La joie fait peur

drame de Delphine de Girardin

La joie fait peur est une comédie en un acte en prose écrite par Delphine de Girardin. Elle est représentée pour la première fois au Théâtre-Français à Paris le samedi 25 février 1854[1]. Cette pièce de théâtre raconte, comme son titre l'indique, les craintes d'une famille: si la mère découvrait que son fils est encore en vie, alors qu'elle le pense mort et vit un deuil compliqué, cette nouvelle la tuerait.

La joie fait peur
La joie fait peur de Delphine de Girardin, scène 23, gravure, avant 1911
La joie fait peur de Delphine de Girardin, scène 23, gravure, avant 1911

Auteur Delphine de Girardin
Genre comédie
Nb. d'actes 1 acte, 23 scènes
Dates d'écriture 1853-1854
Musique de scène Jacques Offenbach
Version originale
Langue originale français
Date de création 25 février 1854
Lieu de création Théâtre-Français

Cette pièce connaît un vif succès lors de ses premières représentations, et sera jouée en tout 561 fois à la Comédie-Française, où elle connaît des reprises jusqu'en 1925[1].

Genèse de l'œuvre

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La pièce est une commande d'Arsène Houssaye, homme de lettres et ami du couple Girardin[2], qui à l'époque occupe le poste d'administrateur général du Théâtre-Français. Houssaye s'inquiète, comme d'autres dans l'entourage de la dramaturge, qu'elle ait commencé à s'adonner au spiritisme ; dans le but de la distraire et de la faire revenir à la pratique théâtrale, il lui demande une nouvelle pièce à représenter au Théâtre-Français[2].

Un « Courrier de Paris » signé "André" dans Le Monde illustré, le 2 mai 1857, parle de l'écriture de la pièce[3]:

« Un soir, l'auteur s'endormit après avoir lu dans la Presse le récit de la mort d'Adrien Delessert. Elle rêva que le jeune homme n'était pas mort... qu'il entrait brusquement chez elle, et la chargeait d'annoncer à sa mère qu'elle eût à cesser de le pleurer! Réveillée par l'émotion, Mme de Girardin fut quelques instants à se reconnaître entre la réalité et le songe, et se trouva naturellement conduite à se demander comment elle s'y prendrait si, le jeune Delessert n'étant pas mort, elle avait réellement cette terrible révélation à faire à la pauvre mère ! De là, la première idée de la pièce qu'on sait. Elle en parla le soir même à M. Régnier, qui devait créer, avec un talent si poignant et si voisin du génie, le rôle du vieux domestique sur lequel la foudroyante nouvelle est comme essayée... avant d'arriver au cœur même de la mère. Le lendemain, la pièce était arrêtée ; quinze jours après elle était faite. »

Girardin rédige donc La joie fait peur très rapidement. La pièce devait initialement comprendre trois actes, avec un rôle pour Mlle Rachel, actrice proche de la dramaturge, pour qui elle avait déjà crée les rôles-titres de Judith, Cléopâtre et Lady Tartuffe ; mais, finalement, la grande tragédienne ne jouera pas dans la pièce[4], qui ne sera composée que d'un acte, structuré en 23 scènes. Cette pièce fait partie des quatre « petites comédies » en un seul acte de la dramaturge[5]. Elle s'inscrit dans la fin de carrière de Girardin, qui, au début des années 1850, voit sa pratique théâtrale prendre un tournant plus affirmé vers la comédie, après deux tragédies et une grande comédie de mœurs, à la tonalité plus sérieuse[6]. De plus, à partir de 1852, elle privilégie la prose et les formats brefs comme ici, en un seul acte[5]. La joie fait peur condense ainsi parfaitement l'évolution du théâtre de Delphine de Girardin sous le Second Empire.

Il est probable que le thème de fond de la pièce, à savoir une mère qui pleure son enfant et à qui son entourage hésite à révéler que le fils en question en réalité n'est pas décédé, ainsi que le personnage de la mère, soient inspirés d'une pièce en un acte de Madame de Genlis, La tendresse maternelle (parue dans le recueil Théâtre de Société en 1781)[7].

