La Chaussée-Tirancourt

commune française du département de la Somme

La Chaussée-Tirancourt est une commune française située dans le département de la Somme en région Hauts-de-France.

La Chaussée-Tirancourt
La Chaussée-Tirancourt
La mairie-école.
Blason de La Chaussée-Tirancourt
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Amiens
Intercommunalité CC Nièvre et Somme
Maire
Mandat
Philippe François
2026-2032
Code postal 80310
Code commune 80187
Démographie
Gentilé Calcéens
Population
municipale
699 hab. (2023 en évolution de +6,07 % par rapport à 2017)
Densité 56 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 57′ 15″ nord, 2° 08′ 58″ est
Altitude Min. 12 m
Max. 97 m
Superficie 12,52 km2
Type Bourg rural
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Amiens
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Ailly-sur-Somme
Législatives 1re circonscription de la Somme
Localisation
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La Chaussée-Tirancourt
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La Chaussée-Tirancourt
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La Chaussée-Tirancourt

Géographie

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Localisation

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La Chaussée-Tirancourt est un village picard de l'Amiénois.

Limitrophe d'Ailly-sur-Somme, la localité est située à km au sud-est de Flixecourt[1], 12 km au nord-ouest d'Amiens[2] et à 28 km au sud-est d'Abbeville[3], à vol d'oiseau[Note 1].

Les communes limitrophes sont Ailly-sur-Somme, Belloy-sur-Somme, Breilly, Picquigny, Saint-Sauveur, Saint-Vaast-en-Chaussée et Vignacourt.

Hydrographie

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Réseau hydrographique

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Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de la Chaussée-Tirancourt[Note 3].

La commune est située dans le bassin Artois-Picardie.

Elle est drainée par la Somme canalisée, l'Acon[4], le Tirancourt[5] et un autre petit cours d'eau[Carte 1].

Le canal de la Somme, construit entre 1770 et 1827, et mis au gabarit Freycinet en 1880, est long 170 km. Il débute à Saint-Simon où il touche au canal de Saint-Quentin et débouche dans la baie de Somme[6].

Quatre plans d'eau complètent le réseau hydrographique : l'étang de la Hutte (3,3 ha), l'étang des Grises (0,9 ha), l'étang des Noires (2,4 ha) et l'étang du Pont de Bois (3 ha)[Carte 1],[7].

Gestion et qualité des eaux

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Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Somme aval et Cours d'eau côtiers ». Ce document de planification concerne un territoire de 1 835 km2 de superficie, délimité par le bassin versant de la Somme canalisée. Le périmètre a été arrêté le et le SAGE proprement dit a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le syndicat mixte d'aménagement hydraulique du bassin versant de la Somme (AMEVA)[8].

La qualité des cours d'eau peut être consultée sur un site géré par les agences de l'eau et l'Agence française pour la biodiversité[Carte 2].

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[9]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[10]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[11] et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement (1 550 h/an) ; forte humidité de l’air (plus de 20 h/jour avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents[12]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[13],[14].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 700 mm, avec 11,2 jours de précipitations en janvier et 8,2 jours en juillet[9]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Glisy à 20 km à vol d'oiseau[15], est de 11,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 646,6 mm[16],[17]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,7 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −14,6 °C, atteinte le [Note 4].

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[18], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Milieux naturels et biodiversité

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La vallée d'Acon, un modeste affluent de la Somme, offre un paysage d'une grande diversité : prairie humide et mares ; sur la rive gauche on trouve le larris, coteau calcaire avec une végétation d'herbes rases et des buissons. La flore du marais se compose de :

  • Populage des marais,
  • Menthe aquatique.
  • Salicaire se mêlent aux
  • Patience des eaux...

La flore du larris est composée de[19] :

  • orchidées (Orchis moucheron, Orchis homme-pendu...)

La faune de la prairie se compose de :

  • micro-organismes,
  • insectes,
  • batraciens,
  • oiseaux.

La faune du larris se compose de :

  • criquets,
  • sauterelles,
  • papillons...

