonia sp.) — il montre comment la forme du pollen et des organes floraux conditionne la pollinisation, et comment l’étude des pollens fossiles permet aussi de reconstituer des paysages anciens[12].
06 L’Architecture et la fleur Cet épisode est consacré à l’architecture florale et à la comparaison des plans d’organisation florale caractéristiques des grandes familles de plantes à fleurs. Il oppose des familles à bauplan floral très conservé, comme les Apiacées ou les Brassicacées, à des familles plus morphologiquement diversifiées comme les Renonculacées, et montre comment ces organisations se traduisent dans les mécanismes de pollinisation, notamment chez la sauge des prés (Salvia pratensis)[13].
07 Le Bal des oiseaux et des vampires Cet épisode explore plusieurs syndromes de pollinisation, notamment l’ornithophilie et la chiroptérophilie, chez des fleurs tropicales spécialisées. À travers des exemples comme l’oiseau de paradis (Strelitzia reginae), l’arbre du voyageur (Ravenala madagascariensis), l’hibiscus (Hibiscus sp.), la passiflore (Passiflora sp.) et le baobab africain (Adansonia digitata), il montre comment la couleur, la morphologie florale, l’odeur et la quantité de nectar traduisent une adaptation à des groupes précis de pollinisateurs[14].
08 Le Contrat avec les insectes Cet épisode explore les différentes formes d’entomophilie, depuis les pollinisations encore peu spécialisées assurées par les coléoptères jusqu’aux relations beaucoup plus élaborées établies avec diptères, lépidoptères et hyménoptères. À travers des exemples comme la Victoria d’Amazonie (Victoria amazonica), Amorphophallus titanum, Rafflesia arnoldii, l’arum sauvage (Arum maculatum), l’aconit (Aconitum sp.), le delphinium (Delphinium sp.) et le trèfle rouge (Trifolium pratense), le documentaire montre comment les fleurs perfectionnent progressivement leurs dispositifs d’attraction, de guidage, de piégeage et de dépôt du pollen, jusqu’à faire apparaître plante et insecte comme engagés dans une véritable coadaptation[15].
09 La communication avec l’extra-végétal Cet épisode montre comment les fleurs communiquent avec les insectes pollinisateurs au moyen de signaux visuels et olfactifs de plus en plus élaborés. Il décrit la manière dont pétales, sépales, bractées ou étamines peuvent être mobilisés comme organes d’attraction, comment les couleurs sont perçues différemment par les insectes, et comment guides nectarifères, parfums et variations de forme orientent leur comportement. À travers des exemples comme le lierre (Hedera sp.), le bougainvillier (Bougainvillea sp.), le poinsettia (Euphorbia pulcherrima), le marronnier (Aesculus sp.), la vigne (Vitis vinifera), les dryades (Dryas sp.), le stapelia (Stapelia sp.) et les asclépias (Asclepias sp.), le documentaire montre que la relation entre fleurs et insectes repose le plus souvent sur des échanges mutualistes, mais qu’elle peut aussi passer par la tromperie, le piégeage ou l’exploitation du comportement des pollinisateurs.
10 La protection maternelle et infantile Cet épisode montre que l’une des grandes tendances de l’évolution florale est la protection croissante de la cellule femelle, de l’ovule, puis de l’embryon végétal. En comparant des plantes comme le saule (Salix sp.), le magnolia (Magnolia sp.), le lotus (Nelumbo sp.), la tulipe (Tulipa sp.), le narcisse (Narcissus sp.), le crocus (Crocus sp.), le pommier (Malus domestica) ou la rose (Rosa sp.), le documentaire décrit le passage d’ovaires encore très exposés à des structures de plus en plus enfouies et protégées, jusqu’au fruit considéré comme un aboutissement de cette protection maternelle. Il s’attarde aussi sur le cas du figuier (Ficus carica), dont les fleurs enfermées fonctionnent en association étroite avec le blastophage (Blastophaga psenes), et sur la fragilité de certains systèmes spécialisés face aux insectes qui détournent l’accès au nectar, comme chez la consoude (Symphytum sp.)[16].
11 La fleur enceinte Cet épisode est consacré à la graine comme forme de vie en réserve et aux multiples stratégies par lesquelles les plantes dispersent leur descendance. Après avoir montré que certaines espèces tropicales, comme le cacaoyer (Theobroma cacao), produisent des graines peu déshydratées qui germent rapidement, tandis que les palétuviers accouchent presque de jeunes plants, le documentaire insiste sur la capacité des graines à attendre longtemps des conditions favorables. Il passe ensuite en revue les principaux modes de dissémination — par l’eau chez le cocotier (Cocos nucifera) ou le lotus sacré (Nelumbo nucifera), par le vent chez le pissenlit (Taraxacum sp.) et d’autres fruits ailés ou plumeux, par les animaux ou par projection chez l’impatiente (Impatiens noli-tangere), le concombre d’âne (Ecballium elaterium) et diverses graminées — et montre comment certaines graines peuvent même se visser elles-mêmes dans le sol grâce aux variations d’humidité[17].
12 La socialisation des fleurs Cet épisode montre comment l’évolution florale tend souvent à remplacer la grande fleur solitaire primitive par des ensembles de fleurs de plus en plus petites, regroupées en inflorescences puis en capitules. À travers des exemples comme la lentille d’eau (Lemna sp.), Wolffia sp., la carotte sauvage (Daucus carota), la marguerite (Leucanthemum sp.), la centaurée (Centaurea sp.), le tournesol (Helianthus annuus) et l’edelweiss (Leontopodium alpinum), le documentaire montre comment ces regroupements permettent une miniaturisation des fleurs et une répartition des fonctions entre fleurs attractives et fleurs reproductrices, tout en signalant l’existence de contre-exemples modernes à grande fleur solitaire comme la jonquille (Narcissus sp.)[18].
13 Une rencontre au sommet : l’Homme et l’orchidée Cet épisode est consacré aux orchidées, présentées comme l’une des formes les plus sophistiquées de l’évolution florale. Il montre à la fois le mode de vie épiphyte de nombreuses orchidées tropicales, capables d’absorber l’eau de l’air par leurs racines aériennes, et l’extrême spécialisation de leur pollinisation : labelle servant de piste d’atterrissage, éperons nectarifères très allongés, mimétisme d’insectes, pièges comme chez le sabot de Vénus et transport extrêmement précis du pollen. Le documentaire évoque aussi la vanille, dont la fécondation hors du Mexique a dû être réalisée artificiellement, ainsi que la dépendance des graines d’orchidées envers des champignons nourriciers lors de la germination, certaines espèces pouvant même perdre secondairement leur chlorophylle[19].

