Lampe Tiffany
Une lampe Tiffany est un type de lampe avec un abat-jour en verre cloisonné conçu par Louis Comfort Tiffany et ses employés, et réalisée (pour les originaux) dans son studio de design, situé à New York. Le verre des abat-jours est assemblé selon la technique de la feuille de cuivre au lieu de la technique classique du plomb (technique classique pour les vitraux). Les lampes Tiffany sont considérées comme faisant partie du mouvement Art Nouveau. À partir de 1893, un nombre considérable de modèles ont été produits jusqu'en 1920, lors de la faillite de l'entreprise.
Ces lampes étaient de véritables œuvres d'art dans les maisons, surtout dans les années 1890 et au début des années 1900. Cette tendance s'est déclinée dans les années 1930. Malgré cette diminution de popularité, les lampes Tiffany connaissent un regain de popularité en 1960. Par contre, puisque le nombre de lampes authentiques était peu élevé, d'autres compagnies ont commencé à faire des réplique et de nouvelles lampes inspirées des originaux.
En raison de l'influence dominante de Tiffany sur le style, le terme lampe Tiffany ou lampe de style Tiffany est devenu générique et est souvent utilisé pour désigner les lampes en verre cloisonné, c'est également le cas même pour celles qui ne sont pas fabriquées par Tiffany & Co.

Histoire
modifierLa première entreprise commerciale qu'a créé Louis Comfort Tiffany était une entreprise de design d'intérieur à New York pour laquelle il innove dans le domaine du verre et concevait notamment des vitraux. Au cours des années 1870, Louis Comfort Tiffany commence à expérimenter avec le verre. Il s’intéresse particulièrement au verre opalescent pour son effet marbre et sa ressemblance avec les pierres précieuses brutes. Sa première œuvre, destinée à l’entrée d’un bâtiment à New York est un panneau abstrait, caractérise pour la technique qui ressemblait à des coups de pinceaux prononces[1].
En 1881, Tiffany et John la Farge travaillent ensemble pour perfectionner la technique du verre opalescent. Ils expérimentent surtout de nouveaux types de verre qui leur permettent d’obtenir des palettes de couleurs plus riches et plus profondes. Ces innovations leur permettent de créer des panneaux plus attrayants et plus riches en couleurs. Ensuite, ils délaissent les motifs abstrait au profit de représentations plus pittoresques. L’un de leur premier panneau est Magnolias and Irises, réalise pour un mausolée à New York. Cette nouvelle technique révolutionne le travail du verre, elle permet à Tiffany de démontrer la capaciter à créer de motifs en peignant avec le verre[1].

En 1885, il commence à introduire sa nouvelle technique du verre dans le domaine de l’éclairage. Il est engagé pour concevoir l’éclairage du Théâtre Lyceum à New York. Pour ce projet, Tiffany installe de grands globes suspendus. Cette expérience le conduit à fonder la Tiffany Glass and Decorating Company en 1892. En combinant da technique du verre avec la lumière et en s’inspirant de ses panneaux, il commence à développer des lampes. Les lampes ont une double fonction, elles contribuent à éclairer les espaces tout en devenant des objets décoratifs grâce à leurs motifs et à leurs couleurs[2].
La première lampe Tiffany a été exposée en 1893 et aurait été fabriquée cette année-là. Chaque lampe était fabriquée à la main par des artisans qualifiés et jamais produite en série ou industriellement. Le concepteur des abat-jour Tiffany n'était pas, comme on le pensait depuis plus de 100 ans, Louis Comfort Tiffany, mais une artiste conceptrice jusqu'alors méconnue nommée Clara Driscoll. Elle est retrouvée en 2007 grâce au professeur Martin Eidelberg de l'université Rutgers, comme étant le maître designer à l'origine du projet le plus créatif et le plus précieux de l'entreprise : les lampes en verre produites par Tiffany Studios[3],[4].