Urbanisme

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Typologie

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Au , La Chaussée-Tirancourt est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[20].

Elle est située hors unité urbaine[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Amiens, dont elle est une commune de la couronne[Note 5],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 369 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[21],[22]. Elle fait également partie de sa zone d'emploi et son bassin de vie.

Occupation des sols

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Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (75,4 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (75,7 %).

La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (69 %), forêts (11,2 %), zones humides intérieures (9,2 %), prairies (4,4 %), zones urbanisées (3,8 %), zones agricoles hétérogènes (2 %), eaux continentales[Note 6] (0,4 %)[23].

L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].

Habitat et logement

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En 2022, le nombre total de logements dans la commune était de 305, alors qu'il était de 302 en 2016 et de 286 en 2011[I 2].

Parmi ces logements, 94,8 % étaient des résidences principales, 1,3 % des résidences secondaires et 3,9 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 98,7 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 0,3 % des appartements[I 3].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à La Chaussée-Tirancourt en 2022 en comparaison avec celle de la Somme et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi la faible proportion des résidences secondaires et logements occasionnels (1,3 %) par rapport au département (8,5 %) et à la France entière (9,7 %).

Le logement à La Chaussée-Tirancourt en 2022.
Typologie La Chaussée-Tirancourt[I 3] Somme[I 4] France entière[I 5]
Résidences principales (en %) 94,8 83,2 82,3
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 1,3 8,5 9,7
Logements vacants (en %) 3,9 8,3 8

Voies de communication et transports

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La localité est desservie en 2023 par la ligne d'autocars no 28 (Saint-Léger - L'Étoile - Flixecourt - Amiens) du réseau inter-urbain Trans'80[24].

Toponymie

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Chaussée est attesté sous les formes Le Cauchie (1142.) ; Calceia (1174.) ; Calceia Pinconiensis (1209.) ; Calceia de Pinconio (1218.) ; Le Cauchie de Pinkeigny (1279.) ; La Chaucée de Piquigny (1296.) ; Calceya Pinkonii (1301.) ; Calcheya (1301.) ; La Cauchie de Pinquegny (1301.) ; La Cauchie de Picquegny (1561.) ; La Chaussée de Picquigny (1599.) ; Conchie (1634.) ; Canchie (1638.) ; Calcey près Picquigny (1648.) ; Calceis près Picquigny (1648.) ; La Chaussée de Pequigny (1680.) ; La Chaussée prez Pecquigny (1701.) ; La Chaussé (1710.) ; La Chaussée (1757.) ; La Chaussée-Tyrancourt (1801.) ; La Chaussée-lez-Picquigny (1781.) ; Lachaussée-Tirancourt (1850.) ; La Chaussée-Tirancourt[25].

Chaussée, un des premiers sens du mot est une « Levée de terre pour retenir l'eau d'une rivière ou d'un étang, pouvant servir de chemin de passage ». La Chaussée tire son nom du bas-latin calceata, évoquant une voie romaine[26].

Tirancourt, hameau de La Chaussée, attesté sous les formes Tirincurt en 1066 ; Terincort en 1198 ; Tirencourt en 1300 ; Thirencourt en 1432 ; Tiraucourt en 1733 ; Tyrancourt en 1801. Auguste Vincent, dans sa Toponymie de la France (1937), se référant à Ernst Förstemann, estime que le nom vient du germanique Tarro[26].

Histoire

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Préhistoire

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Mésolithique, le gisement mésolithique de La Chaussée-Tirancourt

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Des fouilles archéologiques, réalisées en 1991, ont mis au jour des restes humains remontant à 8 000 ans. Ces ossements humains appartiennent à la période du mésolithique, période charnière entre le paléolithique et le néolithique[26]. Les Calcéens[Note 7] de cette époque seraient les derniers chasseurs-cueilleurs ayant vécu dans la région[27].

À l'occasion de la découverte de pointes de flèches en silex dans la tourbe lors des travaux d'installation du jardin botanique du parc de Samara et de terrassements du parking, en 1988, à la confluence de la Somme et de l'Acon, le site mésolithique du Petit Marais a fait l'objet de fouilles de sauvetage qui ont été analysées dans le cadre de la thèse de Thierry Ducrocq[28].

