Laribi Taoumia, dite « Baya la Noire » ou encore « Baya El-Kahla », est une indépendantiste algérienne, une infirmière et une moudjahida, née le 13 février 1936 à Alger, morte le 1er novembre 2017, à l’âge de 81 ans, infirmière dans le maquis à partir de 1956, arrêtée, torturée, violée, qui s’efface après la guerre d’indépendance de l’Algérie et reprend alors une activité de sage-femme.

Laribi Taoumia
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Biographie
Naissance
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Alger (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Décès
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Activité

Biographie

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Elle est née à Alger en 1936, issue d’une famille algérienne aisée vivant dans un quartier majoritairement européen[1], au sein d'une fratrie de neuf enfants[2],[3]. Son grand-père paternel est mort en déportation en prison en Guyane et un de ses oncles est le militant nationaliste de la première heure Mohamed Khider[3]. Elle obtint son brevet et s’inscrit dans une école d’infirmière de la Croix-Rouge[2].

À partir de 1955, elle est sollicitée par des militants nationalistes d’Alger, et leur transmet des médicaments qu'elle subtilise au sein de son école[3]. Puis elle distribue des tracts et participe à des transport d’armes et de munitions[3].

Recherchée, elle rejoint le maquis, où elle prend le nom de guerre de Baya El Kahla[2]. A moins de 20 ans, elle est affectée au commando Ali Khodja , en zone 1, région 1, secteur 1, de la Wilaya IV[3]. Elle est l'une des premières infirmières à rejoindre les maquis de l'ALN en 1956[2]. Sillonnant les maquis, elle soigne les moudjahids et les populations civiles[3]. Arrêtée avec un groupe d’infirmières, elle subit les pires humiliations physiques et morales, dans les locaux de la DST qui tente de la retourner, sans y parvenir[3]. Elle transite par plusiuers prisons, et dans chacune d’elles, elle subit les mêmes interrogatoires et est torturée et violée[3]. Elle est finalement assignée à résidence[3]. Puis elle bénéficie de l'opportunité d’un départ vers la France. Là-bas elle rejoint la Fédération de France du FLN, puis avec de faux papiers, elle passe en Allemagne sous l’identité d’une Martiniquaise, puis à Tunis accueillie de nouveau par le FLN[3].

Quelques années après l’indépendance, elle s’installe à Boufarik, à une trentaine de kilomètres d'Alger, et y travaille comme sage-femme[3],[1]. Elle meurt d'une crise cardiaque un 1er Novembre 2017, à l’âge de 81 ans[4]. Elle est inhumée dans le cimetière de Boufarik[3],[4].

Références

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