Leandro Arpinati

homme politique italien

Leandro Arpinati, né le à Civitella di Romagna et mort le à Argelato, est un journaliste, homme politique fasciste et un dirigeant sportif italien.

Leandro Arpinati
Leandro Arpinati (bas) et Benito Mussolini (haut) vers 1920.
Fonctions
Député
XXVIIIe législature du royaume d'Italie
-
Podestà of Bologna
-
Antonio Carranti (en)
Député
XXVIIe législature du royaume d'Italie
-
Député
XXVIe législature du royaume d'Italie
-
Biographie
Naissance
Décès
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Nationalité
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Parti politique
Sport
Distinction

Biographie

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Anarchiste et interventionniste

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Né en février 1892 à Civitella di Romagna, dans la province de Forlì, Leandro Arpinati s'était installé très jeune à Turin, travaillant d'abord comme marmiton d'hôtel, puis comme ouvrier à l'usine automobile Diatto[1].

D'extraction socialiste (son père Sante avait été l'un des principaux dirigeants de la section socialiste de Civitella), Arpinati s'était rapproché de l'anarchisme vers 1910, notamment des théories d'individualistes radicaux comme Massimo Rocca[1]. C'est à cette période que remonterait également le premier contact d'Arpinati avec Mussolini, à l'époque directeur de La Lotta di Classe, venu inaugurer le nouveau marché couvert de Civitella dédié à Andrea Costa[1]. Dans son livre consacré à l'anarchisme interventionniste, l'historien Alessandro Luparini écrit que

« À cette occasion, les anarchistes locaux, Arpinati en tête, auraient orchestré une dure protestation, suscitant le ressentiment de Mussolini (mais il n'y a pas de trace de cet épisode dans les pages de l'organe socialiste de Forlì). À partir de ce moment-là — selon les auteurs susmentionnés —, Arpinati et Mussolini seraient néanmoins restés en contact, finissant par lier amitié. »[1]

Toujours selon Luparini, « la participation d'Arpinati à la vie politique du mouvement anarchiste italien, exception faite d'une collaboration occasionnelle avec un journal romain, qui avait donné lieu à l'article en deux parties « Socialismo e anarchismo » (L'Alleanza Libertaria, 20 et 27 mai 1910), avait été tout sauf marquante »[1].

Rallié à la cause de l'interventionnisme, Arpinati, alors employé aux chemins de fer, fut réformé du service militaire en tant que fils aîné d'une mère veuve, et ne prit pas part à la guerre[1].

Carrière sous le régime fasciste

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Au cours de ses années, il s'établit à Bologne où il travaille comme cheminot. Au début des années 1920, il crée le second Fascio à Bologne et en 1921, il devient député et après la marche sur Rome, vice-secrétaire général du Parti national fasciste (PNF). En 1926, il devient podestà (maire) de Bologne, charge qu'il laisse en 1929 pour le poste de sous-secrétaire au ministère de l'intérieur.

Il occupe de nombreuses charges dans le secteur sportif : à l'équitation, entre les années 1920 et 1930, il est président du Comité olympique national italien et de la FIGC, il réalise d'importantes réformes du championnat de football et il obtient l'organisation de la coupe du monde de football de 1934.

Au début des années 1930, les rapports avec le secrétaire du PNF, Achille Starace, se gâtent, celui-ci l'accuse d'avoir organisé l'attentat contre Mussolini le jour de l'inauguration du stade de Bologne le (), parce que le jeune comploteur Anteo Zamboni, est le fils d'un ami d'Arpinati (Mammolo Zamboni, lui aussi anarchiste converti au fascisme). Il est donc étiqueté comme ennemi du régime et envoyé en confinement d'abord à Lipari de 1934 à 1937 puis à Malacappa, à proximité de Bologne, en résidence surveillée. Il refuse l'invitation personnelle de Mussolini d'adhérer à la République sociale italienne.

Exécution

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C'est à Malacappa qu'il meurt le , fusillé par un groupe de partisans gapistes le jour suivant la libération de Bologne. Juste avant son exécution, Torquato Nanni, avocat socialiste et ancien proche de Mussolini, mourut alors qu'il tentait de protéger Arpinati des balles avec son corps. Ce geste fut célébré par le poète Ezra Pound dans ses Canti pisani (Chant 91).

Anecdotes

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Lors du championnat de football de 1926-27, le Torino gagna le championnat italien mais il apparait qu'un dirigeant du Torino a corrompu un joueur de la Juventus (Luigi Allemandi) lors d'une partie décisive de la dernière journée. La coupe fut retirée au Torino et aurait dû aller à l'équipe seconde au classement qui était Bologne, Arpinati alors président de la FIGC craignit que cela soit jugé comme du favoritisme et décida de ne pas donner de titre lors de ce championnat.

Arpinati détestait cordialement Achille Starace (qui le lui rendait bien), ils étaient notamment en rivalité pour tout ce qui touchait à l'organisation du sport en Italie, instrument de prestige et de propagande durant le régime fasciste. Arpinati (qui possédait quelques terres) avait baptisé "Starace"...son âne et ne se gênait pas pour le faire savoir parmi les "Hiérarques", les dignitaires fascistes[2].

Notes et références

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du 14.11.2007.

  1. 1 2 3 4 5 6 Alessandro Luparini, Anarchici di Mussolini. Dalla sinistra al fascismo tra rivoluzione e revisionismo, Montespertoli, M.I.R., (lire en ligne)
  2. ↑ (it) « GLI UOMINI DI MUSSOLINI - 4 - ACHILLE STARACE - TELEVIGNOLE », TELEVIGNOLE,‎ (lire en ligne, consulté le )

Liens externes

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