Ligny-en-Brionnais
Ligny-en-Brionnais est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire, en région Bourgogne-Franche-Comté.
| Ligny-en-Brionnais | |||||
Le chevet de l'église de Ligny-en-Brionnais, édifice en partie roman placé sous le vocable des saints Jacques et Philippe. | |||||
Héraldique |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Bourgogne-Franche-Comté | ||||
| Département | Saône-et-Loire | ||||
| Arrondissement | Charolles | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes du Canton de Semur-en-Brionnais | ||||
| Maire Mandat |
Gérard Pegon 2020-2026 |
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| Code postal | 71110 | ||||
| Code commune | 71259 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Lignerots | ||||
| Population municipale |
375 hab. (2023 |
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| Densité | 24 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 46° 14′ 18″ nord, 4° 11′ 25″ est | ||||
| Altitude | Min. 327 m Max. 508 m |
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| Superficie | 15,94 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat très dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Chauffailles | ||||
| Législatives | Deuxième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Saône-et-Loire
Géolocalisation sur la carte : Bourgogne-Franche-Comté
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| modifier |
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Géographie
modifierCommunes limitrophes
modifier| Saint-Christophe-en-Brionnais | Vauban | |||
| Saint-Julien-de-Jonzy | N | Saint-Maurice-lès-Châteauneuf | ||
| O Ligny-en-Brionnais E | ||||
| S | ||||
| Saint-Bonnet-de-Cray | Saint-Edmond |
Climat
modifierPlusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[3] et est dans la région climatique Centre et contreforts nord du Massif Central, caractérisée par un air sec en été et un bon ensoleillement[4]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 889 mm, avec 12,4 jours de précipitations en janvier et 7,8 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Charlieu à 9 km à vol d'oiseau[7], est de 11,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 769,3 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 41 °C, atteinte le ; la température minimale est de −16 °C, atteinte le [Note 1].
Urbanisme
modifierTypologie
modifierOccupation des sols
modifierL'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (93,1 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (93 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (91,2 %), forêts (6,9 %), zones agricoles hétérogènes (1,9 %)[14]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie
modifierHistoire
modifierAvant la Révolution, la paroisse de Ligny est partagée entre plusieurs seigneuries : principalement, la seigneurie de L'Étoile[15], au nord, et la seigneurie de Champrond, au sud.
En 1932, avec Saint-Maurice-lès-Châteauneuf et Saint-Bonnet-de-Cray, la commune cède une partie de son territoire pour former la commune de Saint-Edmond.
Politique et administration
modifierDémographie
modifierL'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[17].
En 2023, la commune comptait 375 habitants[Note 2], en évolution de +10,29 % par rapport à 2017 (Saône-et-Loire : −0,59 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Économie
modifierLa régression de la part prise par l'agriculture par rapport à l'ensemble des activités économiques, phénomène commun aux campagnes de la région, est loin d'avoir connu à Ligny l'ampleur avec laquelle elle s'est produite dans certaines communes rurales des environs. La vocation agricole de la commune se manifeste par le maintien sur son territoire d'un nombre appréciable d'exploitations. Leur nombre s'y est certes considérablement réduit au cours des dernières décennies; il y en avait 51 en 1988, 36 en 2000, 28 en 2010, il en reste 14 actuellement. On compte ainsi dans la commune une exploitation pour 24 habitants soit une proportion plus forte que dans certaines communes environnantes (1 pour 25 à Saint-Laurent-en-Brionnais, 1 pour 45 à Vareilles, 1 pour 49 à Chassigny-sous-Dun, 1 pour 88 à La Chapelle-sous-Dun).
La surface agricole utile totale - 1 830 ha - était en 2010 supérieure à ce qu'elle était précédemment.
La pédologie et le climat expliquent la part écrasante des herbages - 1 816 ha - par rapport aux labours, 14 ha. Toutes les exploitations de la commune pratiquant l'élevage bovin relèvent de la filière viande, avec des cheptels de race charolaise, activité conforme à la spécialité dominante dans la région. Le nombre de têtes de bétail a augmenté entre 2000 et 2010 passant de 2 713 à 2 860.
Les exploitations sont bien réparties sur le territoire municipal depuis le lieudit les Sertines au nord où se trouvent deux d'entre elles jusqu'à Saint-Rigaud au sud en passant par Briaille (2 exploitations), le bourg (2), le Devant (2), Clairmatin (2), Chamron, la Forêt et tout à fit à l'est Avignon. Aux exploitations d'élevage bovin s'ajoutent deux élevages avicoles, l'un à Chamron l'autre à la Forêt.
L'activité économique est loin de se limiter à l'agriculture. Ainsi, l'artisanat du bâtiment réunit-il l'entreprise d'un couvreur au lieudit la Pierre, celle d'un charpentier au lieudit les Mollières et celle d'un plâtrier au lieudit les Truges. Un paysagiste est installé à St-Rigaud et un maréchal ferrant travaille à Clairmatin. L'annexe d'une entreprise de Chauffailles fabriquant du matériel pour l'industrie textile est implantée à la Forêt. Au bourg se trouve un atelier artisanal de vêtement et une couturière modiste est installée au lieudit les Landes.
