Las Patronas

groupe de femmes bénévoles mexicaines qui nourrissent les migrants

Las Patronas est un groupe de femmes bénévoles de la communauté de La Patrona, originaires de la ville de Guadalupe, dans la municipalité d'Amatlán de los Reyes, à Veracruz. Depuis , ce groupe apporte nourriture et assistance aux personnes migrantes traversant Veracruz pour rejoindre le nord de l'État. Leur engagement pour la défense des droits des migrants leur a valu plusieurs distinctions, dont le Prix national des droits humains en . En , elles sont nominées pour le prix Princesse des Asturies, suite à une campagne menée sur Change.org qui a recueilli plus de 50 000 signatures.

Las Patronas
Histoire
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Domaines d'activité
Migration humaine, activités internationalesVoir et modifier les données sur Wikidata
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Coordonnées
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Histoire

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Coordinatrice Norma Romero à Saint-Jacques-de-Compostelle, Espagne

Le groupe a vu le jour à La Patrona, dans l'État de Veracruz, le [1]. Ce jour-là, les fondatrices racontent avoir acheté de la nourriture dans un magasin et avoir aperçu un train surnommé « La Bête (es) » ou le « Train de la mort »)[2] transportant des personnes migrantes vers la frontière des États-Unis, qui demandaient de la nourriture. Les jeunes femmes leur en ont donné, puis sont rentrées chez elles où elles ont partagé leur expérience[3]. Elles décident alors de poursuivre leur action.

Soutenir les travailleurs migrants

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Don de nourriture aux migrants

Le groupe de femmes prépare entre quinze et vingt kilos de riz aux haricots[2] chaque jour ce qui correspond environ à 300 repas[1]. Au passage du train, elles disposent d'une quinzaine de minutes pour lancer les sacs de nourriture et les bouteilles d'eau aux personnes migrantes[4],[5].

Membres du groupe

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Norma Romero Vázquez et sa soeur Leonila Vázquez[1], Bernarda, Rosa, Nila, Tere, Toña, Karla, Karina, Doña Tere, Julia, Pepe, Virginia, Uriel et Anahí composent Las Patronas[6]

Solidarité avec d'autres organisations

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Soutien à la campagne

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Fresque célébrant le travail du groupe, sur le patio du Comedor de Las Patronas

Le , à Xalapa, dans l'État de Veracruz, une journée de solidarité artistique et culturelle intitulée « Va por Las Patronas » (Allez avec Les Patronnes) est organisée[7]. À cette occasion, la population a fait don de denrées non périssables et de vêtements en bon état[7]. Le groupe organisateur a bénéficié du soutien de personnalités telles qu'Elena Poniatowska, Damián Alcázar et Jesusa Rodriguez[7]. Six tonnes de nourriture ont été collectées ce jour-là. Le , une seconde journée de collecte a eu lieu à Xalapa, cette fois-ci organisée par la communauté jazz. Environ une demi-tonne de dons de nourriture et de vêtements a été collectée.

Don de fournitures

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Le travail accompli par Las Patronas est rendu possible grâce aux dons qu'elles reçoivent de certaines entreprises, organisations, collectifs sociaux, écoles, universités, familles privées et marchés voisins où elles obtiennent des aliments qui ne seront plus vendus[8].

Dans les écoles voisines, elles collectent des bouteilles vides pour les remplir d'eau. Une chaîne de commerces leur donne le pain invendu[9], et l'Église catholique de Cordoba, la ville la plus proche de leur communauté rurale, a réservé un jour par semaine pour collecter de l'aide pour les migrants soutenus par le groupe de femmes[10].

Les fondatrices du groupe se souviennent que cela n'a pas toujours été le cas. Au cours des premières années, la famille Romero Vázquez achetait du riz et des haricots qu'elle distribuait gratuitement sur les routes. Mais à partir de 2007, après la diffusion du documentaire De Nadie, qui raconte leur travail sur les routes, davantage de personnes ont commencé à les soutenir financièrement afin qu'elles puissent poursuivre leur action.

Critique

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Au début, Las Patronas font face à des critiques négatives au sein de leur propre communauté, ce qui a incité certaines personnes qui soutenaient leur travail quotidien à partir : « Nous étions 20 au début, mais la désinformation, la peur que nous ayons peut-être fait quelque chose de mal, ont poussé certaines à partir » dit Bernarda, l'une des membres du groupe[réf. nécessaire].

Des militants sociaux religieux liés au mouvement de défense des personnes migrantes ont dénoncé les hostilités contre Las Patronas de la part de l'institution ecclésiastique locale[11].

Documentaires

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Documentaires
Titre Année Pays Directeur Durée
De Nadie 2005 Mexique Tin Dirdamal 82 min.
La Patrona (court) 2009 Mexique Lizette Argüello 5 min.
El tren de las moscas (court) 2010 Espagne Nieves Prieto et Fernando Lopez Castillo Tassie 14 min.
Llévate mis amores 2014 Mexique Arturo González Villaseñor 90 min.
Como el viento 2015 Mexique Santiago Davial et Julián Álvarez 7 min.
Prix
Année Prix Donneur
2013 Prix national des droits de l'homme (Mexique) (es) Commission nationale des droits de l'homme (Mexique)
2013 Prix national de l'action bénévole et de la solidarité (es) Gouvernement fédéral du Mexique
2013 Prix National des Droits Humains « Don Sergio Méndez Arceo » Fondation Don Sergio Mendez Arceo
2018 Docteur Honoris Causa[12] Université Autonome de Aguascalientes

Références

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  1. 1 2 3 (es) Sandra García, « "Las patronas": el grupo de mujeres que brinda ayuda humanitaria a migrantes », sur Mente Mujer, (consulté le )
  2. 1 2 Mahé Elipe, « Mexique : « Las patronas », bienfaitrices sur la route du (clan)destin », sur Mémoire des luttes (consulté le )
  3. María Julia Pino, « La mission des "Patronas" de Veracruz : un acte de charité, de justice ou d’humanité ? », sur ATD Quart Monde International, (consulté le )
  4. (es) « Las Patronas, una mano tendida », El País, (ISSN 1134-6582, lire en ligne [archive], consulté le )
  5. « Mexique : "Les Patronas" les bienfaitrices du train des migrants » [audio], sur France Inter, (consulté le )
  6. (es) « laspatronas » [archive du ], (consulté le )
  7. 1 2 3 (es) « Va por Las Patronas, jornada de colecta de alimentos », sur www.eluniversalveracruz.com.mx, via Internet Archive, (consulté le )
  8. (es) Verónica Calderón, « Las Patronas: acciones, más que palabras », sur Magis (consulté le )
  9. Mahé Elipe, « Au Mexique, les «patronas» nourricières », Libération, (lire en ligne [archive du ], consulté le )
  10. (es) Alberto Najar, « BBC Mundo - Noticias - Las Patronas que alimentan migrantes en México », sur www.bbc.com, (consulté le )
  11. (es-MX) « Iglesia acosa a Las Patronas y a curas que defienden migrantes », Animal Político, (lire en ligne [archive du ], consulté le )
  12. (es) Carlos Olvera Zurita, « Hoy Las Patronas reciben Doctorado Honoris Causa de la Autónoma de Aguascalientes - LJA.MX Noticias México », (consulté le )

Liens externes

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