L'aventure des plantes II

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# Titre Résumé
14 Quand on est mort c'est pour la vie Cet épisode explore les mouvements des plantes, leurs rythmes biologiques et certaines de leurs stratégies de reproduction. À travers des exemples comme le mimosa pudique (Mimosa pudica), les mouvements nyctinastiques du haricot (Phaseolus sp.), la sensibilité à la lumière chez des algues unicellulaires, le compagnon rouge (Silene dioica), l’arum mange-mouches (Helicodiceros muscivorus) et le fraisier (Fragaria sp.), il montre que les plantes réagissent à la gravité, à la lumière, aux alternances du jour et de la nuit, utilisent des pollinisateurs spécialisés ou la multiplication végétative, et obéissent enfin à des processus de sénescence et de mort programmée.
15 Le plus faible des deux ? Cet épisode est consacré à la « force végétale ». Il retrace d’abord les premières étapes de l’histoire du vivant, depuis les bactéries et les algues unicellulaires jusqu’à l’apparition de la photosynthèse, illustrée notamment par la spirogyre (Spirogyra sp.) et l’orchidée sans feuilles de La Réunion (Solenangis aphylla). Il montre ensuite, à travers les affrontements entre microorganismes, les défenses chimiques des acacias (Senegalia nigrescens) contre les koudous et le piégeage pollinique du nénuphar du Cap (Nymphaea capensis), que les plantes ne sont pas des êtres passifs mais des organismes capables d’agentivité.
16 Mission impossible Cet épisode est consacré à la colonisation végétale des milieux initialement abiotiques et au rôle pionnier des premiers organismes capables de s’y installer. À partir de la naissance de l’île volcanique de Surtsey, il montre comment graines, oiseaux, insectes et débris marins amorcent peu à peu une succession écologique, puis élargit la démonstration aux volcans, aux déserts et aux hautes montagnes. Il s’attarde surtout sur les lichens, présentés comme des organismes pionniers issus d’une symbiose entre champignon et algue, capables de préparer un substrat nu à l’installation d’autres plantes, et évoque aussi d’autres formes extrêmes d’adaptation comme la reviviscence ou le mimétisme minéral des plantes-cailloux.
17 Les conditions extrêmement extrêmes Cet épisode explore les solutions mises en œuvre par certaines plantes pour vivre dans des milieux où l’eau est rare, la chaleur excessive ou les conditions climatiques brutalement défavorables. À travers des exemples comme la welwitschie (Welwitschia mirabilis), les ficoïdes du désert, les cactus, la joubarbe des toits (Sempervivum sp.), l’haworthia (Haworthia sp.) et le melocactus (Melocactus sp.), il montre comment l’absorption du brouillard, le stockage de l’eau, la réduction des surfaces transpirantes, la floraison nocturne ou l’ouverture des fruits uniquement sous la pluie permettent à ces plantes de survivre et de se reproduire malgré des contraintes écologiques extrêmes.
18 Le roi de la forêt Cet épisode aborde la forêt comme un écosystème productif dont il faut évaluer à la fois la phytomasse, la zoomasse et le recyclage de la matière organique. En comparant les forêts tempérées et tropicales, il montre que la vie forestière repose moins sur les grands vertébrés que sur une multitude d’organismes souvent discrets — pucerons, chenilles, araignées, acariens, collemboles, bactéries, champignons et surtout vers de terre — qui assurent l’essentiel du travail de décomposition et de circulation de la matière. Il s’attarde aussi sur la forêt tropicale, riche en épiphytes, en broméliacées réservoirs d’eau, en animaux arboricoles et en disperseurs de graines comme les chauves-souris, pour montrer que le véritable « roi de la forêt » n’est pas celui qu’on croit.
19 Sur un arbre perché Cet épisode explore plusieurs manières, pour les plantes, de vivre sur d’autres plantes ou grâce à elles, depuis l’hémiparasitisme du gui (Viscum album) jusqu’au figuier étrangleur, hémiépiphyte du genre Ficus, en passant par l’orchidée souterraine d’Australie (Rhizanthella sp.) et diverses lianes. Il montre comment ces plantes utilisent oiseaux, insectes ou supports vivants pour se disperser, se nourrir ou atteindre la lumière, et décrit en particulier le mutualisme très spécialisé entre le figuier et son agaon pollinisateur, ainsi que les stratégies de grimpe, d’étranglement ou de parasitisme qui permettent de vivre « sur un arbre perché ».