Le domaine des services est représenté par l'activité d'un maître d'œuvre aux Truges, d'un consultant en sécurité alimentaire au Devant. Un masseur-kinésithérapeute exerce au lieudit Fromental et une esthéticienne à domicile habite au bourg. Deux négociants en bestiaux sont installés l'un au lieudit Montcelly l'autre au lieudit les Tuileries. Au lieudit l'Abbaye enfin des chambres d'hôtes sont proposées aux villégiateurs.
Vie locale
modifierCulte
modifierLigny-en-Brionnais, et son église Saints-Jacques-et-Philippe, relève de la paroisse Saint-Hugues-en-Brionnais-Bords-de-Loire, sise à Marcigny, qui regroupe 26 communes du diocèse d'Autun.
Culture locale et patrimoine
modifierLieux et monuments
modifierParmi les principaux lieux et monuments de Ligny-en-Brionnais figurent notamment :
- l'église Saints-Jacques-et-Philippe, en partie romane. Son chœur, son abside et sa travée sous clocher sont datés de la 1re moitié du XIIe siècle)[20]. Elle dispose d'un cadran solaire sur le mur sud de la chapelle Saint-Jean-Baptiste[21] ;
- l'abbaye Saint-Rigaud, ermitage fondé par Eustorge vers 1065 et érigé en abbaye bénédictine en 1071 par le pape Alexandre II
- le château de l'Étoile, aux Fougères
- le château de Chamron, au sud de Ligny-en-Brionnais, aujourd'hui disparu, à la famille de Vichy, de 1373 jusqu'à la Révolution . Il fut la propriété de Gaspard Nicolas de Vichy qui y mourut en 1781, vendu comme bien national, puis détruit
- le château de Montcelli (XVIIIe siècle), au nord de Ligny-en-Brionnais, qui fut la propriété du député Abel de Vichy-Champrond[22]
- la chapelle Saint-Amable, fondée en 1599 en l'honneur de saint Amable et entièrement restaurée (intérieur et extérieur) en 1998
Le chœur de l'église de Ligny-en-Brionnais. Chapiteau du chœur de l'église.
Personnalités liées à la commune
modifierParmi les personnalités attachées à l'histoire de Ligny-en-Brionnais figurent :
- Gaspard III Nicolas de Vichy-Chamron (1699-1781), comte de Chamron (ou Champrond), seigneur de Villeret, de l'Étang et autres lieux, maréchal des camps et armées du roi (promotion de 1743), décédé en son château de Chamron et inhumé au cimetière de Ligny
- Madame du Deffand (1696-1780), sœur du précédent, de son nom de jeune fille Marie de Vichy-Champrond ou Chamron
- Abel de Vichy-Champrond, fils et neveu des précédents, député de Saône-et-Loire sous la Restauration, propriétaire du chateau de Montcelli, au nord de Ligny-en-Brionnais
- Roch-Étienne de Vichy (1753-1829), fils du comte Gilbert Barthélemy de Vichy, vicaire général d’Évreux, confesseur de la reine Marie-Antoinette, prieur du prieuré d'Anzy-le-Duc, évêque de Soissons, évêque d'Autun, pair de France et conseiller d'État
- Julie de Lespinasse, fille du comte Gaspard de Vichy
Héraldique
modifier| Blason | Tiercé en pairle renversé: au 1er de sinople à la tête de boeuf d'argent, au 2e de gueules au château du lieu d'or, au 3e d'argent à trois fasces ondées d'azur[23]. |
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|---|---|---|
| Détails | Le statut officiel du blason reste à déterminer. |
Notes et références
modifierNotes
modifierCartes
modifier- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
modifier- 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Ligny-en-Brionnais et Charlieu », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Charlieu », sur la commune de Charlieu - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Charlieu », sur la commune de Charlieu - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ Insee, « Métadonnées de la commune de Ligny-en-Brionnais ».
- ↑ « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- ↑ Serge Dontenwill, Une seigneurie sous l'Ancien Régime. L'Étoile en Brionnais, du XVIe au XVIIIe siècle, Saint-Étienne, Publications de l'université de Saint-Étienne, 1973, 291 p. (ISBN 2-85145-008-5).
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ Brochure de présentation de l'église Saints-Jacques-et-Philippe de Ligny-en-Brionnais éditée par la pastorale des réalités du tourisme et des loisirs du diocèse d'Autun, Chalon et Mâcon (PRTL 71).
- ↑ Placé à 1,06 m du sol et ayant la forme d’un cercle de 29 cm de diamètre, il est gravé sur un seul bloc dans lequel un trou a été taraudé pour fixer le gnomon qui a disparu. Source : Anelise Nicolier, Les cadrans solaires des églises romanes du Brionnais : mesurer le temps dans les temples de l'Éternel, revue « Images de Saône-et-Loire » n° 194 (juin 2018), pp. 14-15.
- ↑ Château construit par les soins de son aumônier et intendant, l'abbé Jean-Claude Denis, et dans lequel le futur député de Saône-et-Loire résida quelque temps avant la Révolution. Source : Retour à Montceau-l'Étoile, article paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 28 (décembre 1975), p. 34.
- ↑ « L'Armorial », sur armorialdefrance.fr (consulté le ).
Annexes
modifierBibliographie
modifier- Serge Dontenwill, Une seigneurie sous l'Ancien Régime. L'Étoile en Brionnais, du XVIe au XVIIIe siècle, Saint-Étienne, Publications de l'université de Saint-Étienne, 1973, 291 p. (ISBN 2-85145-008-5).
Articles connexes
modifierLiens externes
modifier- Ressources relatives à la géographie :
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