Quelque 100 m2 sur plusieurs milliers couverts du site ont montré le caractère exceptionnel du gisement. La qualité et la richesse des niveaux archéologiques - la présence de sépultures - ont permis une reconstitution assez précise de l'environnement, du mode de vie des chasseurs-cueilleurs. Il y a environ 8 000 ans, les derniers chasseurs-cueilleurs régionaux parcouraient les forêts du Nord de la France.

Le campement de la Chaussée-Tirancourt livre le même type de vestiges mais diffère par une densité d'objets très importante, témoignage d'une occupation longue ou d'une succession de haltes. Le Petit Marais se singularise également par de nombreux restes d'oiseaux (canard colvert, buse variable…) et de poissons qui correspondent à une diversification des ressources alimentaires. De plus, une hémi-mandibule atteste la présence du chien près de 2 000 ans avant l'apparition des premiers herbivores domestiqués en Picardie par les Néolithiques. Plusieurs grandes fosses semblent liées à un rituel funéraire. Deux sépultures différentes ont été trouvées : les restes d'une incinération dispersés dans une petite fosse en cuvette et une inhumation secondaire où les os longs sont disposés horizontalement au fond d'une toute petite fosse, le crâne placé au-dessus et les os pairs furent disposés symétriquement, côtes et vertèbres furent placées près du bord de la fosse. Le mobilier funéraire initial comportait probablement une partie des centaines d'éléments de parures retrouvés dans toute la couche archéologique (objets percés : gastéropodes fossiles ou holocènes, coques et dents d'herbivores).

Néolithique, la sépulture mégalithique de la Chaussée-Tirancourt

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Découverte en 1967, l'allée couverte consistait en une fosse de 15 m de long sur 3,50 m de large regroupait des ossements. Le plancher à 1,70 m du sol a été creusé dans la craie. Des dalles de grès délimitent l'espace funéraire de 11 m sur m et deux blocs placés en travers marquent l'entrée. La fosse un peu plus large que l'allée couverte elle-même laissait ainsi une sorte de couloir périphérique. La sépulture mégalithique de la Chaussée-Tirancourt appartenait à la civilisation de Seine-Oise-Marne (Néolithique final-Chalcolithique). Elle a livré les restes de quelque 400 individus. Stratigraphiquement, ces restes osseux se répartissent en sept sous-couches correspondant au total à une durée de quelques siècles. On a distingué des secteurs plus ou moins autonomes et, des cellules d'inhumation dites « cases » qui sont autant de petites sépultures collectives à l'intérieur de la grande[29].

Le couloir périphérique est resté fonctionnel pendant toute la durée de l'utilisation funéraire du monument mégalithique, et n'a été définitivement comblé qu'à la fin de celle-ci. Deux orthostates ont été extraits par les hommes de la Préhistoire avant le dépôt de la principale couche d'inhumation. Le système d'accès à la sépulture a été modifié au moins une fois et plusieurs incendies sont intervenus en cours d'utilisation. Enfin une couche charbonneuse et un lit régulier de plaquettes de grès éclaté ont été établis sur l'ensemble du monument[30].

Une reconstitution photographique de la sépulture est présentée au pavillon des expositions.

Antiquité

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L'oppidum de La Chaussée-Tirancourt

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Le territoire communal possède un site fortifié gaulois où des pièces de monnaie ont été trouvées

54 av. J.-C. Jules César, retour Bretagne (G-B) quartiers d'hiver et son conseil des Gaules (sources correspondance Cicéron + Trebatius légions - Amiens).

Samarobriva = « passage / pont sur la Somme » camp César = commune Chaussée-Tirancourt.[31].

Époque contemporaine

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Au début de la Seconde Guerre mondiale, le , lors de la bataille de France, les Allemands bombardent et mitraillent le village[32].