Delphine de Girardin, une comédie au féminin

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Au XIXe siècle, il est compliqué pour une femme d'accéder à la production théâtrale : c'est un genre réservé à la pratique masculine, puisqu'il nécessite d'être actif dans l'espace public (lorsque les genres dit "plus féminins", sont l'épistolaire ou la poésie, qui sont des genres littéraires associés à la sphère privée et à l'intime). Il est encore plus difficile de produire des comédies[8]; en effet, faire rire serait une caractéristique purement masculine, les femmes devant se maintenir dans les bornes d'un rire délicat et jamais grossier[9]. Il faudrait, selon Adrienne Monnier, se sentir supérieur et posséder une certaine cruauté et une forte volonté de dominer pour faire rire une audience, ce qui serait propre uniquement aux hommes[10].

Les femmes sont alors contraintes de produire des comédies qui restent dans le cadre de la bienséance, c'est-à-dire des comédies morales ou de mœurs par exemple. Madame de Genlis en est un exemple majeur de la fin du XVIIIe siècle. La joie fait peur s'inscrit dans ce genre de comédie qui ne touche pas à la subversion et qui ne nécessite aucun despotisme ou mauvais goût pour susciter un rire. Toutefois, Girardin est très critique vis-à-vis de cette injustice touchant les femmes. Elle écrit, dans la préface de son roman La canne de M. de Balzac (1836), où on lui a demandé de supprimer une scène de satire politique et une scène d'amour : « L'Auteur les a sacrifiées... mais il est resté avec cette conviction : qu'une femme qui vit dans le monde ne doit pas écrire, puisqu'on ne lui permet de publier un livre qu'autant qu'il est parfaitement insignifiant »[11]. Le droit de rire et de produire du rire est lié au pouvoir, et les femmes en sont exclues.

Intrigue

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La pièce se déroule aux environs du Havre. Blanche et Madame des Aubiers pleurent Adrien, son fils, qui aurait péri lors d'une excursion maritime trois mois auparavant. Elles sont accompagnées de Mathilde, la fiancée d'Adrien, d'Octave, un ami d'enfance, et de Noël, le domestique de la famille. La pièce s'ouvre sur Madame des Aubiers et Mathilde qui souffrent chacune de leur côté du deuil, ainsi qu'Octave et Blanche. Noël interrompt la scène pour demander à Blanche l'aide de sa mère : un architecte est présent pour effectuer quelques travaux qu'elle avait ordonné trois mois auparavant. Ils sortent tous les trois. Octave se retrouve seul avec Mathilde : il lui avoue son amour, tout en lui demandant d'oublier Adrien, ce qui met Mathilde en colère. Elle aimait Adrien et souhaite lui rester fidèle. Elle refuse donc les avances d'Octave. Ce dernier raconte ensuite tout au serviteur : Noël lui conseille d'oublier Mathilde, et lui loue plutôt les qualité de Blanche, qui est d'ailleurs amoureuse d'Octave. Le domestique se retrouve ensuite avec Blanche, qui pleure son frère. Il lui remonte le moral en lui disant qu'Octave veut se marier avec elle, ce qui lui redonne le sourire.

La scène VII marque un tournant dans la pièce ; Noël est seul et croit entendre la voix d'Adrien. Ce dernier apparaît effectivement aux côtés de Noël à la scène suivante : Adrien n'est donc pas mort en mer. Le serviteur décide de cacher le jeune revenant : il craint que la nouvelle de son retour provoque une émotion trop forte aux femmes de la maison, surtout à Madame des Aubiers, et qu'elle pourrait en succomber. Blanche est la première à être mise au courant de la réapparition de son frère. Adrien explique alors ce qui lui est arrivé, et lève le voile flou qui plane depuis le début de la pièce sur sa mort présumée : il a reçu trois balles dans le corps, mais a été soigné et a survécu. En revanche, ses habits et affaires personnelles ont été volés, et le voleur est ensuite mort ; la cadavre étant méconnaissable, il a été transmis à sa famille qu'un corps mort avait été trouvé avec les affaires d'Adrien, déduisant que c'était lui.

Blanche et Noël décident de cacher Adrien dans sa chambre. Blanche discute ensuite avec sa mère, et essaie de préparer Madame des Aubiers à la nouvelle qui l'attend : elle ment en racontant que la voisine, Gervaise, a retrouvé son fils après l'avoir cru mort pendant deux ans. Madame des Aubiers part chez Gervaise pour prendre de ses nouvelles, et Blanche est fière de son coup. Noël et Blanche portent à manger à Adrien, et trouvent la chambre vide : il s'est enfui chez Mathilde, sa fiancée. Il revient, et Octave joint la scène et découvre lui aussi la présence du disparu. Madame des Aubiers arrive elle aussi. Le domestique tente de lui annoncer lentement la nouvelle, avant que Mathilde n'arrive. Cette dernière porte une coiffure différente, celle que son fiancé aimait, ce qui met Madame des Aubiers sur la piste du retour de son fils. En effet, celui-ci sort de sa cachette et se révèle à sa mère. Elle l'embrasse, et, contre toute attente, ne meurt pas. C'est en fait Noël qui s'effondre à la fin, provoquant un renversement de situation.

