La Vouivre du Puits-Noir
La Vouivre du Puits-Noir est un buste en terre cuite réalisé vers par le sculpteur français Just Becquet. L'œuvre est conservée au musée des Beaux-Arts et d'Archéologie de Besançon[1]. Il représente une vouivre, une figure majeure du folklore particulièrement présente en Franche-Comté, région dont le sculpteur est originaire.
| Créateur | |
|---|---|
| Matériau | |
| Hauteur |
0,51 m |
| Profondeur |
0,3 m |
| Largeur |
0,5 m |
Histoire
modifierL'œuvre est présentée au Salon des artistes français de .
L'œuvre entre dans les collections du musée grâce au legs de Charles Beauquier en [2].
Description
modifierLe buste mesure 51 cm de hauteur, 48,5 cm de largeur et 29,5 cm de profondeur.
Réalisé en terre cuite, il représente une femme âgée au visage profondément raviné, dotée d'un nez crochu, de sourcils arqués et d'une longue chevelure ondulante. Ses yeux, largement ouverts et percés de part en part, laissent passer la lumière à travers la sculpture. Sa bouche esquisse un rictus mélancolique. Un serpent s'enroule autour de son cou tandis qu'un hibou est perché à gauche sur ce qui pourrait être une épaule. Le buste, tronqué à mi-poitrine, laisse apparaître le haut des seins du personnage.
Analyse
modifierLa vouivre est une figure majeure du folklore. Issue de la tradition orale, elle apparaît dans les récits populaires sous des formes variées, tantôt serpent ailé, tantôt femme mystérieuse fréquentant les cours d'eau, les sources et les lieux souterrains. La représentation proposée par Becquet s'inscrit dans une tradition iconographique moins répandue. Le serpent qui enserre le cou du personnage ainsi que sa peau ridée, dont la texture évoque des écailles, rappellent l'étymologie du nom « vouivre », généralement rattaché à la vipère. En revanche, l'artiste ne représente pas l'escarboucle, pierre précieuse qui constitue habituellement l'attribut le plus caractéristique de cette créature légendaire[3]. Becquet choisit au contraire de figurer une femme âgée à l'apparence austère, dont les traits sont rapprochés de ceux du hibou perché sur son épaule. Dans certaines traditions populaires, cet oiseau est associé aux figures marginales ou malveillantes. Cette interprétation peut également être mise en relation avec l'usage dialectal franc-comtois du terme « vouivre », qui désigne parfois une vieille femme acariâtre ou une mégère[4][source insuffisante].
Le titre de l'œuvre fait référence au Puits-Noir, un ravin creusé par la Brême dans le département du Doubs. Ce site naturel, situé sur le territoire de la commune de Mouthier-Haute-Pierre, constitue l'un des paysages emblématiques de la vallée de la Loue. Il a notamment inspiré plusieurs œuvres du peintre Gustave Courbet, qui lui consacre plusieurs tableaux au cours de sa carrière.
Notes et références
modifier- ↑ « La Vouivre du Puits-Noir (Franche-Comté) », sur memoirevive.besancon.fr.
- ↑ « La Vouivre du Puits-Noir (Franche-Comté) », notice no M0332002006, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Joconde, ministère français de la Culture.
- ↑ « Mondes souterrains : 20 000 lieux sous la Terre » [PDF] (dossier pédagogique de l'exposition, - ), sur education.louvrelens.fr, Louvre-Lens, p. 34.
- ↑ Musée des Beaux-Arts et d'Archéologie de Besançon, « Légende », sur Facebook, .
