Le Vélo de Ghislain Lambert
Le Vélo de Ghislain Lambert est un film franco-belge réalisé par Philippe Harel, sorti en 2001[1],[2].
Informations essentielles
| Réalisation | Philippe Harel |
|---|---|
| Scénario |
Olivier Dazat Philippe Harel Benoît Poelvoorde |
| Acteurs principaux |
Benoît Poelvoorde José Garcia Daniel Ceccaldi |
| Sociétés de production |
AF Production Les Productions Lazennec Studiocanal TF1 Films Production |
| Pays de production |
|
| Genre | Comédie dramatique |
| Durée | 119 minutes |
| Sortie | 2001 |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.
Synopsis
modifierAu début des années 1970, Ghislain Lambert est un coureur cycliste belge, né le même jour qu'Eddy Merckx[1], qui a l'ambition de devenir un champion. Il parvient à intégrer une grande équipe, mais comme porteur d'eau. Déterminé dans son rêve de victoire et de gloire sportive, Ghislain Lambert attend impatiemment son tour, quitte à sauter le pas du dopage. Tout sera bon pour briller enfin[3].
Fiche technique
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Sauf indication contraire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par la base de données cinématographiques IMDb, présente dans la section « Liens externes ».
- Titre français : Le Vélo de Ghislain Lambert
- Réalisateur : Philippe Harel
- Scénariste : Olivier Dazat, Philippe Harel et Benoît Poelvoorde[4]
- Producteurs : Arnauld de Battice, Bertrand Faivre, Sylvain Goldberg, Adeline Lecallier, Alain Rocca
- Musique du film : Philippe Eidel[4]
- Directeur de la photographie : Gilles Henry[4]
- Montage : Bénédicte Teiger[4]
- Distribution des rôles : Kadija Leclere, Stéphane Touitou, Annette Trumel[4]
- Création des décors : François Emmanuelli[4]
- Décorateur de plateau : Marie Cheminal, Jean-Noël Delalande, Ludovic Erbelding
- Création des costumes : Eve-Marie Arnault[4]
- Ingénieur du son : Philippe Vandendriessche[4]
- Coordinateur des cascades : Gilles Conseil
- Société de production : AF Production, Les Productions Lazennec, Studiocanal, TF1 Films Production
- Format : couleur - 2,35:1 - 35 mm - Son Dolby Digital
- Pays d'origine :
France,
Belgique - Genre : comédie dramatique
- Durée : 119 minutes[5]
- Dates de sortie :
Distribution
modifier- Benoît Poelvoorde : Ghislain Lambert
- José Garcia : Claude Lambert
- Daniel Ceccaldi : Maurice Focodel
- Sacha Bourdo : Denis
- Emmanuel Quatra : Riccardo Fortuna
- Jean-Baptiste Iera : Fabrice Bouillon
- Christelle Cornil : Babette
- Jacqueline Poelvoorde-Pappaert : Mme Lambert
- Fernand Guiot : M. de Kimpe
- Antoine de Caunes : le narrateur[4]
- Frédéric Renson : Manu
- Pierre Martot : le médecin Epedex
- Serge Swysen : le médecin contrôleur
- Éric Naggar : le mage
- Michel de Warzée : M. Vandenbroek
- François Berland : l'animateur télé
- Fabian Lion : le cycliste suédois
- Bouli Lanners : un invité au mariage
Lieux de tournage
modifierFrance
modifierEn France, le tournage se déroule notamment à Briançon, au mont Ventoux, à Chaumont-sur-Loire et à Saint-Dyé-sur-Loire[6].
Dans un témoignage publié dans Le Quintinais, l'ancien coureur Loïc Le Bourhis mentionne également des journées de tournage à Quintin, Saint-Malo et Aix-les-Bains[7]. Il précise que Philippe Harel a choisi Quintin pour représenter le départ de l'étape bretonne du Tour de France, avec une journée de tournage prévue sur place[7].
Au mont Ventoux, Benoît Poelvoorde effectue plusieurs prises de sprint dans la partie finale de l'ascension. Pour les gros plans de la descente, son vélo est tracté par un véhicule[8].
Belgique
modifierEn Belgique, des scènes sont tournées à Namur, à Jemeppe-sur-Sambre et dans le Hainaut[9], notamment à Saint-Sauveur[8]. À Namur, le tournage se déroule en partie à la Citadelle, avec la participation de figurants namurois[10].
Analyse
modifierRéférences au monde du cyclisme
modifierRéférences historiques
modifierLe film se déroule dans le milieu du cyclisme professionnel des années 1970, dominé par Eddy Merckx. Il s'ouvre sur des images d'archives des courses de cette époque et suit un équipier chargé de soutenir les favoris[3]. Le personnage de Ghislain Lambert s'inspire notamment du coureur français Pierre Tosi, professionnel de 1972 à 1977[11].
La reconstitution comprend des vélos d'époque et des maillots d'équipes comme Molteni, Gan et Bic, ainsi que ceux de l'équipe fictive Magicrème[8]. Selon Le Parisien, une partie du film est tournée sur le parcours du Tour de France 1974[12].
Représentation du cyclisme professionnel
modifierDans Cycling and Cinema, Bruce Bennett analyse le film comme un pastiche de biographie sportive centré sur la carrière d'un coureur qui reste dans l'ombre de Merckx. Il souligne la place donnée aux souffrances physiques, aux tâches ordinaires et aux humiliations des équipiers, ainsi qu'à la tension entre les ambitions individuelles et les contraintes de l'équipe[13].
Le dopage et les fraudes aux contrôles d'urine font partie des pratiques représentées[3]. Bennett relève également que Lambert termine sa carrière avec une brève célébrité liée à sa position de lanterne rouge du Tour de France[13].
Palmarès de Ghislain Lambert
modifierLa course Bordeaux-Paris est remportée par Ghislain Lambert, elle reste l’unique victoire professionnelle de toute la carrière du coureur. Comme Georges Van Coningsloo en 1967, Lambert n’a pas respecté la pause officieuse de la nuit[14].
Autres références à la culture cycliste
modifierL’épisode du casque entre Ghislain, Denis et Claude Lambert est inspiré d’un échange entre Jean Robic et Raphaël Géminiani où Robic se fait mal après s’être frappé volontairement à la tête pour prouver la solidité de son casque[15].
Autour du film
modifier- C'est le premier long-métrage dans lequel joue Christelle Cornil[16].
Accueil critique
modifierDans Le Parisien, Pierre Vavasseur apprécie la reconstitution du milieu cycliste, l'engagement physique de Benoît Poelvoorde et les scènes comiques, notamment celle du dopage[12]. La critique du Monde salue également l'interprétation de Poelvoorde et la connaissance du cyclisme de Philippe Harel, mais juge que le récit se disperse en une succession d'anecdotes[17].
Distinctions
modifierAu Festival de Saint-Sébastien 2001, le film reçoit le prix du jury du meilleur scénario, attribué à Philippe Harel, Benoît Poelvoorde et Olivier Dazat[1].
Notes et références
modifier- 1 2 3 (es) « Le vélo de Ghislain Lambert », sur Festival de Saint-Sébastien (consulté le ).
- ↑ (en) Sheila Johnston, « Ghislain Lambert’s Bike », Screen International, (lire en ligne, consulté le ).
- 1 2 3 « Benoît Poelvoorde porte-bidon », La Dépêche du Midi, (lire en ligne, consulté le ).
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 « Le Vélo de Ghislain Lambert », sur Unifrance (consulté le ).
- ↑ « Le Vélo de Ghislain Lambert : visa no 96942 », sur Centre national du cinéma et de l’image animée (consulté le ).
- ↑ « Le Vélo de Ghislain Lambert », sur Film France–CNC (consulté le ).
- 1 2 Loïc Le Bourhis, « Cinéma cycliste ! », Le Quintinais, , p. 39 (lire en ligne, consulté le ).
- 1 2 3 « « Le vélo de Ghislain Lambert » : 20 ans plus tard, c’est le film-culte des cyclos », sur L'Avenir (consulté le ).
- ↑ Noémie Jadoulle, « « Le Vélo de Ghislain Lambert » : film culte sur le cyclisme avec Benoît Poelvoorde », sur RTBF, (consulté le ).
- ↑ « Namur magazine, no 31, septembre 2001 » [PDF], sur Ville de Namur, (consulté le ), p. 3.
- ↑ Corentin Parbaud, « Disparition de Pierre Tosi, qui avait inspiré le film « Le Vélo de Ghislain Lambert » », L’Équipe, (lire en ligne, consulté le ).
- 1 2 Pierre Vavasseur, « Prenez la roue de Ghislain Lambert », Le Parisien, (lire en ligne, consulté le ).
- 1 2 (en) Bruce Bennett, Cycling and Cinema, Goldsmiths Press, (ISBN 978-1-906897-99-4, lire en ligne), p. 89-90.
- ↑ « "La" course de Ghislain Lambert. | Bordeaux - Paris », Bordeaux - Paris, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Saint-Lary-Soulan. «Le punk du peloton» », ladepeche.fr, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ Katia Bayer et Grégory Cavinato, « Christelle Cornil, actrice », Cinergie, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ S. Bd, « Le Vélo de Ghislain Lambert », Le Monde, (lire en ligne, consulté le ).
Liens externes
modifier- Ressources relatives à l'audiovisuel :