Analyse

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Types féminins

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Les personnages féminins sont souvent le centre des pièces de Delphine de Girardin : c'est le cas aussi dans La joie fait peur. Trois des quatre types féminins décrits par Giovanna Bellati, chercheuse en littérature, dans son article Types féminins dans le théâtre de Delphine Gay de Girardin sont présents dans cette comédie, à savoir l'épouse (Mathilde), la mère (Madame des Aubiers) et la jeune fille (Blanche).

Le type de l'épouse est le type le plus présent dans les pièces de Girardin : même si Mathilde n'est pas mariée officiellement, elle est fiancée et correspond à tous les critères du type de l'épouse. Elle est loyale envers son époux disparu ; d'ailleurs, de ce point de vue, elle pourrait même être considérée comme une veuve[12]. Elle a la vive impression d'être dans son bon droit en restant fidèle à son fiancé prétendument mort, alors qu'Octave lui fait des avances : sa fidélité, même après la mort, déclenche d'ailleurs une dispute entre les deux personnages. L'amour que Mathilde porte à Adrien est totalisant dans sa vie, et elle n'existe dans la pièce que par le deuil qu'elle traverse[13]. Le rôle de l'épouse est souvent guidé par la tendresse vouée au mari, et moins par des questions morales strictes[14].

Le type de la mère montre un amour maternel pur qui n'est entravé par aucune autre pensée. Comme Mathilde, Madame des Aubiers n'existe dans la pièce que par son rôle : elle est rongée par cet amour maternel qui va jusqu'à déterminer son état de vie ou de mort[13]. C'est ce personnage dans La joie fait peur qui a été inspiré par Madame de Genlis[7].

Le dernier type féminin présent dans La joie fait peur est celui de la jeune fille, ici, en l’occurrence, de la sœur. Blanche est douce et sincère, et est encore animée par le désir de vivre (contrairement à Mathilde et Madame des Aubiers). Elle est d'ailleurs le premier personnage à qui Noël annonce la nouvelle du retour d'Adrien, parce qu'elle est encore assez vive pour ne pas périr de surprise et de joie[15].

Les types féminins les plus récurrents chez Delphine de Girardin sont ceux de la mère et de l'épouse. Habituellement, l'épouse est celle qui est le plus mise en valeur dans ses petites comédies[16] ; ce n'est pas le cas pour La joie fait peur, qui relègue Mathilde à un rôle passif.

Les femmes protagonistes ne jouent généralement pas le mauvais rôle dans ses pièces (à part avec une justification par la personnalité du personnage) : au contraire, elles sont liées et animées par l'entraide. Elles sont parfois épaulées par les hommes, ou opposées à eux[17]. Dans La joie fait peur, Noël, le domestique, essaie d'aider les femmes de la maison et de les accompagner dans leur deuil.

Rôle central attribué au domestique

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Dans la plupart des pièces de Delphine de Girardin, les rôles centraux sont attribués à des femmes, notamment les types féminins décrits dans la section ci-dessus. Dans La joie fait peur, le personnage central et actif est celui de Noël, le domestique[18]. Cette particularité fait l'originalité de la pièce, puisque cette tendance n'est pas habituelle chez la dramaturge. Toutefois, le rôle du serviteur qui résout les problèmes de ses maîtres est une thématique héritée de la comédie classique ; Girardin s'inscrit donc dans une tradition.

Les trois figures féminines de la pièce sont passives ; le moteur de l'action est Noël[18]. C'est lui qui motive toute l'évolution de l'intrigue, puisqu'il est, à l'origine, le seul détenteur de l'information du retour d'Adrien. Il a donc le pouvoir de le dire ou non, et à qui il le souhaite : les femmes sont donc dépendantes de lui. Il enclenche la révélation de la nouvelle du retour d'Adrien pas à pas, en se rangeant sur les différents degrés d'acceptation des femmes[19]. La plus apte à entendre la nouvelle en premier est Blanche, puisqu'elle n'est pas complètement terrassée par la tristesse. Grâce à la confidence qu'il lui fait, elle devient son adjuvante dans l'avancée de l'intrigue ; elle va l'aider à progressivement annoncer la nouvelles aux autres, les unes après les autres[19]. La suivante à apprendre qu'Adrien est en fait en vie est Mathilde. Elle est mise au courant en dehors de la scène, par Adrien lui-même, ce qui fait que le public n'a pas accès à sa réaction. La dernière à qui est annoncé la nouvelle est Madame des Aubiers : ce moment est le point culminant de la pièce, puisque l'intrigue entière était centrée sur sa réaction, qui, selon Noël, pouvait la conduire à mourir de joie.