En 1893, après l'Exposition universelle colombienne de Chicago, les lampes Tiffany gagnent en popularité, grâce à l'exposition de ses lampes dans une chapelle de type byzantin. Sa présentation a attiré l'attention de nombreuses personnes, notamment Wilhelm Bode et Julius Lessing, directeurs des musées d'État de Berlin. À la suite de cet événement, Lessing décida d'acheter quelques lampes Tiffany pour les exposer au Musée des Arts Décoratifs, ce qui en fait le premier musée européen à posséder du verre de l'entreprise. Même si le travail de Tiffany était populaire en Allemagne, d'autres pays comme la France, n'étaient pas aussi appréciés en raison de sa relation avec l'American crafts. Tiffany n'a pu percer sur le marché français qu'en faisant reprendre la production de ses œuvres par Siegfried Bing, en s'appuyant de l'aide de nombreux artistes français. Sans l'accès et les contacts de Bing en Europe, Tiffany n'aurait pas eu autant de succès en vendant ses œuvres à un public européen. Le succès de Tiffany dans toute l'Europe est dû en grande partie au succès de ses œuvres sur les marchés allemand et austro-hongrois grâce à une série d'expositions commençant en 1897 jusqu'à l'Exposition internationale d'art de Dresde.
Evolution commercial et production
modifierAu départ, posséder une lampe Tiffany était considérer comme une preuve de gout et de raffinement. En raison de leur prix élève, les lampes n’étaient pas accessibles à tous, ce qui renforçait leur caractère exclusif. De plus, l’intégration de l’éclairage électrique dans leur conception contribuait à leur modernité à leur prestige[5].
A partir du XXeme siecle, la production de lampes se diversifie et prend de l’ampleur. Tiffany commence à créer différents modèles de lampes, notamment des lampes de bureau, des lampadaires et des suspensions. Proposés à différents prix, ces modèles permettent d’élargir la clientèle. De plus, les abat-jours peuvent être associes à différentes bases, offrant ainsi aux clients la possibilité de choisir des combinaisons adaptées à leur style d’intérieur[6].
Les lampes Tiffany sont considérés comme des objets attayants et de luxe, grâce a le savoir-faire artisanal qui se cache derrière leur fabrication. Les artisans de Tiffany travaillent le verre avec précision et accordent une grande importance à la qualité des matériaux et des finitions, cela contribue à faire des objets de luxe[7]. Même si la compagnie cherche à proposer des modèles a différents prix afin d’élargir sa clientèle. Le travail artisanal démure un élément essentiel de leur fabrication et de leur prestige.
Declin commercial et redécouverte comme collectifs
modifierA partir des années 1930, les lampes Tiffany connaissent un déclin, notamment en raison de l’émergence L’Art Deco et de l’évolution des gouts vers des intérieurs plus épures et modernes. La grande Dépression contribue également à ce déclin, car les difficultés économiques réduisent le pouvoir d’achat des consommateurs et limitent leur capacite à acheter des objets de luxe[8].
A partir des années 1960, les lampes Tiffany connaissent un regain d’intérêt. Des célébrités comme Barbra Straisand et Catherine Deneuve commencent à les collectionner, notamment pour leur valeur artistique et leur potentiel d’investissement[9]. Par ailleurs, les lampes Tiffany peuvent être associes à la culture camp, un concept analyse par Susan Sontag dans son essai "Notes on camp", publie en 1964[10].
Par ailleurs, la reconnaissance du travail de Louis Comfort Tiffany par la communauté artistique contribue à renouveler l’intérêt pour ses créations. Plusieurs musées organisent des expositions consacrées à ses lampes. Le Chrysler Museum of Art, par exemple, présente une collection de 15 lampes Tiffany en verre colore[10]. Cette reconnaissance contribue à renforcer la place des lampes Tiffany dans le monde de l’art et accroit leur visibilité auprès du public.
