Larak
Larak est une petite île iranienne située sur la côte de la province de Hormozgan dans le golfe Persique. Elle est située à l'est de l'île de Qechm, dans le détroit d'Ormuz.
| Larak لارک (fa) | |||
| Géographie | |||
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| Pays | |||
| Localisation | Golfe Persique (Océan Indien) | ||
| Coordonnées | 26° 51′ 12″ N, 56° 21′ 20″ E | ||
| Géologie | Île continentale | ||
| Administration | |||
| Province | Hormozgan | ||
| Autres informations | |||
| Découverte | Préhistoire | ||
| Fuseau horaire | UTC+3:30 | ||
| Géolocalisation sur la carte : golfe Persique
Géolocalisation sur la carte : Iran
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| Île en Iran | |||
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L'île était un site majeur d'exportation de pétrole iranien depuis 1987. Le site a été bombardé par l'Irak en novembre et décembre 1986 durant la guerre Iran-Irak.
Sur l'île se situe une base militaire iranienne qui maintient plusieurs missiles sol-sol Silkworm HY-2 de construction chinoise placés là en 1987.
Histoire
modifierAu cours de leur occupation, au XVIe siècle, les Portugais ont construit des forteresses sur cette île, ainsi que sur les îles voisines de Qeshm,et dans le détroit d'Ormuz[1].
Après l'attaque par l'Irak du principal terminal d'exportation de pétrole iranien situé sur l'île de Kharg en 1985, pendant la guerre Iran-Irak, l'Iran met en place de nouvelles installations d'exportation, notamment un terminal flottant inauguré sur l'île de Larak en . L'île de Larak est bombardée par l'Irak en [2].
Larak abriterait une base militaire iranienne où seraient stationnés plusieurs missiles sol-sol Silkworm HY-2 de fabrication chinoise, installés en 1987[3].
En , lors de l'opération Praying Mantis, la frégate iranienne Sahand est coulée par la marine américaine, à 200 mètres au sud-ouest de l'île de Larak. Le , le plus grand navire de l'époque, le superpétrolier libérien Seawise Giant, est coulé par des missiles antinavires irakiens au large de l'île de Larak alors qu'il transporte du pétrole brut iranien[4]. Le navire est ensuite renfloué, réparé et utilisé pendant quelques années encore.
Fin mars, pendant la guerre de 2026 contre l'Iran, cet État commence à faire passer les pétroliers au nord de l'île de Larak moyennant une redevance (l'île est surnommée le « péage de Téhéran » par le site d’information maritime Lloyd's List[5]). Distincte de la route maritime habituelle par le chenal principal, cette route plus au nord sert de péage informel et permet une inspection visuelle des navires par la marine du Corps des gardiens de la révolution islamique et les autorités portuaires[6]. Cette île de Larak devient une cible militaire potentielle[7], mais l'étroitesse du détroit d'Ormuz permettrait aux troupes iraniennes d'agir depuis les côtes montagneuses.
Références
modifier- ↑ (en) Near East/South Asia Report, Foreign Broadcast Information Service, , p. 58
- ↑ (en) Joseph Kostiner, Conflict and Cooperation in the Gulf Region, Springer, (ISBN 978-3-531-91337-7, lire en ligne), p. 74
- ↑ Helen Chapin Metz (dir.), Iran: A Country Study, Federal Research Division, Library of Congress, , p. 257
- ↑ (en) Lloyd's Nautical Year Book, Lloyd's, (ISBN 9781850441953), p. 147
- ↑ Aurélie Collas, Ariane Ferrand et Laurence Cornet, « Guerre au Moyen-Orient : un pétrolier non iranien franchit le détroit d’Ormuz, le premier depuis le cessez-le-feu », sur Le Monde,
- ↑ (en) Cichen Shen, « Iran establishes 'safe' shipping corridor for approved and paid for transits », sur Lloyd's List,
- ↑ (en) James T. Areddy, Roque Ruiz et Max Rust, « The Islands That Give Iran a Stranglehold on the Strait of Hormuz », The Wall Street Journal,