Le Toubib
Le Toubib est un film franco-ouest-allemand réalisé par Pierre Granier-Deferre et sorti en 1979. Il s'agit d'une adaptation du roman de Jean Freustié, Harmonie ou les horreurs de la guerre, publié en 1973.
| Réalisation | Pierre Granier-Deferre |
|---|---|
| Scénario | Pierre Granier-Deferre |
| Acteurs principaux |
Alain Delon Véronique Jannot Bernard Giraudeau |
| Sociétés de production |
Les Films 21 Adel Productions Ecta Filmproduktion |
| Pays de production |
|
| Genre | Drame |
| Durée | 90 minutes |
| Sortie | 1979 |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.
Synopsis
modifierEn 1983[1], alors que fait rage la Troisième Guerre mondiale, dans un pays d'Europe non déterminé, le personnel médical d'une antenne chirurgicale, située à l'arrière des lignes, vit en perpétuel état d'alerte. Taciturne et apparemment insensible, Jean-Marie Desprée, chirurgien talentueux brisé par la vie et le départ de sa femme, se consacre exclusivement à son travail et à ses malades. Un jour, il fait la connaissance d'une jeune infirmière idéaliste, Harmony. À son contact, il va reprendre goût à la vie.
Fiche technique
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- Titre original : Le Toubib
- Réalisation : Pierre Granier-Deferre, assisté de Denys Granier-Deferre
- Assistants à la réalisation : Denys Granier-Deferre, Patrick Jaquillard
- Scénario : Pierre Granier-Deferre, d'après le roman de Jean Freustié, Harmonie ou les horreurs de la guerre
- Dialogues : Pascal Jardin
- Musique : Philippe Sarde
- Photographie : Claude Renoir
- Montage : Jean Ravel
- Son : Jean Labussière
- Décors : Maurice Sergent
- Producteurs : Alain Delon, Alain Terzian, Sylvio Tabet
- Sociétés de production : Les Films 21, Adel Productions, Ecta Filmproduktion, Antenne 2
- Pays de production :
France -
Allemagne de l'Ouest - Langue de tournage : français
- Format : Couleur - Son mono - 35 mm
- Genre : Drame, guerre, science-fiction
- Durée : 90 minutes (1h30)
- Date de sortie :
- France :
Distribution
modifier- Alain Delon : Jean-Marie Desprée
- Véronique Jannot : Harmony
- Bernard Giraudeau : François
- Francine Bergé : Marcia
- Michel Auclair : le patron
- Catherine Lachens : Zoa
- Bernard Le Coq : Jérôme
- Henri Attal : le soldat du convoi
- Jean-Pierre Bacri : l'anesthésiste
- Dominique Zardi : un militaire
Production
modifierPour le casting, Alain Delon exigea de choisir sa partenaire féminine. Il proposa le rôle à plusieurs actrices comme Dominique Laffin, qui refusa pour cause de divergences idéologiques[2] : elle lui lance un verre au visage lors d'une soirée après qu'il a proféré une remarque sexiste[3]. Le rôle échoit finalement, sur décision d'Alain Delon[4], à Véronique Jannot, connue pour ses rôles à la télévision, et qui tient là son premier grand rôle au cinéma après les feuilletons télévisés Le Jeune Fabre (1973) de Cécile Aubry et Paul et Virginie (1974) de Pierre Gaspard-Huit.
Tournage
modifierDe nombreux figurants sont des habitants de la Malmaison, commune près de laquelle le film a été tourné.
Le film a été tourné dans les départements de
- L'Aisne
- Des Yvelines
- Du Loiret
- La Marne
- Les Hauts-de-Seine
- Studios de Boulogne (SFP), 2 rue de Silly à Boulogne-Billancourt
Autour du film
modifier- Le film bénéficia du soutien de l'armée française, qui fournit des prototypes et matériels qui n'étaient pas encore déployés[5]. Le char de combat AMX-30 est utilisé dans le film.
- Jeune adolescente, Véronique Jannot placardait dans le grenier de sa maison des photos d'Alain Delon[6] pour lequel elle éprouvait une passion[7]. Elle l'avait rencontré et discuté avec lui en 1974 dans les studios de Billancourt lors de la postsynchronisation de Paul et Virginie et deux ans plus tard ce dernier lui avait dit qu'ils travailleront un jour ensemble[8].
- Jouant le rôle d'une jeune femme malade, Véronique Jannot était réellement malade sur le tournage, subissant un traitement chimiothérapeutique après l'ablation de ses ovaires[9]. Véronique Jannot ayant caché à Alain Delon son traitement chimiothérapeutique pendant le tournage, ce dernier s'aperçut que quelque chose n'allait pas et exigea de Véronique Jannot de connaître la vérité[10].
Notes et références
modifier- ↑ « Le Toubib », sur devildead.com (consulté le )
- ↑ Pierre Mikaïloff et Gilles Verlant, Le Dictionnaire des années 80, Larousse, , 560 p. (ISBN 978-2035850256, lire en ligne), p. 298
- ↑ Clémentine Autain, Dites-lui que je l'aime, Paris, Grasset, , 185 p. (ISBN 978-2246813958), p. 168 « Tu étais quand même cette femme qui avait jeté son verre à la tête d’Alain Delon dans une soirée. Il avait tenu un propos sexiste, tu lui avais balancé le verre à la tête – et pas seulement l’alcool, tout le verre. »
- ↑ Véronique Jannot, Trouver un chemin, Michel Lafon, 2006, p. 90 : "- J'ai rendez-vous avec Pierre Granier-Deferre. - Oui, je sais, répond-il, ménageant son effet. C'est moi qui t'ai fait venir."
- ↑ Franck Brissard, « Le Toubib »,
- ↑ Véronique Jannot, Trouver un chemin, Michel Lafon, 2006, p.26 : "Sur les murs de ce grenier, j'avais placardé partout des photos de Jean-Paul Belmondo et d'Alain Delon."
- ↑ Véronique Jannot, Trouver un chemin, Michel Lafon, 2006, p.31 : "Malgré ma passion affichée pour Delon, Belmondo et quelques acteurs de cette génération, je n'avais jamais envisagé de devenir comédienne."
- ↑ Véronique Jannot, Trouver un chemin, Michel Lafon, 2006, pp.89-90
- ↑ Véronique Jannot, Trouver un chemin, Michel Lafon, 2006
- ↑ Véronique Jannot, Trouver un chemin, Michel Lafon, 2006, p. 91 et 92 : "Alain s'est bientôt aperçu qu'il se passait quelque chose d'anormal. (...) - Il faut qu'on parle. Il y a un problème !"
Liens externes
modifier- Ressources relatives à l'audiovisuel :