Laurent de Mory
Laurent de Mory, également nommé Laurens de Mory[a], né à une date inconnue dans la région de Mitry, et reconnu coupable d'avoir aidé les Bourguignons à piller les alentours de Paris. Il est exécuté par pendaison au gibet de Montfaucon le 20 juillet 1465[1].
| Décès | |
|---|---|
| Époque | |
| Nationalité |
Française |
| Activité |
gentilhomme |
| Propriétaire de |
. |
|---|
Contexte
modifierEn 1465, le roi Louis XI (r. 1461-1483) s'oppose aux Bourguignons et à leurs alliés. Dans ce contexte, sont poursuivis au criminel ceux qui sont emprisonnés pour leur entente secrète avec les membres de la Ligue du Bien public[b],[1]. Parmi eux figure un gentilhomme nommé Laurens de Mory, originaire des environs de Mitry, emprisonné à la Bastille Saint-Antoine[2]. Il est accusé d'avoir favorisé les Bourguignons[3], de les avoir guidés et conduits en divers lieux, notamment vers plusieurs maisons de bourgeois situées dans les villages autour de Paris afin qu’elles soient pillées et que leurs biens soient emportés[2]. Une autre source résume ainsi les accusations en indiquant qu'il aurait « favorisé les Bourguignons & fait plusieurs pilleries sur les bourgeois. »[1]. Pour ces faits et plusieurs larcins, un procès est instruit contre lui à la Bastille par des commissaires spécialement désignés, lesquels le déclarent : « crimineux de crime de leze-Majesté, et comme tel l’avoit condamné à estre escartellé ès Halles de Paris. » (coupable du crime de lèse-majesté et, à ce titre, le condamnent à être écartelé aux Halles de Paris)[3],[2].
Laurens de Mory fait appel de cette sentence devant la cour de Parlement, ce qui diffère son exécution[2]. Le Parlement modère la sentence, mais le gentilhomme ne peut échapper au dernier supplice : par arrêt de la cour, il est pendu le 20 juillet au gibet commun, soit au gibet de Montfaucon[1],[3].
Disposition de ses biens
modifierPar jugement, tous ses biens et héritages sont saisis et confisqués au profit du roi[1].
Notes et références
modifierNotes
modifier- ↑ Il est nommé Louis de Mory dans les documents de la municipalité de Mitry-Mory, mais aucune des sources anciennes consultées pour cet article ne mentionnent de Louis. Elles indiquent toutes les prénoms de Laurent ou Laurens.
- ↑ La Ligue du Bien public est une coalition de grands vassaux du roi de France, incluant notamment Charles de France, frère du roi, et Charles le Téméraire, fils aîné du duc de Bourgogne Philippe le Bon, en vue de lutter contre la politique autoritaire de Louis XI. Le conflit, qui débute en mars 1465, aboutit à une guerre de mai à octobre 1465.
Références
modifier- 1 2 3 4 5 Michel Félibien et Guy-Alexis Lobineau, Histoire de la ville de Paris : Revue, augmentée et mise au jour par Dom Guy-Alexis Lobineau, religieux bénédictin de la Congrégation de Saint-Maur, vol. 1, Paris, Chez G. Desprez et J. Desessartz, , 675 p. (lire en ligne), p. 852
- 1 2 3 4 Jean de Roye, Histoire de Louis Onziesme Roy de France et des choses mémorables advenues de son Regne, depuis l'an 1460 iusques à 1483, Autrement Dicte la Chronique Scandaleuse, escrite par un greffier de l'hostel de ville de Paris, Paris, imprimé sur le vray Original, (lire en ligne), p. 51
- 1 2 3 Firmin Maillard, Le gibet de Montfaucon (étude sur le vieux Paris) : Gibets — Échelles — Piloris — Marques de haute justice. Droit d’asile — Les fourches patibulaires de Montfaucon — Documents historiques. Description — La légende des suppliciés. Scènes de la dernière heure, Paris, Auguste Aubry, , 106 p., p. 41lire en ligne=https://www.gutenberg.org/files/62106/62106-h/62106-h.htm