Lison Ferné

auteure de bande dessinée

Lison Ferné, née en 1993 à Orléans (Loiret), est une autrice de bande dessinée et illustratrice de nationalité française.

Lison Ferné
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Biographie

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Lison Ferné naît en 1993[1]. Elle grandit en banlieue parisienne[2]. « J’ai perçu les injustices liées au fait d’être une fille très jeune, et ça m’énervait beaucoup. Je me souviens par exemple que les profs répétaient : 'le masculin l’emporte sur le féminin', et moi je répondais : 'mais pas dans la vraie vie !' ». Après avoir étudié l'illustration à l'école Estienne à Paris, elle poursuit sa formation à l'École de recherche graphique (ERG) à Bruxelles, ville où elle s'installe et travaille[3]. Elle y suit un master en bande dessinée où elle a notamment comme professeur Olivier Grenson[4] et en sort diplômée[1].

À partir de 2015, elle rejoint le collectif Bien, Monsieur et collabore à la revue du même nom, créée par Elsa Abderhamani et Juliette Mancini[5]. Dans ce cadre, elle publie plusieurs histoires dessinées traitant de féminisme et de pop-culture[3], et côtoie des auteurs tels que Jochen Gerner ou Thomas Mathieu. En 2018, la revue est récompensée par le prix de la bande dessinée alternative au 45e Festival d'Angoulême[1].

En 2019, elle reçoit une bourse de découverte de la Fédération Wallonie-Bruxelles[3].

En , elle publie son premier roman graphique, La Déesse requin, aux Éditions CFC, bénéficiant du soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles[3]. L'ouvrage, inspiré de La Fille du roi dragon, un conte classique chinois[2], aborde les thématiques du fantastique, des problématiques écologiques et de la représentation de personnages féminins[3]. Pour la chroniqueuse l'écrivaine Véronique Bergen de la revue Le Carnet et les Instants : « Magnifique première œuvre, singulière, poétique, par le biais du légendaire, sans didactisme aucun, La déesse requin nous invite à repenser notre être au monde, à combattre le collapsus environnemental[6] ». La chroniqueuse Marie Charue de Karoo reçoit favorablement l'ouvrage : « Esthétiquement parlant, j’ai une affection particulière pour le travail de Lison Ferné dans cet album : la bande dessinée est entièrement réalisée à la plume et à l’encre de Chine, ce qui met l’accent sur les mouvements et l’expressivité du dessin. L’univers marin qui est développé, au-delà de l’histoire, est superbe. […]. