Latinus Silvius

roi légendaire d'Albe la Longue

Latinus Silvius (en latin : Lǎtĩnus Silvǐus ; en grec : Λατῖνος Σιλούιος) est le quatrième des rois légendaires d'Albe la Longue (en latin et en italien : Alba Longa), une cité antique fortifiée du Latium située à 20 km au sud-est de Rome à l'emplacement de l'actuel Castel Gandolfo.

Latinus Silvius
Bois gravé représentant Latinus Silvius dans la Chronique de Nuremberg (1493).
Fonction
Roi
Albe la Longue
Biographie
Famille
Énéades (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Père
Enfant

Biographie

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Selon la tradition, Latinus Silvius était le fils d'Énée Silvius (Aeneas Silvius) et le petit-fils de Silvius.

Comme tous les Silvii, la famille royale d'Albe la Longue, il descendait de Lavinie (Lāvīnǐa), la fille de Latinus (Lǎtīnus), roi légendaire des Aborigènes (Abǒrīgǐnes).

La filiation de son grand-père Silvius était discutée. Pour certains, Silvius était le fils d'Ascagne ; pour d'autres, son demi-frère. Pour les premiers, Ascagne était le fils d'Énée et de Lavinie ; Silvius, leur petit-fils ; pour les seconds, Ascagne était le fils d'Énée et de sa première épouse, Créuse ; Silvius, celui d'Énée et Lavinie.

Latinus Silvius succède à son père à la mort de celui-ci. Au cours d'un règne de cinquante-et-un ans[1],[2], il établit plusieurs colonies[3] dont les colons son connus comme les prisci Latini[3]. À sa mort, son fils Alba Silvius[4] lui succède[1],[2].

Interprétations

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Pour Bernadette Liou-Gille (-), le roi d'Albe, Latinus Silvius, dont le nom signifie « roi latin du bois », est le fondateur des colonies albaines et, à ce titre, des prisci Latini, c'est-à-dire de la Ligue latine[5],[6] ; il est aussi le fondateur de la « dynastie » des Silvii[7] car c'est à la suite de celui-ci que tous les descendants ou successeurs de Silvius portent le nom de Silvius[5] ; celui-ci est interprété comme leur cognomen alors qu'il définit leur sacerdoce[5] ; en effet, les Silvii sont les « roi-prêtres » de la Ligue latine et peuvent être considérés comme les précurseurs ou les modèles du rex Nemorensis[5],[6].

Pour Alexandre Grandazzi, Latinus Silvius est un « doublet » de Latinus[8].

Notes et références

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  1. 1 2 Denys, I, 71, 1.
  2. 1 2 Eusèbe, 104. – d'après Denys.
  3. 1 2 Tite-Live, I, 3, 8.
  4. Tite-Live, Histoire romaine, I, 3, 8.
  5. 1 2 3 4 Liou-Gille 2004, p. 432.
  6. 1 2 Liou-Gille 2004, p. 442.
  7. Liou-Gille 2004, p. 431.
  8. Grandazzi 1988, p. 494.

Voir aussi

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Sources littéraires

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Bibliographie

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Articles connexes

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Liens externes

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