Le Martyre de sainte Afre

tableau de Carlo Caliari

Le Martyre de sainte Afre est une peinture à l'huile sur toile réalisée au XVIe siècle siècle par le peintre italien Carlo Caliari, dit « Carletto », fils de Paolo Caliari, plus connu sous le nom de Paul Véronèse. Le tableau fait partie des collections du musée Jeanne-d'Aboville de La Fère, dans l'Aisne en France[1].

Le Martyre de sainte Afre
Artiste
Date
XVIe siècleVoir et modifier les données sur Wikidata
Type
Matériau
Dimensions (H × L)
73 × 45,5 cmVoir et modifier les données sur Wikidata
No d’inventaire
MJA 12Voir et modifier les données sur Wikidata
Localisation

Il s'agit d'une réplique de dimensions réduites d'un retable du même sujet, signé par Véronèse et conservé à Brescia, dans l’église Sant’Afra. L'œuvre représente sainte Afre avant son martyre. Selon la tradition chrétienne, cette ancienne païenne convertie au christianisme refuse de sacrifier aux dieux romains et est martyrisée sous le règne de Dioclétien. Elle est figurée entraînée vers l'échafaud où elle doit être exécutée, à la suite des Chrétiens qui l'ont convertie. L'épée placée à gauche de la composition évoque son supplice et, par sa forme crucifère, renvoie également au thème du martyre. Les sources hagiographiques divergent toutefois sur les circonstances de sa mort, certaines évoquant une décapitation, d'autres un supplice par le feu.

La tonalité rougeâtre du tableau constitue l'une de ses principales caractéristiques. L'œuvre est en effet un modello, c'est-à-dire une étude préparatoire destinée à mettre au point la composition de la version définitive. Ce type de travail, généralement conçu pour rester dans l'atelier du peintre, présente une exécution plus libre et une couche picturale plus fine, laissant apparaître par endroits la préparation rouge du support. La version finale, peinte par Véronèse lui-même, orne l'église Sainte-Euphémie de Brescia, en Italie.

Il est légué à la ville par Gabrielle-Uranie, comtesse d'Héricourt de Valincourt en souvenir de sa mère Jeanne d'Aboville en 1860[2]. L'œuvre mesure 73 × 45,5 cm.

Notes et références

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