Une base de lancement de V1 est implantée dans la commune par l'occupant nazi. Comme celles de Villers-l'Hôpital, Berneuil et Vignacourt, elle entre dans le projet Manhattan et la mission Alsos[33].

Politique et administration

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Rattachements administratifs et électoraux

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Rattachements administratifs

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La commune se trouve depuis 1926 dans l'arrondissement d'Amiens du département de la Somme[I 1] .

Elle faisait partie depuis 1793 du canton de Picquigny[34]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Rattachements électoraux

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Intercommunalité

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La Chaussée-Tirancourt était membre de la communauté de communes de l'Ouest d'Amiens, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé en 1993 et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, cette intercommunalité a fusionné avec sa voisine pour former, le , la communauté de communes Nièvre et Somme, dont est désormais membre la commune[I 1].

Liste des maires

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Liste des maires successifs[35]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
1790   Pierre Charles Paschal Thuillier de Monrefuge[36]   Ancien officier, Propriétaire exploitant dans la section de La Chaussée
Électeur à l'assemblée générale des trois ordres pour le bailliage d'Amiens
Administrateur du département de la Somme, membre du directoire (1790-1792)
août 1790 1792 Jacques Barbier    
vers février 1792 vers décembre 1794 Jean-Baptiste Fouache    
novembre 1795 septembre 1797 Pierre Hulot    
octobre 1797 juin 1800 Agatange Barbier    
juin 1800 1834 Pierre Charles Paschal Thuillier de Monrefuge[36]   Propriétaire exploitant dans la section de La Chaussée
Électeur à l'assemblée générale des trois ordres pour le bailliage d'Amiens
Électeur dans la liste des 600 contribuables les plus imposés du département de la Somme de l'an XI
Électeur dans la liste des 550 contribuables les plus imposés du département de 1810
Conseiller d'arrondissement de Picquigny (1811 → 1830).
décembre 1834 août 1848 Adolphe Francqueville[37]   Garde du corps et officier de la garde royale.
Propriétaire (Fortune évaluée en revenus à 15 000 FRF)
août 1848 octobre 1848 Arsène Deflandre    
octobre 1848 mai 1871 Alphonse Lognon    
mai 1871 juillet 1880 Henry Francqueville d'Abancourt    
juillet 1880 janvier 1881 Clément Caron    
février 1881 avril 1884 Aimable Gavois    
mai 1884 mai 1896 Henri de Franqueville    
mai 1896 mai 1908 Maurice de Franqueville d'Abancourt    
mai 1908 vers décembre 1919 Léon Fourny    
décembre 1919 août 1926 Léopold Thuillier    
août 1926 vers mai 1940 Léopold Boucher    
vers mai 1940 octobre 1940 Eugène Lorinet    
1940 1940 Arthur Brunet    
novembre 1940 mai 1941 Gaston Guérin    
mai 1941 septembre 1944 Henri de Franqueville d'Abancourtr    
septembre 1944 novembre 1944 Léonce Legrand    
novembre 1944 décembre 1944 Gaston Guérin    
décembre 1944 mai 1953 Narcisse Caron    
mai 1953 mars 1965 Pierre Bondois    
mars 1965 mars 1983 Jacques Francqueville d'Abancourt    
mars 1983 mars 2001 André Sehet[Note 8],[38] PCF Instituteur puis directeur de l'école de la Chaussée-Tirancourt retraité
Député suppléant de Maxime Gremetz(1997 → 2007)
Chevalier dans l'Ordre national du mérite[39]
Officier des Palmes académiques
mars 2001 en cours
(au 26 août 2026)
Philippe François PCF Employé civil ou agent de service de la fonction publique
Président de l'ex-CC Val de Nièvre ( ? → 2016)
Vice-président (2017 → 2026) puis président (2026[40] → ) de la CC Nièvre et Somme
Réélu pour le mandat 2026-2032[41],[42],[40],[43]

Équipements et services publics

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Enseignement

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L'école primaire publique André-Sehet compte 55 élèves à la rentrée 2017-2018[44].

