La Neuville-du-Bosc
La Neuville-du-Bosc est une commune française située dans le département de l'Eure, en région Normandie.
| La Neuville-du-Bosc | |
La mairie. | |
Blason |
|
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Normandie |
| Département | Eure |
| Arrondissement | Bernay |
| Intercommunalité | Communauté de communes Intercom Bernay Terres de Normandie |
| Maire Mandat |
Bernard Forcher 2026-2032 |
| Code postal | 27890 |
| Code commune | 27432 |
| Démographie | |
| Gentilé | Neuvillois |
| Population municipale |
706 hab. (2023 |
| Densité | 49 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 49° 11′ 38″ nord, 0° 48′ 49″ est |
| Altitude | Min. 69 m Max. 152 m |
| Superficie | 14,45 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes |
| Élections | |
| Départementales | Canton de Brionne |
| Législatives | Deuxième circonscription |
| Localisation | |
| Liens | |
| Site web | laneuvilledubosc.fr |
| modifier |
|
Géographie
modifierLocalisation
modifierLa Neuville-du-Bosc est une commune du Centre-Ouest du département de l'Eure en Normandie. Elle est située à l'ouest du plateau du Neubourg, une région naturelle caractérisée par son paysage en openfield[1]. Ainsi, le territoire de la commune présente, en son centre, un paysage très ouvert composé de grandes étendues consacrées à la culture. Toutefois, la proximité de deux vallées sèches très largement boisées au nord et au sud et de la vallée du Bec à l'ouest, cloisonnent ce territoire d'un important cadre végétal. À vol d'oiseau, le bourg est à 7 km à l'est de Brionne[2], à 19 km au nord-est de Bernay[3], à 31 km au nord-ouest d'Évreux[4] et à 34 km au sud-ouest de Rouen[5].
Les communes limitrophes sont Le Bosc du Theil, Bosrobert, Calleville, Épégard, Harcourt, La Haye-de-Calleville et Saint-Paul-de-Fourques.
Hydrographie
modifierClimat
modifierPlusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[10]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[11]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[12] et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement (1 550 h/an) ; forte humidité de l’air (plus de 20 h/jour avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents[13]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[14],[15].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 745 mm, avec 12,3 jours de précipitations en janvier et 8,5 jours en juillet[10]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Brionne à 7 km à vol d'oiseau[16], est de 11,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 791,7 mm[17],[18]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,5 °C, atteinte le ; la température minimale est de −21 °C, atteinte le [Note 3].
Urbanisme
modifierTypologie
modifierOccupation des sols
modifierL'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (48,5 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (48,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (48,5 %), terres arables (43,3 %), zones urbanisées (4,5 %), prairies (3 %), zones agricoles hétérogènes (0,8 %)[23]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
modifierLe nom de la localité est attesté sous la forme Novam Villam en 1045[24], Novavilla en 1281 (cartulaire du Bec), La Nuefville en 1403, La Nefville en Forest en 1457 (aveu d’Yves de Vieuxpont), La Neuville de Bosc en 1722 (Masseville), Neuville-le-Bon en 1873 (plusieurs journaux)[25].
La Neuville : c’est par ses nom et origine, la « ville neuve », le pays nouveau construit au fur et à mesure des défrichements de la forêt. Le toponyme est formé à partir de l'ancien français vile dans son sens originel de « domaine rural » issu du latin Villa rustica, et de neuf qui a conservé son sens. Il s'agit donc initialement d'un « nouveau domaine »[26].
Bosc est la forme régionale de "bois" (petite forêt). Neuville est à proximité de deux vallées sèches très largement boisées au nord et au sud.
La Neuville-du-Bosc : c’est par son nom et ses origines, la « ville neuve du bois ».
Histoire
modifierCitée en 1050 dans une charte du comte de Brionne. Les limites de la paroisse furent fixées en 1281 par l’évêque d'Évreux.
