Lee Ungno

peintre, sculpteur, graveur et dessinateur coréen (1904-1989)

Lee Ungno (이응노) ou Ung-No Lee, aussi connu sous son nom d'artiste Go Am, est un peintre, sculpteur, graveur, dessinateur et calligraphe abstrait, coréen et français né le à Séoul et mort le à Paris, où il a vécu 30 ans.

Lee Ungno
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Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 84 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Romanisation révisée
I Eung-noVoir et modifier les données sur Wikidata
McCune-Reischauer
I Ŭng-noVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonymes
Goam, JuksaVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
française (à partir de )
sud-coréenneVoir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Lieu de travail

Biographie

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La carrière de Lee Ungno est d'abord exclusivement coréenne, aussi est-il considéré dans son pays comme l'un des principaux peintres coréens contemporains.

Apprenant la peinture calligraphique en 1922, il est sélectionné pour une première exposition en 1924[1].

En 1935, il part au Japon où il étudie l'art moderne asiatique et occidental[1].

En 1945, il fonde l'Institut de Peinture GO AM, à Séoul. Il enseigne les techniques traditionnelles de son art le Sumi-é. Depuis 1948, il est directeur des études de peinture orientale à l'Université de Hong-Ik. Il fait aussi un long séjour à Paris en 1956, puis s'y établit en 1959.

En 1964, Il fonde avec Vadime Elisseeff, directeur du musée Cernuschi, l’Académie de peinture orientale de Paris, où il enseigne la calligraphie et la peinture orientale aux Français[1].

Alors qu'il se rend en Corée du Sud en 1967, il est accusé d'être un espion à la solde de la Corée du Nord dans le cadre de l'« affaire de Berlin-Est (en) » et arrêté. Il est mis en prison et condamné à perpétuité. La mobilisation et la pression internationale lui permettent de retrouver la liberté en 1970 et il revient vivre à Paris[2]. Il obtient la nationalité française en 1983[3].

Une rétrospective de son œuvre est organisée en 2017, par le musée Cernuschi, à Paris[2].

En 2007, un musée consacré à Lee Ungno, construit par l'architecte français Laurent Beaudouin, ouvre à Daejon[4].

Sa peinture abstraite, qui apparaît dans les années 1950[1], se fonde sur la calligraphie traditionnelle de l'Extrême-Orient. Il utilise souvent l'encre de Chine sur papier. De calligraphies d'inspiration traditionnelle, il passe à des compositions abstraites qui s'inspirent aussi directement des lavis de paysages des artistes chinois du XIe au XIIIe siècle. Il use aussi de techniques originales, réalisant des collages de coton sur papier[5]. Pour cela, il froisse, déchire, gratte le papier. Il l'imbibe d'encre et de couleurs. L'art de Lee Ungno préfigure le street art[2].

Expositions

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Collectives

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Personnelles

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Dans les collections muséales

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Notes et références

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  1. 1 2 3 4 Lee Ungno Museum.
  2. 1 2 3 « Lee Ungno, un pionnier de l'art contemporain emporté par la foule - Sortir - Télérama.fr », sur www.telerama.fr (consulté le )
  3. (en) « Artist Lee Ung-no's work from time in prison brought to light of day », sur koreaherald.com, .
  4. « Musee Lee Ungno », sur Lee Ungno Museum (consulté le ).
  5. Emmanuel Bénézit, Dictionnaire des peintres,sculpteurs, dessinateurs et graveurs, vol. 13, éditions Gründ, (ISBN 2700030230), p. 909.
  6. œuvre de Lee Ungno au Musée national de Corée, sur museum.go.kr.

Annexes

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Bibliographie

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Liens externes

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