Leges Aelia et Fufia
Les leges Aelia et Fufia (aussi appelées lex Aelia et Fufia ou lex Aelia Fufia) sont deux lois romaines votées autour de [1] ou de [2]. Ces deux lois distinctes sont généralement citées ensemble. Leurs auteurs sont inconnus[3].
| Type | loi |
|---|---|
| Année | de 150 ou 132 à 58 av. J.-C. |
Ces lois étendent à tous les magistrats le droit à l'obnuntiatio, c'est-à-dire l'usage de présages pour obtenir la suspension ou le report d'une séance d'une assemblée[4][1],[3].
Lors des luttes entre populares et optimates des années , ces dispositions sont abusivement exploitées par les optimates comme moyens d'obstruction : en , le consul Bibulus prend les augures défavorables pour bloquer la tenue des réunions organisées par Jules César. Fin , Milon empêche la tenue des comices en trouvant chaque matin des présages défavorables[5]. En réplique, le tribun Clodius Pulcher fait abroger en partie ces lois en par les Leges Clodiae (en)[2]. La lex Clodia de auspiciis précise qu'est possible la tenue des comices les jours fastes, et dit qu'on ne peut y faire obstacle en invoquant l'obnuntiatio ou l'intercessio[3]
Cicéron s'indigne de cette abrogation dans sa plaidoirie Pro Sestio, prononcée l'année suivante[6].
Voir également
modifierRéférences
modifier- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Lex Aelia et Fufia » (voir la liste des auteurs).
- 1 2 Astin 1964.
- 1 2 Sumner 1963.
- 1 2 3 Favory 1976, p. 224 note 84.
- ↑ Berthelet 2019.
- ↑ Pierre Grimal, Cicéron, Fayard, 1986 (ISBN 978-2213017860), p.214.
- ↑ Cicéron,Pro Sestio, XV.
Bibliographie
modifier- [Astin 1964] (en) A. E. Astin, « Leges Aelia et Fufia », Latomus, vol. 23, no 3, (JSTOR 41522946, lire en ligne)
- [Berthelet 2019] Yann Berthelet, « Religion et vie politique sous la République romaine. L’exemple de la divination publique », Pallas, vol. 111, , p. 41-63 (DOI 10.4000/pallas.18236, lire en ligne)
- [Favory 1976] François Favory, « Classes dangereuses et crise de l'État dans le discours cicéronien (d'après les écrits de Cicéron de 57 à 52) : Texte, politique, idéologie : Cicéron. Pour une analyse du système esclavagiste : le fonctionnement du texte cicéronien », dans Actes du colloque 6 du Groupe de recherche sur l'esclavage dans l'antiquité, Besançon 4 mars 1975, Besançon, Presses Universitaires de Franche-Comté, (lire en ligne), p. 109-234.
- [Sumner 1963] (en) G. V. Sumner, « Lex Aelia, Lex Fufia », The American Journal of Philology, vol. 84, no 4, (JSTOR 293232, lire en ligne)