La France de la Renaissance
La France de la Renaissance est une sculpture allégorique réalisée par le sculpteur français Jules Coutan en 1899 pour l'un des quatre pylônes du pont Alexandre-III à Paris[1].
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Description
modifierLa sculpture, réalisée en calcaire de Chauvigny[2] avec des éléments en cuivre doré, représente une femme assise, les jambes croisées. Elle est vêtue d'une robe d'inspiration Renaissance et d'une cape à capuche qu'elle soulève de la main gauche. De la main droite, elle tient simultanément la poignée d'une longue épée à deux mains et un rameau d'olivier, une association que Jules Coutan reprend dans son groupe La Paix armée. L'épée et le rameau constituent les seuls éléments en cuivre doré de la composition.
Le corset de la robe est orné d'une fleur de lis. La figure, coiffée d'un casque, tourne la tête vers la droite. À ses pieds, à droite, se trouvent un globe terrestre, attributs évoquant les grandes découvertes de la Renaissance. À gauche, une figure féminine nue, de dimensions réduites, semble chercher refuge dans les plis du vêtement de l'allégorie principale.
Emplacement
modifierLa statue est installée sur le pylône situé en rive gauche, en amont du pont Alexandre-III, du côté des Invalides. Les quatre pylônes du pont sont ornés de sculptures représentant les grandes périodes de l'histoire de France :
- rive droite, amont : La France du Moyen Âge, par Alfred-Charles Lenoir ;
- rive gauche, aval : La France sous Louis XIV, par Laurent Marqueste ;
- rive droite, aval : La France moderne, par Gustave Michel.
Le pylône est couronné par le groupe équestre en bronze doré de Pierre Granet, connu sous les titres La Renommée au combat, Pégase tenu par la Renommée ou encore La Renommée du Commerce.
Historique
modifierLa sculpture est réalisée dans le cadre du programme décoratif du pont Alexandre-III, construit à l'occasion de l'Exposition universelle de 1900. Le 7 octobre 1896, lors de la cérémonie de pose de la première pierre du pont par le tsar Nicolas II, quatre pylônes provisoires en bois recouverts de toiles peintes sont élevés afin de permettre d'apprécier les perspectives du futur ouvrage. Le 20 janvier 1898, les architectes du pont proposent de renforcer les quatre piles par des statues assises destinées à « symboliser et perpétuer l'alliance des nations amies ». Cette idée est toutefois abandonnée peu après. Une note datée du 7 mars 1898 indique que les allégories des nations, dont la signification est susceptible d'évoluer avec le contexte diplomatique, sont remplacées par quatre allégories représentant les grandes périodes de l'histoire de France : le Moyen Âge, la Renaissance, le règne de Louis XIV et l'époque moderne. Le 3 janvier 1898, un arrêté ministériel approuve le devis présenté par Jules Coutan pour la réalisation de La France de la Renaissance, d'un montant de 16 000 francs. La sculpture est achevée en 1899 et installée sur le pylône situé en rive gauche, en amont du pont. Le pont Alexandre-III est inauguré le 14 avril 1900 par le président de la République Émile Loubet, à l'occasion de l'ouverture de l'Exposition universelle de Paris[3].
Esquisse
modifierUne esquisse de la sculpture, haute de 21 cm et réalisée en plâtre patiné et cire, est conservée dans les collections du Petit Palais, musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris[4].
Galerie
modifierBibliographie
modifier- 1899, Montaillot Léon de, « Autour du pont Alexandre III », Le Monde illustré, 18 mars, p. 214.