Dans le cadre de la journée intergénérationnelle, l'école ouvre ses portes aux aînés du village pour des ateliers communs liés à la cantine[45]

Population et société

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Démographie

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L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[46]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[47].

En 2023, la commune comptait 699 habitants[Note 9], en évolution de +6,07 % par rapport à 2017 (Somme : −1,23 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
743784830839878858892930954
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
942872830800714699650605611
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
565526509499503465431412402
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
397480581645673687662660659
2021 2023 - - - - - - -
679699-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[34] puis Insee à partir de 2006[48].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine

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Lieux et monuments

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  • Le parc de Samara avec le Camp César, consacré à l'archéologie et à la nature, se trouve sur le territoire de la commune.
  • Église Saint-Martin :
    L'église a fait l'objet de travaux importants dès 1730 mais paraît bien antérieure[49]. Ses deux séries de cinq vitraux sont dédiées aux mystères joyeux et aux mystères glorieux. Ils ont été réalisés par les ateliers Cagnard d'Amiens[50].
  • Chapelle du cimetière communal :
    La chapelle du cimetière, en pierre, du XVIe siècle. Primitivement dédiée à la Vierge, elle renferme une peinture de l'Ecce Homo de 1579[51],[52].
  • Marais de Tirancourt :
    Le Marais de Tirancourt s'étend sur le territoire des communes de La Chaussée-Tirancourt, Ailly-sur-Somme et Breilly ; il est voisin du Parc de Samara. Le site qui a gardé un caractère sauvage, abrite une diversité de milieux et plusieurs espèces animales et végétales typiques des marais tourbeux alcalins dont la renoncule Grande douve, espèce protégée de plus d'un mètre de haut[56].

Personnalités liées à la commune

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  • Henri de Francqueville (1898-1944), maire du village, tué le jour de la Libération, le 1er septembre[57], une rue du village porte son nom.
  • André Sehet, ancien maire, a rédigé l'histoire communale[26].
  • Marc Fasquel (1947-1986), criminel français, y est né.

Héraldique

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Blason de La Chaussée-Tirancourt Blason
D'azur au pélican d'argent sur son aire du même[58].
Détails
Le blason est inspiré des armes présentes sur un sceau de Warin de La Chaussée, seigneur du village en 1247.

Blason adopté en 1976.

Pour approfondir

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Bibliographie

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  • Sylviane Schwal et André Sehet, Le patrimoine religieux de La Chaussée-Tirancourt, [59].

Articles connexes

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Liens externes

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  1. Du centre du chef-lieu de la commune.
  2. Accès au lien de l'article Wikipédia de la commune limitrophe en cliquant sur celle-ci.
  3. Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
  4. Les records sont établis sur la période du au .
  5. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  6. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  7. Nom des habitants de La Chaussée-Tirancourt.
  8. L'école de la commune porte le nom de ce maire.
  9. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
  10. Ce dossier de l’Insee reprend, pour la commune, le Code Officiel Géographique, le découpage territorial, l'intercommunalité, les zonages d’études, le dossier complet de la commune, un comparateur de territoires, les données statistiques et les définitions des termes géographiques (zonages administratifs, d’étude, etc.).
  1. 1 2 « Réseau hydrographique de la Chaussée-Tirancourt » sur Géoportail (consulté le 25 septembre 2024).
  2. « Qualité des eaux de rivière et de baignade. », sur qualite-riviere.lesagencesdeleau.fr/ (consulté le )
  3. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références

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Site de l'Insee

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Autres sources

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  1. « Orthodromie entre La Chaussée-Tirancourt et Flixecourt », sur fr.distance.to (consulté le )
  2. « Orthodromie entre La Chaussée-Tirancourt et Amiens », sur fr.distance.to (consulté le )
  3. « Orthodromie entre La Chaussée-Tirancourt et Abbeville », sur fr.distance.to (consulté le )
  4. Sandre, « l'Acon »
  5. Sandre, « le Tirancourt »
  6. Sandre, « le canal de la Somme »
  7. « Le millésime 2022 de la BD TOPAGE® métropole est disponible », sur eaufrance.fr (consulté le ).
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