Le Portrait de Jennie

film sorti en 1948

Le Portrait de Jennie (titre original : Portrait of Jennie) est un film américain réalisé par William Dieterle, sorti en 1949. Il est adapté du roman du même nom écrit en 1940 par Robert Nathan (en).

Le Portrait de Jennie
Titre original Portrait of Jennie
Réalisation William Dieterle
Scénario Paul Osborn
Peter Berneis
Musique Bernard Herrmann (non crédité)
Dimitri Tiomkin
thèmes de Claude Debussy
Acteurs principaux Jennifer Jones
Joseph Cotten
Ethel Barrymore
Lillian Gish
Cecil Kellaway
David Wayne
Sociétés de production Selznick International Pictures
Vanguard Films
Pays de production Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Drame psychologique
Fantastique
Durée 86 min (1 h 26)
Sortie 1949

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.

Synopsis

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Le film s'ouvre sur une prise de vue aérienne de nuages roulant au-dessus de New York, une voix-off énonçant des pensées sur le déroulement du temps et les deux exergues suivantes :

« Who Knoweth If To Die
Be But To Live...
And That Called Life
By Mortals
Be But Death?
[1] »

« Beauty is truth, truth beauty, that is all ye know on earth, and all ye need to know.[2] »

Eben Adams, un peintre new-yorkais sans succès, rencontre dans Central Park une petite fille, Jennie, qui porte des vêtements d'un autre âge. De mémoire, il fait d'elle un beau croquis qui impressionne sa marchande d'art.

Plus tard, Eben retrouve Jennie par hasard. Mais à chaque rencontre, étrangement, elle semble avoir pris quelques années. Le peintre s'éprend alors de celle qui semble n'être qu'une apparition appartenant au passé et peint d'elle un portrait, le Portrait de Jennie. S'étonnant de la voir se souvenir d'événements lointains comme s'ils étaient très récents, Eben cherche à percer le mystère qui l'entoure. Dans un vieux journal, il apprend que ses parents, des trapézistes, sont morts dans un tragique accident de scène. Il parvient enfin à localiser l'orphelinat qui l'avait alors accueillie. C'est pour apprendre, à sa stupéfaction, que Jennie est morte. Elle s'est noyée, dix ans plus tôt, lors d'une tempête. Cela s'est passé au phare de Land's End, un ilot où elle aimait se rendre à la voile.

La carrière d'Eben est maintenant lancée. Dès que ses finances le lui permettent, le peintre se rend à Land's End. Il loue un canot pour atteindre l'île, malgré l'imminence d'un orage. Jennie (dont on sait maintenant qu'elle est un fantôme) l'y attend. La tempête s'abat. Une forte vague les entraîne. Eben tente de retenir Jennie, mais elle se laisse volontairement emporter. Eben est sauvé par des habitants.

Les dernières images montrent un cartel sous le Portrait de Jenny, dans une exposition. On y apprend qu'Eben Adams est célèbre et que le portrait est devenu emblématique de son œuvre qui n'avait, avant cela, « rien de particulier[3] ».

Fiche technique

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Distribution

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Notes et références

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  1. ↑ Euripide
  2. ↑ John Keats
  3. ↑ « nothing distinguishing »

Voir aussi

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Bibliographie

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  • Ariane Chottin, « le portrait de Jennie », Vacarme, n°7, hiver 1999, [lire en ligne] (Analyse du film)

Article connexe

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Le film suivant traite de la relativité du temps, en centrant l'intrigue autour d'une peinture. Tournés en noir et blanc, le film use du même procédé en donnant à voir le tableau en couleurs tout à la fin du récit :

Liens externes

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