La beauté des lampes Tiffany et l’atmosphère chaleureuse quelles créent contribuent également à leur statut d’objet de collection. Par exemple, John W. Mecom Jr., héritier d’une fortune pétrolière et investisseur immobilier, commence à collectionner ces lampes en 1974. Il est notamment attiré par leur style, qui lui rappelle les lustres qu’il voyait chez ses parents. Sa collection compte aujourd’hui 75 lampes, dont la valeur totale est estimée entre 6 et 9 millions de dollars, ce qui en fait l'une de plus importantes collections privées de lampes Tiffany[8].
Conception
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La conception des lampes Tiffany repose sur plusieurs éléments complémentaires : le choix des motifs, la sélection du verre, le travail de la lumière, l'harmonie entre l'abat-jour et la base, les variations de couleurs et la collaboration entre plusieurs artistes[1].

La majorité des lampes Tiffany peuvent être regroupées dans l'une des catégories suivantes :
- Bordure supérieure irrégulière
- Bordure inférieure irrégulière
- Verre Favrile, qui est une technique de verre soufflé
- Géométrique
- Transition vers les fleurs
- Cône fleuri
- Globe fleuri
Les lampes à bordure supérieure et inférieure irrégulières portent un bord de couronne ajouré qui permet de simuler une branche, un arbre ou un arbuste.
La catégorie Verre Favrile, qui signifie fabriqué à la main, identifie les premières lampes Tiffany réalisées avec ce label. Ses initiales LCT, remplaceront plus tard le cachet Favrile.
La catégorie géométrique, réalisée principalement par Louis Comfort Tiffany, parle d'elle-même. Il a utilisé des formes géométriques telles que des triangles, des carrés, des rectangles et des ovales pour former les motifs de ces lampes.
Vient ensuite la transition vers le groupe des fleurs, qui est subdivisé en lampes à cône et globe fleuri. Toutes ces lampes suivent un design naturel ou botanique utilisant des fleurs, des libellules, des araignées avec des toiles, des papillons et des plumes de paon. La différence entre les deux sous catégories réside dans la différence de forme des lampes : cône et globe essentiellement.
Motifs et inspirations
modifierLes modèles s'inspirent principalement de la nature et de différentes traditions artistiques. Ils présentent des motifs floraux et végétaux, mais aussi des compositions géométriques[11]. Ces influences s'inscrivent dans le contexte artistique de la fin du XIXe siècle, notamment dans le mouvement de l'Art Nouveau, qui accorde une place importante aux formes naturelles[1]. On voit à travers les créations de Louis Comfort Tiffany son intérêt pour les arts décoratifs et pour les traditions artistiques découvertes au cours de ses voyages[11].
La nature consiste une source d'inspiration pour la conception de nombreux modèles. Il arrive que les designers de Tiffany Studios s'inspire de fleurs et de plantes qu'ils pouvaient observer directement. Certains modèles étaient étudiés à partir de fleurs véritables afin de recréer plus fidèlement les formes et les couleurs[1]. Cette approche se retrouve, par exemple, dans les lampes représentant des jonquilles, des tulipes ou des glycines. Les motifs étaient placés de manière à reproduire l'apparence des plantes, tout en tenant compte de la forme générale de l'abat-jour[11].
Verre, lumière et couleur
modifierLe choix du verre est important dans la conception d'une lampe Tiffany. Il en existe de différentes sortes, chacune présenté avec une variété de couleurs, de textures et de degrés d'opacité de verre[1]. Ces variations permettaient de créer des effets visuels différents selon les pièces sélectionnées et la manière dont la lumière les traversait. Les couleurs varient d’un modèle à un autre. Les dessins préparatoires permettaient de prévoir différents exemples de lampes, avant de réaliser les abat-jours.[12]
Rôle des femmes dans la conception et production
modifierEnfin, les lampes Tiffany sont le résultat du travail de plusieurs designers. Clara Driscoll est l’une des figures importantes de l’histoire des lampes Tiffany. Elle conçoit plusieurs des modelés emblématiques de la marque, notamment la Dragonfly et Daffodil[13].
