Le Mesnil-Véneron
Le Mesnil-Véneron est une commune française située dans le département de la Manche, en région Normandie, peuplée de 107 habitants.
| Le Mesnil-Véneron | |
L'entrée du bourg. | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Normandie |
| Département | Manche |
| Arrondissement | Saint-Lô |
| Intercommunalité | Saint-Lô Agglo |
| Maire Mandat |
Henri Fontaine 2020-2026 |
| Code postal | 50620 |
| Code commune | 50324 |
| Démographie | |
| Gentilé | Mesnillots |
| Population municipale |
107 hab. (2023 |
| Densité | 37 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 49° 13′ 35″ nord, 1° 09′ 52″ ouest |
| Altitude | Min. 9 m Max. 44 m |
| Superficie | 2,86 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat très dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Saint-Lô (commune de la couronne) |
| Élections | |
| Départementales | Canton de Pont-Hébert |
| Législatives | Première circonscription |
| Localisation | |
| modifier |
|
Géographie
modifierLocalisation
modifierLes communes limitrophes sont Le Dézert, Graignes-Mesnil-Angot et Saint-Jean-de-Daye.
Géologie et relief
modifierCouvrant 286 hectares, le territoire du Mesnil-Véneron est le moins étendu du canton de Saint-Jean-de-Daye.
Hydrographie
modifierClimat
modifierPlusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[6]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[7]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[8] et est dans la région climatique Normandie (Cotentin, Orne), caractérisée par une pluviométrie relativement élevée (850 mm/a) et un été frais (15,5 °C) et venté[9]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[10],[11].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 11,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 927 mm, avec 14,2 jours de précipitations en janvier et 8,2 jours en juillet[6]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Sainte-Marie-du-Mont à 18 km à vol d'oiseau[12], est de 11,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 890,0 mm[13],[14]. La température maximale relevée sur cette station est de 37,2 °C, atteinte le ; la température minimale est de −8,3 °C, atteinte le [Note 3].
Urbanisme
modifierTypologie
modifierAu , Le Mesnil-Véneron est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[15].
Elle est située hors unité urbaine[16].
Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Lô, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[16]. Cette aire, qui regroupe 63 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[17],[18].
Occupation des sols
modifierL'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (100 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (100 %).
La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (86,4 %), terres arables (13,6 %)[19].

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].
Toponymie
modifierLe nom de la localité est attesté sous les formes Mesnillo Guenelon vers 1280[20], Mesnillum Veneron entre 1320 et 1325, Le Mesnil Veneron en 1793, Mesnil-Veneron en 1801[21].
L'ancien français mesnil, « domaine rural », est à l'origine de nombreux toponymes, notamment en Normandie[22].
Histoire
modifierMoyen Âge
modifierEn 1463, lors de la recherche de noblesse de Montfaut, une branche cadette de la famille d'Auxais est maintenue noble dans la paroisse du Mesnil-Véneron[23].
Temps modernes
modifierDans le rôle de la noblesse du grand bailliage du Costentin, dressé en 1640, il est noté que Paoul [sic] d'Auxais, sieur du Mesnil-Véneron, « a un secret ou grace particulière de guérir la rage, et il y en a peu où il veuille travailler qu'il ne guérisse »[24].
Le Mesnil-Véneron avait en 1720 pour seigneur et patron Jean-Baptiste-Philippe d'Auxais[25] (1675-1743), puis Jean-Philippe d'Auxais (1733-1815) auteur d'un mémoire (1800) ayant contribué à la révocation du premier préfet de la Manche, Louis de Magnytot[26].
Époque contemporaine
modifierEn 1839, Le Mesnil-Véneron est absorbé par Saint-Jean-de-Daye par une ordonnance royale du [27]. La commune est recréée en 1847[21].
Le village est détruit en 1944[28].
Politique et administration
modifier
Le conseil municipal est composé de onze membres dont le maire et un adjoint[30].
Population et société
modifierLes habitants de la commune sont appelés les Mesnillots[28].
Démographie
modifierL'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[32]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[33].
En 2023, la commune comptait 107 habitants[Note 5], en évolution de −13,01 % par rapport à 2017 (Manche : +0,13 %, France hors Mayotte : +2,36 %). Le Mesnil-Véneron est la commune la moins peuplée du canton de Saint-Jean-de-Daye.
Économie
modifierLa commune se situe dans la zone géographique des appellations d'origine protégée (AOP) Beurre d'Isigny et Crème d'Isigny[35].
Culture locale et patrimoine
modifierLieux et monuments
modifier- Église Saint-Pierre du XVIIIe siècle, reconstruite de 1952 à 1957 selon les plans des architectes Y. Cochepain-Caillet et Eugène Leseney qui ont conservé le clocher et la tourelle. Elle abrite des tentures conçues par Maurice Rocher et exécutées par B. et Jacques Plasse Le Caisne qui font l'objet depuis 2004 d'une inscription au titre des monuments historiques[36], des verrières du XXe signées Gabriel Loire, une statue de saint Roch du XVIe[26].