Mais le comique d'inversion intervient dans la dernière scène : celui qui se trouve en fait mal de voir Adrien et sa mère réunis, c'est Noël. Le vieux serviteur tombe et Madame des Aubiers termine la pièce avec la réplique suivante : « Rassurez-vous... vous le voyez bien, mes enfants, on ne meurt pas de joie! » (scène XXIII). Donc, même si le rôle principal est attribué à un homme serviteur, il est tourné au ridicule à la fin, et l'intrigue reste fondamentalement fondée sur les trois figures féminines[19].

Distribution

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Réception

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Considérée comme un des chefs-d'œuvre de Delphine de Girardin. Elle est jouée pour la première fois le 25 février 1854 à Paris au Théâtre-Français. La pièce est immédiatement et unanimement bien reçue. Imbert de Saint-Armand la commente : « On pleurait autant à La joie fait peur qu'on riait au Chapeau de l'horloger »[20]. De même, dans son ouvrage Muses Romantiques : Delphine Gay, Mme de Girardin, Léon Séché parle de La joie fait peur et du Chapeau d'un horloger comme « deux chefs-d'œuvres... les deux faces de son talent »[21]. En effet, ces deux pièces sont jouées pour la première fois la même année, et reçoivent les deux un vif succès. Il ajoute, plus loin : « Madame de Girardin remportera coup sur coup trois éclatantes victoires avec Lady Tartuffe, La joie fait peur et Le Chapeau d'un Horloger »[22]. Jules Janin, critique dramatique du temps de Girardin, écrit à propos de La joie fait peur : « Que de grâces et que d'inventions bienséantes! les heureux accents! les paroles bien trouvées! les délicates inventions! Que tout cela est vif, naturel et charmant! Voilà donc enfin que Mme de Girardin l'a trouvée entièrement sa comédie, et voilà qu'elle l'a rencontré, son drame! »[2].

La joie fait peur représente donc un vrai triomphe pour la dramaturge. Ce qui est loué, c'est la finesse et la délicatesse de l'humour de la pièce, qui correspond aux attentes bienséantes du XIXe siècle. Georges Sand, souligne que Delphine de Girardin a été capable de traduire parfaitement les émotions d'une mère, tout en n'ayant pas d'enfants[23] :

« [...] elle avait eu le don et le charme de rester femme. Eh bien! elle était plus complète encore, elle était mère dans son cœur et dans ses entrailles, bien qu'elle eût été privée des joies et des douleurs de la maternité. Elle les connaissait, elle les sentait dans les autres. Ses belles et saintes larmes avaient coulé par torrents sur notre désastre à nous! Elle avait été là, soutenant, consolant, partageant le désespoir des autres, l'éprouvant, le cherchant, voulant en prendre sa part, aimant ce que nous avions aimé, et nous montrant, sans y songer quelle mère elle eût été elle-même. Ce ne fut donc pas une fantaisie, une idée littéraire quelconque, cette adorable pièce La Joie fait peur. Elle prit cette idée-là dans ses propres entrailles ; elle eut le droit de faire parler une mère, et ce fût là l'apogée de son inspiration. Le sujet semblait scabreux pour elle. Qu'elle l'eût traité par l'esprit seulement, toute mère eût pu lui dire, comme Tell à Gessler : Ah! tu n'as pas d'enfants! Il n'en fut point ainsi : elle toucha juste et profondément ; elle fit pleurer jusqu'au sanglot, jusqu'à l'étouffement tous les hommes, et, chose plus victorieuse en un pareil sujet, toutes les femmes. « 

Le triomphe de La joie fait peur prouve à quel point Girardin était applaudie à son époque. Jules Janin ajoute encore: « Aujourd'hui, elle vient d'atteindre enfin le vrai succès, non pas le succès qui remonte du comédien au poète, mais le succès qui descend doucement du poète au comédien. »[24]

Postérité de l'œuvre

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La pièce a été jouée au total 561 fois, jusqu'en 1925, ce qui fait de La joie fait peur la pièce la plus jouée de Delphine de Girardin, et celle avec la postérité la plus longue, puisqu'elle apparaissait encore sur scène plus de 70 ans après sa création[1].