20 Dis-moi où tu habites Cet épisode montre que les plantes sont étroitement déterminées par leur habitat et par les contraintes physiques ou chimiques du milieu où elles vivent. À travers des exemples comme les plantes de murailles, les espèces psammophiles et halophiles des dunes et des marais salés, les plantes carnivores des tourbières, la vallisnérie des eaux calmes, les pyrophytes des forêts incendiées et une orchidée marteau d’Australie, il montre comment pauvreté du sol, salinité, immersion, feu ou disponibilité des pollinisateurs conduisent les végétaux à modifier à la fois leur structure, leur mode de vie et leurs stratégies de reproduction.
21 Le troisième règne Cet épisode est consacré aux champignons, présentés comme un « troisième règne » distinct des plantes et des animaux. À travers des exemples comme l’amanite phalloïde, le phallus impudique, le pleurote, le mérule pleureur, les moisissures, les champignons nématophages, les mycorhizes et les myxomycètes, il montre la diversité de leurs modes de vie : décomposition du bois mort, parasitisme, protection des plantes, symbiose avec les racines et formes intermédiaires brouillant les frontières entre règne fongique et règne animal.
22 La guerre ou la paix Cet épisode explore la diversité des relations entre les plantes et les animaux, depuis les défenses chimiques et mécaniques contre les herbivores jusqu’aux formes de coexistence plus stables. À travers des exemples comme le pyrèthre, le caféier, les conifères producteurs d’hormones mimétiques, les acacias broutés par les girafes, le baobab pollinisé par les chauves-souris et la protée à fleur de terre pollinisée par des rongeurs, il montre que les plantes peuvent tantôt intoxiquer, piéger ou détourner leurs ennemis, tantôt conclure avec des animaux de véritables associations durables et mutuellement avantageuses.
23 La plante et la fourmi Cet épisode explore les multiples formes d’association entre les plantes et les fourmis, depuis la culture d’un champignon par les fourmis coupeuses de feuilles jusqu’aux relations de protection, de nourrissage et de logement entre fourmis et plantes myrmécophiles. À travers des exemples comme les pucerons gardés comme un bétail, les lianes et acacias s.l. qui offrent nectar, abris ou corps nutritifs, les « jardins de fourmis » tropicaux et l’orchidée Coryanthes installée dans ces jardins suspendus, il montre que les plantes peuvent recruter les fourmis comme gardiennes, nourrices, bâtisseuses et alliées dans des symbioses très élaborées.
24 L’apprenti sorcier Cet épisode explore les relations ambivalentes entre l’homme et les plantes, depuis les espèces anthropophiles qui colonisent spontanément les villes jusqu’aux plantes cultivées dont l’homme modifie la diffusion, la reproduction ou la défense. À travers des exemples comme la pariétaire, l’ailante et son papillon, la luzerne pollinisée par des abeilles spécialisées, la pomme de terre et ses fléaux successifs, les conifères attaqués par les scolytes ou encore l’introduction de bousiers en Australie, il montre que l’homme agit comme un apprenti sorcier dès qu’il déplace des espèces, favorise des monocultures ou tente de corriger les déséquilibres écologiques qu’il a lui-même créés.
25 L’empereur et les envahisseuses Cet épisode montre comment les déplacements de plantes par l’homme, volontaires ou non, bouleversent les équilibres écologiques, surtout dans les îles. À travers des exemples comme la jacinthe d’eau, les pestes végétales de l’île Maurice et de La Réunion, le coco-fesse des Seychelles, le sabre d’argent d’Hawaï, le toromiro de l’île de Pâques et la flore ravagée des îles Auckland, il souligne que l’introduction d’espèces, la surexploitation ou l’arrivée d’animaux étrangers peuvent conduire à l’effacement de flores entières, tandis que certaines plantes très spécialisées ne survivent que grâce à des politiques de protection ou de conservation.
26 Le chêne et le roseau Cet épisode oppose deux grandes stratégies du monde végétal : celle des arbres, fondée sur la durée, la puissance et l’accumulation de bois, et celle des herbes, fondée sur la souplesse, la rapidité et l’économie de moyens. À travers des exemples comme le chêne vieillissant, le kaori néo-zélandais, les plantes volubiles comme le liseron ou le haricot, les espèces des éboulis glaciaires, les îles flottantes de roseaux du Danube, le bambou et le lotus relicte d’une source thermale roumaine, il montre que la supériorité n’appartient ni à l’arbre ni à l’herbe en général, mais à la forme de vie la mieux adaptée au milieu et aux contraintes qu’elle affronte.

