Les Remords
Les Remords – ou Oreste poursuivi par les Furies – est un tableau réalisé par le peintre français William Bouguereau en 1862. Cette huile sur toile de format horizontal est conservée depuis 1971 au Chrysler Museum of Art, à Norfolk, en Virginie, aux États-Unis.
| Artiste | |
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| Date | |
| Type | |
| Matériau | |
| Dimensions (H × L) |
227 × 278 cm |
| No d’inventaire |
71.623 |
| Localisation |
Histoire
modifierL'oeuvre est exposée au Salon de peinture et de sculpture en 1863 à Paris[1]. Elle est vendue pour 6000 francs le 4 novembre 1870 à Georges Lucas pour Samuel P.Avery, un marchand d'art américain[2]. Par la suite elle est offerte à la Pennsylvania Academy of Fine Arts de Philadelphie en 1878[2]. Enfin, en 1953 Walter P. Chrysler achète l'oeuvre et en fait don au Chrysler Museum of Art en 1971[3].
Iconographie
modifierCette peinture mythologique s'inspire probablement de la tragédie L'Orestie écrite par Eschyle[2]. Bouguereau représente Oreste nu, se bouchant les oreilles, alors qu'il est assailli par trois Furies. Ces dernières désignent derrière lui le corps de Clytemnestre, sa mère, qu'il vient de poignarder afin de venger le meurtre de son père Agamemnon[2]. Pour la réalisation du tableau, l'artiste aurait emprunté différentes sources dont une oeuvre de John Flaxman intitulée Ulysses terrified by the Ghosts et inspirée du Chant XI l'Odyssée[2.1].
Réception critique
modifierLorsque William Bouguereau expose cette oeuvre au salon de 1863, la critique est divisée. Ernest Chesneau souligne la dimension « un peu mélodramatique »[4]de l'oeuvre.
Louis Enault apprécie l'aspect technique de la composition « bien conçue et rendue avec une véritable puissance »[5].
Augustin-Joesph Du Pays ne partage pas cet avis et relève un «manque de style »[6] tout comme Paul de Saint-Victor : « Le corps transpercé de Clytemnestre [...] manque de style et de dignité »[7]. Ce dernier exprime également déception face à la figure d'Oreste, qu'il compare à « poltron poursuivi par des revenants »[7], dont l'effroi lui parait« sans grandeur et sans poésie »[7].
Notes et références
modifier- ↑ (en) Damien Bartoli, William Bouguereau : his life and work, Woodbridge, Antique Collecter's club, , 534 p. (ISBN 1851496122)
- 1 2 3 4 Thérèse Burollet, Mark Steven Walker, Gilles Chazal, Georges Brunel, Louise d'Argencourt et Robert Isaacson, William Bouguereau, 1825-1905, Paris, musée du Petit-Palais, , 266 p. (ISBN 2-905028-00-9)
- ↑ page 162
- ↑ (en) « Chrysler Museum of Art : Notice d'oeuvre », sur chrysler.emuseum.com (consulté le )
- ↑ Ernest Chesneau, L’art et les artistes modernes en France et en Angleterre, Paris, Didier et Cie, (lire en ligne)
- ↑ Louis Enault, « Le salon de 1863 », Gazette des étrangers, (lire en ligne)
- ↑ Augustin-Joseph Du Pays, « Le salon de 1863 : la mythologie et l'allégorie », Lillustration, (lire en ligne)
- 1 2 3 Paul de Saint-Victor, « Salon de 1863 », La Presse, (lire en ligne)
Liens externes
modifier- Ressources relatives aux beaux-arts :
- (en) Orestes Pursued by the Furies, site web du Chrysler Museum of Art