Jacques Offenbach, compositeur en vogue à Paris et directeur musical du Théâtre-Français dans les années 50, crée une partition pour La joie fait peur, jouée par un « petit quatuor de cordes »[1].

Elle a aussi été illustrée en chromolithographie pour les emballages de chocolat Guérin-Boutron, qui créait des modèles avec un ou une dramaturge et leur pièce la plus connue, ce qui montre le succès mais, surtout, la postérité qu'a eu l'œuvre en étant choisie pour apparaître aux côtés du nom de Girardin sur ces chocolats. On trouve sur ces emballages les plus grands noms de la littérature française comme Racine, Hugo ou encore Musset, mais aussi internationale (Shakespeare ou Goethe).

Bibliographie

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Ouvrages

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  • George Sand, « Ce qu'on a dit de Madame de Girardin », dans Esprit de Mme de Girardin, avec préface par M. de Lamartine, Paris, collection Hetzel, E, Dentu, . Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Imbert de Saint-Amand, Madame de Girardin avec des lettres inédites de Lamartine, Chateaubriand, Mlle Rachel, Paris, Plon, . Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Léon Séché, Muses Romantiques: Delphine Gay, Mme de Girardin, Paris, Mercure de France, (ISBN 2329377126). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Anonyme, « Notice », dans Mme Émile de Girardin, La Joie fait peur, Paris, Gedalge, collection populaire illustrée du théâtre français, publiée sous la direction de M. Léo Claretie, (lire en ligne), p. 50-57. Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Madeleine Lassère, Delphine de Girardin : journaliste et femme de lettres au temps du romantisme, Paris, Perrin, (ISBN 2262018855). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Joyce Johnston, Women Dramatists, Humor, and the French Stage, 1802-1855, New York, Palgrave and Macmillan US, (ISBN 113745671X). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Sabine Melchior Bonnet, Le Rire des femmes. Une histoire de pouvoir, Paris, Presses Universitaires de France, (ISBN 2130825532, lire en ligne Accès payant). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Florence Fix et Valentina Ponzetto, « Introduction », dans Florence Fix et Valentina Ponzetto (dir.), Femmes de spectacle au XIXe siècle, Berne, (ISBN 9782875746047), p. 9-25. Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Sylvain Ledda, « Présentation », dans Delphine de Girardin, Lady Tartuffe, Paris, Flammarion, (ISBN 9782080270733). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article

Articles académiques

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  • Giovanna Bellati, « Types féminins dans le théâtre de Delphine Gay de Girardin », Intercâmbio. Revue d’études françaises / French studies journal, no 2, (lire en ligne). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article

Articles de presse

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  • George Sand, « Autour de la table. III », La Presse, , p. 2 (lire en ligne Accès libre). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • André, « Courrier de Paris », Le Monde illustré, , p. 2 (lire en ligne Accès libre). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Adrienne Monnier, « Le Rire et la femme », Les Gazettes (1925-1945), section Les airs du mois de la N.R.F. 1934-37, paris, Julliard « Paris, Julliard », , p.147-148. Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article

Références

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  1. 1 2 3 4 « base de données La Grange » (consulté le )
  2. 1 2 3 Lassère 2003, p. 294.
  3. André 1857, p. 2.
  4. Johnston 2014, p. 208.
  5. 1 2 Bellati 2009, p. 41.
  6. Ledda 2024, p. 21.
  7. 1 2 Bellati 2009, p. 61.
  8. Ponzetto 2022, p. 11-14.
  9. Melchior-Bonnet 2021.
  10. Monnier 1953, p. 147-148.
  11. Ponzetto 2021. https://www.youtube.com/watch?v=yXtXdhGspj8
  12. Bellati 2009, p. 45.
  13. 1 2 Bellati 2009, p. 48.
  14. Bellati 2009, p. 51.
  15. Bellati 2009, p. 50.
  16. Bellati 2009, p. 52.
  17. Bellati 2009, p. 53.
  18. 1 2 Bellati 2009, p. 55.
  19. 1 2 3 Bellati 2009, p. 56.
  20. Saint-Amand 1875, p. 142.
  21. Séché 1910, p. 145.
  22. Séché 1910, p. 363.
  23. Sand 1862, p. 346-347.
  24. Anonyme 1911, p. 57.