La Postière
La Postière est un film québécois réalisé par Gilles Carle et sorti en salles le , soit 4 ans avant Pudding Chômeur. Il met en vedette Chloé Sainte-Marie, Michelle Richard, le jeune Steve Gendron, et pour la première fois aux grand écran, Marie-Josée Croze alors âgée de 22 ans qui incarne une prostituée[1].

Synopsis
modifierC'est en 1935, dans la petite ville de Val Jacob, que règne en vraie Madame de Pompadour, Rachel Plamondon, la jeune et belle postière. Prête à tout pour défendre la nature environnante en évitant la montée des eaux du barrage qui leur fournit l'électricité, elle fait appel à tous les talents féminins qu'elle peut mobiliser pour ainsi tracer le destin de toute une communauté[2].
Fiche technique
modifierDistribution
modifier- Chloé Sainte-Marie: la postière Rachel Plamondon
- Michelle Richard : Amélie
- Steve Gendron : Amédée, le frère de Rachel
- Nicolas François Rives : Fernand Gauthier
- Michel Barette : Timothée
- Roger Giguère : Monsieur le maire
- Louise Forestier : Madame la Mairesse
- Marzia Bartolucci : Cora
- Alain Olivier Lapointe : Tonio
- Jérôme Lemay : Laframboise
- Marie-Josée Croze : Fille du bordel
Autour du film
modifierAprès avoir obtenu de nombreux succès au cours de sa carrière (La Vie heureuse de Léopold Z (1965), La Vraie Nature de Bernadette (1972), Les Plouffe (1981)), Gilles Carle connait un lourd échec en 1986 avec La Guêpe, une sombre histoire de vengeance qui ne convaint ni la critique, ni le public. Par la suite, il réalise deux documentaires (Vive Québec! (1998), Le Diable d'Amérique (1990)) et travaille à la préparation d'un film sur La Corriveau, qui ne se fera pas. Il faut attendre 1992 pour voir Carle revenir au cinéma de fiction avec La Postière.
Critiques
modifierÀ sa sortie, La Postière fait face à une critque contrastée. Dans La Presse, Luc Perreault émet une opinion peu favorable. « Comment se fait-il en somme que cette comédie ne lève pas? On pense que la truculence des situations va donner lieu à des gags irrésistibles. Tout au plus se laisse-t-on parfois aller à sourire devant les efforts déployés ». Franco Nuovo, du Journal de Montréal, n'est pas du même avis, lui qui déclare « le film étonne par son contenu burlesque et des trouvailles savoureuses ».
La revue Séquences reflète ce clivage en publiant non pas une, mais bien deux critiques de La Postière. L'une signée Élie Castiel, pour qui « les comédies de ce genre n'arrivent plus à susciter l'intérêt de ceux qui préfèrent un produit plus articulé ». L'autre, de Martin Girard, présente La Postière comme « une bacchanale champêtre ». Girard termine sa critique en déclarant : « Des films comme La Postière? N'importe quand ! »
Un point de vue plus récent est offert par le site web Filmoption International. « La postière examine avec ironie les tensions et les fissures d'une communauté d'avant-guerre tirée inexorablement vers la vie moderne. Riche en histoire et en humour, le film met en lumière les motifs proverbiaux de l'amour, du sexe et de l'argent »[3].
Notes et références
modifier- ↑ (fr-CA) « La postière (1992) », sur IMDb (consulté le )
- ↑ « Postière, La – Film de Gilles Carle », sur Films du Québec (consulté le )
- ↑ « La postière », sur Filmoption International (consulté le )
Liens externes
modifier- Ressources relatives à l'audiovisuel :