Le Bal des Laze
Le Bal des Laze, autrement appelé Volume 2, est le deuxième album studio de Michel Polnareff, sorti en 1968.
Volume 2
| Sortie | 1968 |
|---|---|
| Durée | 32:47 |
| Genre | Pop baroque, chanson française, rock |
| Label | Disc'AZ |
Albums de Michel Polnareff
Liste des titres
modifier| Piste | Titre | Auteur(s) | Compositeur | Durée |
|---|---|---|---|---|
| 1 | Jour après jour | Jean-Loup Dabadie | Michel Polnareff | 2:42 |
| 2 | Le roi des fourmis | Michel Polnareff, Gilles Thibaut | 2:48 | |
| 3 | Rosée d'amour n'a pas vu le Jour, rosée du jour n'a pas eu d'amour | Michel Polnareff | 3:07 | |
| 4 | Ta-ta-ta-ta | Frank Gérald | 2:25 | |
| 5 | Mes regrets | Michel Polnareff | 3:31 | |
| 6 | Les grands sentiments humains | 2:05 | ||
| 7 | Pipelette | 2:48 | ||
| 8 | Âme câline | 3:01 | ||
| 9 | Y'a qu'un ch'veu | Pierre Delanoë | Michel Polnareff | 2:54 |
| 10 | Le Bal des Laze | Michel Polnareff, Pierre Delanoë | Michel Polnareff | 4:56 |
| 11 | Oh ! Louis | Michel Polnareff | 2:30 | |
Chanson Le Bal des Laze
modifierBertrand Dicale considère cette chanson comme l'une des plus abouties de Michel Polnareff. Il écrit, quarante ans après sa sortie : « La mélodie au pas ample et élégant, le dialogue de l'orgue classique et de la basse électrique, l'ambiance du texte — mi-Lawrence, mi-Brontë —, tout est magnifique et révolutionnaire »[1].
Le parolier Pierre Delanoë signe un texte sombre. La chanson est une confession, une autobiographie, présentée à la première personne. Un homme dit son histoire : il est un roturier amoureux de Jane de Laze ; Jane est une aristocrate anglaise ; ils ont eu une liaison secrète. Jane doit épouser un homme de son rang, c'est arrangé par ses parents (Lord et Lady de Laze). Le narrateur est resté caché dans le jardin durant le bal qui a suivi les fiançailles. Il a été condamné à mort, sans que son crime soit révélé. À la veille d'être exécuté, il dit son regret de n'avoir pu supprimer le fiancé de Jane.
Les paroles entretiennent l'ambiguïté sur l'état mental du meurtrier ; il se qualifie lui-même de « fou que l'on toise ».
Le texte de la chanson s'éclaire quand on connait l'origine de la branche maternelle de Michel Polnareff : elle vient de Saint-Hernin, au centre du Finistère, « le pays des montagnes Noires ». À quelques encablures, une bourgade existe, nommée Laz. Non loin, le château de Trévarez fut construit au début du XXe siècle, au cœur de l'ancienne forêt de Laz.
Dans le Barzaz Breiz, ouvrage de chants populaires collectés en Bretagne par Hersart de La Villemarqué au milieu du XIXe siècle, un chant, Le Temps passé, est une gwerz de cette région de Cornouaille : un « comte du Laz » y est mentionné. Deux autres chants, L'Héritière de Keroulaz et La Ceinture de noces, décrivent une dramaturgie comparable à celle du Bal des Laze : château, scène de bal, héritière, prétendant, homicide[2]
À sa sortie, la chanson, trop funèbre, ne fut pas programmée en radio. Les radios lui ont préféré la chanson de la face B, Y'a qu'un ch'veu[1].
Musiciens
modifier- Arrangements et direction d'orchestre : Michel Polnareff
- Orgue, piano, cordes : Jean-Pierre Dorsey
- Guitare, guitare basse, banjo, piano : Dan Kaufman
- Batterie, percussions, glockenspiel : Philippe Bretonnière
- Harpe irlandaise, harpe malgache, bitschi du Congo : Jean-Claude Dubois
- Orgue, piano, guitare, claquettes : Michel Polnareff
- Ingénieur du son : Charles Rochko.
Notes et références
modifier- 1 2 Bertrand Dicale, « Le Bal des Laze trahi par sa face B », Le Figaro, (consulté le ).
- ↑ Gilbert Cariou, « Mi-Celte Polnareff : ses racines bretonnes », Le Lien (revue du Centre généalogique du Finistère), no 141, .
Liens externes
modifier- Ressources relatives à la musique :