- L'église a reçu en 2004 le label « Patrimoine du XXe siècle ».
- Parc du château du Mesnil-Véneron. Le château ancienne propriété de la famille d'Auxais, puis des Pomereu, a été détruit en 1944[26].
Pour mémoire : la chapelle Notre-Dame-de-la-Salette, construite en 1870 à l'initiative de l'abbé Levieux, curé du Mesnil-Véron, pour avoir protégé la population de la variole. Elle a été détruite en 1944 et remplacé par un autel dans la nouvelle église[26].
L'église Saint-Pierre. La nef de l’église Saint-Pierre. Plaque commémorative à l’entrée de l’église Saint-Pierre.
Personnalités liées à la commune
modifierPour approfondir
modifierBibliographie
modifier- Daniel Delattre et Emmanuel Delattre, La Manche les 602 communes, Grandvilliers, Éditions Delattre, , 280 p. (ISBN 978-2-9159-0709-4), p. 140.
- René Gautier et al. (préf. Jean-François Le Grand, postface Danièle Polvé-Montmasson), 601 communes et lieux de vie de la Manche : Le dictionnaire incontournable de notre patrimoine, Bayeux, Éditions Eurocibles, coll. « Inédits & Introuvables », , 704 p. (ISBN 978-2-35458-036-0), p. 343.
Articles connexes
modifierLiens externes
modifier- Archives conservées par : archives départementales de la Manche (324_e_depot, 324_e_depot.pdf)
- Ressources relatives à la géographie :
- Résumé statistique du Mesnil-Véneron sur le site de l'Insee
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
Notes et références
modifierNotes
modifier- ↑ Accès au lien de l'article Wikipédia de la commune limitrophe en cliquant sur celle-ci.
- ↑ Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
Cartes
modifier- ↑ « Réseau hydrographique du Mesnil-Véneron » sur Géoportail (consulté le 13 avril 2025).
- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
modifier- Altitudes, coordonnées, superficie : répertoire géographique des communes 2013 (site de l'IGN, téléchargement du 19 mars 2014)
- ↑ « Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée ».
- « Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée ».
- ↑ Sandre, « le fossé 03 de la commune de Saint-Jean-de-Daye ».
- ↑ Sandre, « le fossé 05 de la commune de Saint-Jean-de-Daye ».
- ↑ « Fiche communale du Mesnil-Véneron », sur le système d’information pour la gestion des eaux souterraines (consulté le ).
- 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse », sur meteofrance.com (consulté le ).
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Le Mesnil-Véneron et Sainte-Marie-du-Mont », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Ste Marie du Mo », sur la commune de Sainte-Marie-du-Mont - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Ste Marie du Mo », sur la commune de Sainte-Marie-du-Mont - fiche de métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
- ↑ « La grille communale de densité », sur Insee, (consulté le ).
- 1 2 Insee, « Métadonnées de la commune ».
- ↑ « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Saint-Lô », sur Insee (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur Insee, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole) », sur statistiques.developpement-durable.gouv.fr (consulté le ).
- ↑ Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : Publications romanes et françaises, vol. 195, Droz, , p. 1667.
- 1 2 3 Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ René Lepelley, Dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie, Condé-sur-Noireau, Éditions Charles Corlet, (ISBN 2-95480-455-4 (édité erroné), BNF 36174448), p. 175.
- ↑ Léonor de Mons, « Montre d'armes de la Hougue en 1512 pour la vicomté de Carentan : essai d'identification des nobles et de la localisation des fiefs », Revue de la Manche, t. 67, no 267, janvier-février-mars 2025, p. 42 (ISBN 979-1-0937-0115-8).
- ↑ Roger Jouet, Histoire du Cotentin des origines à nos jours, Bayeux, Éditions OREP, , 285 p. (ISBN 978-2-8151-0513-2), p. 143.
- ↑ Jean-Michel Renault, « Revue monumentale et historique de l'arrondissement de Coutances : Canton de Saint-Sauveur-Lendelin », Annuaire du département de la Manche, Julien-Gilles Travers, 28e année - 1856, p. 25 (lire en ligne).
- 1 2 3 4 5 Gautier 2014, p. 343.
- ↑ Annuaire du Département de la Manche, Volume 16, p. 162 sur Google Livres.
- 1 2 Delattre, 2002, p. 140.
- ↑ Plaque de l'Espace André Fromond, au Mesnil-Véneron.
- 1 2 « Le Mesnil-Véneron (50620) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
- ↑ « Henri Fontaine est élu maire », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ AOP Beurre d'Isigny et Crème d'Isigny.
- ↑ « Quatre pièces murales : Dévotion de la paroisse envers Notre-Dame de la Salette », notice no PM50014895, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture.