En 1888, elle rejoint l’entreprise de Tiffany, ou elle travaille pendant près de vingt ans. Durant cette période elle contribue au développement de nombreux modèles de lampes qui marquent l’identité de la marque[14].
En 1894, Clara Driscoll devient responsable du département féminin chez Tiffany. Elle travaille avec une équipe d’environ 35 femmes, nommées les Tiffany girls, qui participent à la création de certains des modèles de lampes le plus emblématiques de la marque[15]. Ces lampes se distinguent notamment par leurs motifs inspires de la nature, tels que les fleurs et les insectes[14].
En 2005, des lettres sont découvertes, révélant la relation professionnelle entre Clara Driscoll et Louis Comfort Tiffany[13]. Dans cette correspondance, Tiffany exprime régulièrement son admiration et respect envers elle. Dans une lettre datant de 1898, Driscoll lui présente notamment l’idée d’une lampe inspirée des papillons (Butterfly). Après l’approbation de ses designs par Tiffany, elle poursuit le développement de ses modèles avec les Tiffany Girls dans l’atelier[16].
La découverte de sa correspondance a permis de mieux comprendre son rôle dans le développement des modèles emblématiques de la marque. Dans ses lettres, elle décrit notamment le design de la lampe Dragonfly, inspire par la lumière qui traverse les ailes des libellules[13].Cette correspondace met en lumiere la contribution des femmes, ainsi le rôle particulère de Driscoll dans l'evolution du design de l'entreprise.
Production
modifierTout le processus commence avec une esquisse en couleur de la lampe; par la suite, le design est refait à l'aide d'aquarelle, puis de peinture sur un gabarit de plâtre. Le design final est gravé sur un moule en bois qui a la forme de l'abat-jour. Les modèles pour chaque morceau de verre sont créés selon le design gravé sur le bois, et, ensuite, assemblés directement sur la forme en bois[17].

En premier lieu, afin d'assurer la stabilité de l'abat-jour, un anneau en laiton est placé sur le dessus du modèle en bois. Ensuite, les artisans utilisent la technique des rubans de cuivre. Cette technique permet de minimiser les rebords autour des petites pièces de verre. Ils découpent chaque pièce de verre selon le modèle en bois, pour, ensuite, les envelopper d'un ruban de cuivre et les clouer sur le moule. Ils débutent leurs travail par le haut de l'abat-jour en se dirigeant vers le bas. Les artisans commencent à souder les pièces de verre à l'anneau en laiton, puis les unes aux autres. Lorsque tout l'abat-jour est terminé, les travailleurs enlèvent le moule et tournent la pièce finale à l'envers. Afin de stabiliser la forme, une bordure est ajouté à l'extrémité. Maintenant, l'intérieur de l'abat-jour est soudé et l'extérieur est «perlé». La technique de «perlage» est une technique de soudage qui requiert une couche plus épaisse afin de rendre les pourtours lisses et arrondis, tout en protégeant les bords de l'oxydation et du décollement. Enfin, l'abat-jour est recouvert de patine, qui est un produit chimique qui permet de modifier la couleur de la soudure en étain[18].
La base de la lampe est faite en bronze. Puisque le coût du bronze est assez élevé, les pieds des lampes sont vides à l'intérieur. Il y a un anneau de plomb à l'intérieur afin de supporter le poids de l'abat-jour. Pour allumer les lampes Tiffany, rarement des chaînettes sont utilisées, ils préfèrent des mécanismes rotatifs[12].