En 1973, l'école de la Neuville, un internat dont la pédagogie s'inspire d'Anton Makarenko et du mouvement de la pédagogie institutionnelle ( Fernand Deligny, Fernand Oury et Aída Vásquez) est ouverte dans la commune. Fondée par Fabienne d'Ortoli, Michel Amram et Pascal Lemaître, cette école demeure dans la commune jusqu'en 1982, année durant laquelle elle est transférée à Chalmaison en Seine-et-Marne, au château de Tachy[27].
Politique et administration
modifierLa mairie a été tenue de 1855 jusqu'à la fin des années 1980 par des membres de la famille Conard[28].
Administration municipale
modifierÉlections de 2026
modifierDepuis la loi du 21 mai 2025, le conseil municipal de Neuville-du-Bosc, commune de moins de 1 000 habitants, est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire, comme l'ensemble des autres communes[29]. Le nombre d'habitants au recensement de 2023[Note 4] étant compris entre 500 et 1 499, le nombre de sièges de conseillers municipaux à pourvoir lors de l'élection de 2026 est de 15[30].
Une seule liste, menée par Christine Igout, avec Bernard Forcher, maire sortant[31], est déposée lors du premier tour qui a lieu le . Les 15 conseillers municipaux sont ainsi élus dès le premier tour. Le taux de participation est de 58,9 %[32],[33]. Bernard Forcher est réélu maire le [34],[Note 5]. Christine Igout est élue première adjointe au maire[35].
Liste des maires
modifierDémographie
modifierL'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[36]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[37].
En 2023, la commune comptait 706 habitants[Note 6], en évolution de +8,28 % par rapport à 2017 (Eure : +0,14 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Culture locale et patrimoine
modifierLieux et monuments
modifier- L'ancienne gare. En 1889, une voie de chemin de fer reliant Évreux à Honfleur est créée. Elle participe de l'essor de l'agriculture locale et de l'émergence du tourisme balnéaire. La Neuville-du-Bosc, qui se trouve sur le tracé de cette ligne, possède sa propre gare. Cette voie ferrée ferme en 1969 faute de trafic suffisamment important. Laissée à l'abandon pendant de nombreuses décennies, elle est bitumée en 2007 et convertie en voie verte d'Évreux à la vallée du Bec. La gare est toujours là pour témoigner de ce passé[40].
Église Sainte-Catherine. Ancienne gare.
Patrimoine naturel
modifierZNIEFF de type 1
modifierZNIEFF de type 2
modifier- La vallée de la Risle de Brionne à Pont-Audemer, la forêt de Montfort[44].
Site classé
modifier- La « vallée du Bec, écrin de l'abbaye du Bec-Hellouin »,
Site classé (2024)[45].
Personnalités liées à la commune
modifier- De 1973 à 1982, la commune accueillit une école privée expérimentale appliquant une pédagogie proche de la pédagogie institutionnelle de Fernand Oury et soutenue par Françoise Dolto connue sous le nom d'École de la Neuville.
Héraldique
modifierCes armes peuvent se blasonner ainsi aujourd’hui : d'azur semé de billettes d'or, au lion du même brochant sur le tout. |
Voir aussi
modifierArticles connexes
modifierLiens externes
modifier- La Neuville-du-Bosc sur le site de l'Institut géographique national
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
Notes et références
modifierNotes
modifier- ↑ Accès au lien de l'article Wikipédia de la commune limitrophe en cliquant sur celle-ci.
- ↑ Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ Pour déterminer le nombre de conseillers municipaux à élire, la dernière population municipale authentifiée entrée en vigueur avant le scrutin est retenue, à savoir la population millésimée 2023 pour les élections de 2026.
- ↑ La liste officielle des maires du département de l'Eure en fonctions au 9 mai 2026, issue du répertoire national des élus (RNE), peut être consultée sur Wikimedia Commons.
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
Cartes
modifier- 1 2 « Réseau hydrographique de la Neuville-du-Bosc » sur Géoportail (consulté le 14 avril 2025).
- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
modifier- ↑ « Le plateau du Neubourg », sur Atlas des paysages de la Haute-Normandie (consulté le ).
