Le Père prudent et équitable
Le Père prudent et équitable, ou Crispin l’heureux fourbe, est une comédie en un acte et en vers rédigée par Marivaux, vers . Immédiatement créée par une troupe de théâtre amateur à Limoges, elle a été publiée en .
| Le Père prudent et équitable | |
Illustration de Bertall. | |
| Auteur | Marivaux |
|---|---|
| Genre | Comédie |
| Nb. d'actes | 1 |
| Lieu de création | Limoges |
| Lieu de parution | Limoges et Paris |
| Éditeur | Pierre Huet |
| Date de parution | |
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Personnages
modifier- Philine.
- Démocrite, père de Philine.
- Toinette, servante de Philine.
- Cléandre, amant de Philine.
- Crispin, valet de Cléandre.
- Frontin, fourbe employé par Crispin.
Les prétendants de Philine :
- Ariste, bourgeois campagnard
- Maître Jacques, paysan suivant Ariste.
- Le Chevalier de La Minardinière.
- Le Financier.
Argument
modifierDémocrite impose à sa fille Philine de choisir un mari parmi trois prétendants : un propriétaire campagnard (Ariste), un chevalier et un financier. Philine préfère un quatrième, Cléandre, mais dont la situation ne satisfait pas son père. Crispin, valet de Cléandre, se propose d'intriguer pour écarter les autres candidats.
À Ariste, Crispin fait passer Toinette, sa femme de chambre, pour Philine ; Toinette surjoue un manque d'éducation et décourage le prétendant. Crispin se fait ensuite passer pour Ariste face à Démocrite et campe un personnage tellement détestable que Démocrite lui-même l'éconduit.
Il décourage le financier en lui affirmant que Philine et son père sont épileptiques.
Il se déguise ensuite en femme et prétend être la femme légitime du chevalier, qui n’a pas le droit, dès lors, d’aspirer à la main de la jeune fille. Mais il a mal pris ses précautions, il est surpris, et forcé d’avouer ses fourberies.
Néanmoins, Cléandre a entre-temps gagné un procès qui lui une situation plus enviable que celle de ses rivaux, lève ainsi les réticences de Démocrite et obtient donc la main de Philine.
Genèse
modifierOn parlait un jour au collège à Limoges, de la difficulté de faire une comédie. Marivaux soutint que la chose n’était pas si difficile. Mis au défi d’en faire une, il apporta, une huitaine de jours plus tard, le Père prudent et équitable[1]. Bien qu’elle n’ait pas été rejouée, après cela, Marivaux en a conservé le texte, qu’il a fait imprimer dans ses Œuvres, six ans plus tard, sous la protection de Fontenelle, grâce à qui Marivaux a pris le parti des Modernes dans la querelle des Anciens et des Modernes[2].
Analyse
modifierCitation
modifier« Mon père me contraint, puis-je lui résister ?
De trois maris offerts il faut que je choisisse,
Et ce choix à mon cœur est un cruel supplice. »
— Philine, acte I, scène III.
Éditions
modifier- Le Père prudent et équitable : ou Crispin l'heureux fourbe, Limoges ; Paris, veuve Barbin ; Pierre Huet, , in-12 (lire en ligne). — Édition assez rare.
- « Le Père prudent et équitable ou Crispin l'heureux fourbe », dans Œuvres complettes [sic] de M. DE MARIVAUX, de l'Académie françoise, t. Ier, Paris, veuve Duchesne, , 12 vol. : portr. grav. ; in-8º (lire en ligne sur Gallica), p. 11-76.
Notes et références
modifier- ↑ Jean Fleury, Marivaux et le marivaudage, Paris, Plon, , viii-416 p., in-8º (OCLC 2101868, lire en ligne), p. 12.
- 1 2 Milos Avramovic, Les Réécritures théâtrales au XVIIIe siècle : copies des grands modèles classiques, jaillissement des parodies, tentation de la suite théâtrale, Tours, Université de Tours (lire en ligne sur Gallica), « Les Traits des pères et des valets de Molière dans Le Père prudent et équitable ou Crispin l’heureux fourbe (1712) », p. 24.
Bibliographie
modifier- (en) Alfred Cismaru, « Moliere’s Influence on Marivaux’s Le Pere Prudent Et Equitable », South Atlantic Bulletin, vol. 37, no 2, , p. 23–8 (lire en ligne, consulté le ).
Liens externes
modifier- Ressource relative au spectacle :