Publications associées

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  • La Prodigieuse aventure des plantes de Jean-Pierre Cuny (préface de Jean-Marie Pelt). Editions Fayard. Paru le 02/12/1981.
  • L'aventure des plantes, 51 histoires vraies et extraordinaires, de Jean-Pierre Cuny, préface de Jean-Pierre Cuny. Paris : Editions J'ai lu, 1989.

Notes et références

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  1. « L'aventure des plantes : A force de prendre des claques on apprend la vie (ID Notice : CPA82054353) », sur inatheque.ina.fr (consulté le )
  2. « L'aventure des plantes : Le chêne et le roseau (ID Notice : CPA87007706) », sur inatheque.ina.fr (consulté le )
  3. « Les Inventions de la vie : France 2, 21 h 40 La cohérence du monde », Le Monde, (consulté le ).
  4. « ? », Le Figaro Magazine, (lire en ligne)
  5. « Les drôles d'histoires de Jean-Pierre Cuny », sur Le Monde.fr, Le Monde, (ISSN 1950-6244, consulté le ).
  6. « Flower's love : générique de la série l'Aventure des plantes », sur Youtube, (consulté le ).
  7. « L'aventure des plantes (saisons 1 et 2 - 26 épisodes) », sur INA.fr, (consulté le ).
  8. [vidéo] « L'Aventure des Plantes 1982 01 A La recherche de la toute première plante », sur YouTube
  9. [vidéo] « L'Aventure des Plantes 1982 02 La conquête de la terre et l'invention du bois », sur YouTube
  10. [vidéo] « L'Aventure des Plantes 1982 03 L'ère des grandes inventions l'ovule et la graine », sur YouTube
  11. [vidéo] « L'Aventure Des Plantes 1982 05 L'amour chez les fleurs », sur YouTube
  12. [vidéo] « L'Aventure des Plantes 1982 06 La longue marche du pollen », sur YouTube
  13. [vidéo] « L'aventure Des Plantes 1982 04 L'architecte et la fleur », sur YouTube
  14. [vidéo] « L'Aventure des Plantes 1982 07 Le bal des oiseaux et des chauve souris », sur YouTube
  15. [vidéo] « L'aventure Des Plantes 1982 04 L'architecte et la fleur », sur YouTube
  16. [vidéo] « L'Aventure des Plantes 1982 10 La protection maternelle et infantile », sur YouTube
  17. [vidéo] « L'Aventure des Plantes 1982 11 La fleur enceinte », sur YouTube
  18. [vidéo] « L'Aventure des Plantes 1982 12 La socialisation des fleurs », sur YouTube
  19. [vidéo] « L'aventure des plantes - 13 - Une rencontre au sommet l'Homme et l'orchidée », sur YouTube

Liens externes

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