- ↑ « Distance à vol d'oiseau entre La Neuville-du-Bosc et Brionne »(Archive.org • Wikiwix • Google • Que faire ?), sur lion1906.com (consulté le ).
- ↑ « Distance à vol d'oiseau entre La Neuville-du-Bosc et Bernay »(Archive.org • Wikiwix • Google • Que faire ?), sur lion1906.com (consulté le ).
- ↑ « Distance à vol d'oiseau entre La Neuville-du-Bosc et Évreux »(Archive.org • Wikiwix • Google • Que faire ?), sur lion1906.com (consulté le ).
- ↑ « Distance à vol d'oiseau entre La Neuville-du-Bosc et Rouen »(Archive.org • Wikiwix • Google • Que faire ?), sur lion1906.com (consulté le ).
- ↑ « Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée ».
- « Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée ».
- ↑ « Fiche communale de la Neuville-du-Bosc », sur le système d’information pour la gestion des eaux souterraines (consulté le ).
- ↑ « Le millésime 2022 de la BD TOPAGE® métropole est disponible », sur eaufrance.fr (consulté le ).
- 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre La Neuville-du-Bosc et Brionne », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Brionne », sur la commune de Brionne - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Brionne », sur la commune de Brionne - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l’Insee, (consulté le ).
- ↑ Insee, « Métadonnées de la commune ».
- ↑ « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- ↑ Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : volume 3, Genève, Droz, 1990-1998, p. 1425.
- ↑ Ernest Poret de Blosseville, Dictionnaire topographique du département de l’Eure, Paris, , p. 154.
- ↑ René Lepelley, Dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie, Condé-sur-Noireau, Éd. Charles Corlet, (ISBN 2-905461-80-2, BNF 36174448), p. 187.
- ↑ A. Reis Monteiro, « Éducation et reconnaissance chez Françoise Dolto », Enfances, Familles, Générations, no 11, , p. 80-100 (lire en ligne).
- ↑ Journal télévisé de 13 heures de TFI, lundi 10 mars 2008.
- ↑ « Quelles sont les principales règles des élections municipales ? », sur vie-publique.fr, (consulté le )
- ↑ art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
- ↑ « Répertoire national des élus - Elections municipales 2026 - Maires et conseillers municipaux sortants », sur le portail des données publiques de l'État, (consulté le ).
- ↑ « Résultats des élections municipales 2026 à La Neuville-du-Bosc », sur lemonde.fr, (consulté le ).
- ↑ « Publication des résultats au 1er tour - commune de Neuville-du-Bosc », sur resultats-elections.interieur.gouv.fr, (consulté le )
- 1 2 « Répertoire national des élus (RNE) - version du 11 août 2026 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
- ↑ « Répertoire national des élus - Elections municipales 2026 - Conseillers municipaux élus », sur le portail des données publiques de l'État, (consulté le ).
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ « Voie verte d'Évreux à la vallée du Bec (Évreux - Le Neubourg - Le Bec-Hellouin) », sur Site officiel de la ville d'Évreux (consulté le ).
- ↑ « La cavité de la carrière de Monot », sur Muséum national d'Histoire naturelle - Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
- ↑ « La cavité de la haute Verdière », sur Muséum national d'Histoire naturelle - Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
- ↑ « La terre à pots », sur Muséum national d'Histoire naturelle - Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
- ↑ « La vallée de la Risle de Brionne à Pont-Audemer, la forêt de Montfort », sur Muséum national d'Histoire naturelle - Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
- ↑ France. « Décret du 19 avril 2024 portant classement parmi les sites du département de l'Eure, du site de la « Vallée du Bec, écrin de l'abbaye du Bec-Hellouin », sur le territoire des communes de Bosrobert, Calleville, La Haye-de-Calleville, La Neuville-du-Bosc, Le Bec-Hellouin, Malleville-sur-Le-Bec, Pont Authou et Saint-Paul-de-Fourques » [lire en ligne (page consultée le 25 avril 2024)].


