Lilli Haller

écrivaine suisse

Lilli Haller, née le à Kandergrund et morte le à Zollikon, est un écrivain suisse d'expression allemande.

Lilli Haller
Nom de naissance Elisabeth Gertrud Haller
Naissance
Kandergrund (BE)
Décès (à 60 ans)
Zollikon (ZH)
Nationalité suisse
Profession
Activité principale
Auteur
Langue d’écriture allemand

Œuvres principales

In tiefster russischer Provinz
Der Mord auf dem Dorfe
Frau Agathens Sommerhaus
Die Stufe

Elle est l'auteur de récits (In tiefster russischer Provinz, Der Mord auf dem Dorfe, Frau Agathens Sommerhaus), d'un roman (Die Stufe) de poèmes et d'une biographie de Julie Bondeli.

Biographie

modifier

Origines et famille

modifier

Elisabeth Gertrud Haller naît le à Kandergrund, dans le canton de Berne. Originaire de la ville de Berne[1], elle est la benjamine d'une fratrie d'une dizaine d'enfants[2].

Son père, Franz Haller, est pasteur[1]. Après sa mort en asile psychiatrique, ses enfants grandissent à l'orphelinat[3].

Elle reste célibataire toute sa vie[1].

Études et parcours professionnel

modifier

Après une formation d'institutrice, Lilli Haller devient préceptrice en Russie. Elle interrompt son séjour pour étudier la langue et la littérature allemandes à l'Université de Berne[1]. Elle y obtient un doctorat en 1906[1], avec une thèse sur la technique narrative de Jeremias Gotthelf dirigée par Oskar Walzel[3]. Elle est l'une des premières femmes à obtenir un doctorat dans cette université[4].

Elle enseigne l'allemand[3] à partir de 1910 environ au gymnase de jeunes filles de Yalta, en Crimée. Lors de la Révolution russe de 1917, elle se réfugie en Suisse en passant par Singapour. Elle enseigne alors à l'école de commerce de jeunes filles de Berne et traduit des textes en russe pour l'administration fédérale[1].

Après avoir dû quitter son poste à l'école de commerce pour des problèmes de cœur[3],[5], elle vit à de sa plume à partir de 1920 à Zollikon, dans le canton de Zurich[1].

Son œuvre comprend des récits (In tiefster russischer Provinz, 1913 ; Der Mord auf dem Dorfe, 1918 ; Frau Agathens Sommerhaus, 1930), un roman (Die Stufe, 1923), des poèmes (1935) et une biographie de la salonnière Julie Bondeli (1924), dont elle édite les lettres adressées au médecin et philosophe Johann Georg Zimmermann et au théologien Léonard Usteri après les avoir traduites en allemand (1930)[1].

Son roman, « histoire d'un esprit vaillant, trempé dans de grands chagrins, qui s'élève de ses forces individuelles », est inspiré de sa vie. Il raconte le parcours d'une institutrice un peu déprimée en Russie, qui décide de revenir vivre en Suisse auprès de ses deux sœurs pour s'accomplir après avoir lu le Laocoon (de) de Lessing. « L'auteur décrit une vérité un peu angoissante, l'inconnu réciproque que présentent si souvent des êtres vivant continuellement ensemble. » Elle découvre que sa jeune sœur s'est laissé séduire par celui auquel elle était elle-même quasiment promise et parvient finalement à surmonter chagrin et rancœur et à recouvrer la joie de vivre grâce au contact de la nature et à une femme qui n'est que bonté (d'où le titre du roman : Die Stufe, soit le degré, la marche, en l'occurrence au sens d'une ascension)[6].

Lilli Haller meurt le [1] chez un fleuriste de Zollikon[7], à l'âge de 60 ans, d'un infarctus du myocarde[8] .

Notes et références

modifier
Cet article est partiellement ou en totalité issu de la page « Lilli Haller (version du 3 août 2006) » de Karin Marti-Weissenbach (trad. : Pierre-G. Martin) sur le site Dictionnaire historique de la Suisse, le texte ayant été placé par l’auteur ou le responsable de publication sous la licence Creative Commons paternité partage à l'identique ou une licence compatible.
  1. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 Karin Marti-Weissenbach (trad. Pierre-G. Martin), « Lilli Haller » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du
  2. (de) « Gedächtnisstunde für Lilli Haller », Neue Berner Zeitung (de), , p. 4 (lire en ligne)
  3. 1 2 3 4 H. B., « Lilli Haller », Die Berner Woche in Wort und Bild : ein Blatt für heimatliche Art und Kunst, vol. 25, , p. 247 (lire en ligne)
  4. (de) Alexander Sury, « Die Berner Autorin schuf tonangebende Frauenfiguren », Der Bund, (consulté le )
  5. « La mort de l'écrivain Lilli Haller », Feuille d'avis de Lausanne, , p. 14 (lire en ligne)
  6. N. Valentin, « Lilli Haller », Gazette de Lausanne, , p. 1 et 2 (lire en ligne)
  7. « Lilli Haller », Der Bund, vol. 86, no 131, , p. 4 (lire en ligne)
  8. « Kleine Chronik », Neue Zürcher Zeitung, no 475, , p. 1 (lire en ligne)

Liens externes

modifier