Collections
modifier- Société historique de New York, Central Park West à West 77th Street – 132 lampes dans la collection de verre Tiffany du Dr Egon Neustadt[19]
- Queens Museum of Art, Flushing Meadows Corona Park, Queens, New York – le reste de la collection de Neustadt, qui fut transférée au musée après sa mort
- Musée des Beaux-Arts de Virginie, Richmond, Virginie – 14 lampes exposées dans les galeries d'arts décoratifs Lewis, avec quatre lampes supplémentaires dans la collection du musée, mais non exposées[20]
Galerie
modifier- Lampe de table Jonquille en verre, conçue par Clara Driscoll
- Lampe Tiffany, vers 1905, Musée de Jeune
- Lampe Tiffany bourgeons de pommier
Notes et références
modifier- 1 2 3 4 5 6 Alice Cooney Frelinghuysen, « Louis Comfort Tiffany at the Metropolitan Museum », The Metropolitan Museum of Art Bulletin, vol. 56, no 1, , p. 1 (ISSN 0026-1521, DOI 10.2307/3269191, lire en ligne, consulté le )
- ↑ (en) Carma Gorman et David Raizman, Objects, Audiences, and Literatures: Alternative Narratives in the History of Design, Cambridge Scholars Publishing, (ISBN 978-1-4438-0946-7, lire en ligne)
- ↑ Kastner, « Out of Tiffany's Shadow, a Woman of Light », The New York Times, (consulté le )
- ↑ (en) Caitlin A. Johnson, « Tiffany Glass Never Goes Out Of Style », CBS News, (consulté le )
- ↑ (en-US) Journal of Antiques et Collectibles, « In the Shadow of Tiffany: Exploring the Legacy of Tiffany Lamps | Journal of Antiques and Collect », (consulté le )
- ↑ (en) « The First Tiffany Lamps - Features - Lillian Nassau LLC », sur www.lilliannassau.com (consulté le )
- ↑ (en) « Tiffany Studios - Artists - Lillian Nassau LLC », sur www.lilliannassau.com (consulté le )
- 1 2 (en-US) Rita Reif, « ARTS/ARTIFACTS; Tiffany Lamps Recapture Their Glow », The New York Times, (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Tiffany's Masterworks in Vulnerable Places », sur archive.nytimes.com (consulté le )
- 1 2 (en-US) Rita Reif, « Photo of an early-20th-century spider-web lamp from the Tiffany Studios, 28 1/2 inches high and 19 inches in diameter; Tiffany Lamps Make a Comeback », The New York Times, (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le )
- 1 2 3 Anna Renauld, « Semiotic approach of the stained glass », www.politesi.polimi.it, (lire en ligne, consulté le )
- 1 2 (en) « Making a Tiffany Lamp », sur Neustadt (consulté le )
- 1 2 3 (en-US) « NYC museum exhibit shines a light on Tiffany lamps' true creators - CBS New York », sur www.cbsnews.com, (consulté le )
- 1 2 (en) « Clara Driscoll and the "Tiffany Girls" - Artists - Lillian Nassau LLC », sur www.lilliannassau.com (consulté le )
- ↑ (en-US) Jeffrey Kastner, « Out of Tiffany’s Shadow, a Woman of Light », The New York Times, (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le )
- ↑ (en-US) Elaine Louie, « Overlooked No More: Clara Driscoll, Designer of Visions in Glass for Tiffany », The New York Times, (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le )
- ↑ (en-US) jfontaine, « How are Tiffany Lamps Made? | Origin and Modern Day », sur Fontaine's Auction Gallery, (consulté le )
- ↑ (en-US) « Secrets of Tiffany Glassmaking », sur The Charles Hosmer Morse Museum of American Art (consulté le )
- ↑ « The Dr. Egon Neustadt Collection of Tiffany Glass », New-York Historical Society (consulté le )
- ↑ "Collections" on the Virginia Museum of Fine Arts website
Bibliographie
modifier- Charles de Kay, Louis Comfort Tiffany et œuvres d'art, Parkstone International, 2023, 259 pages.
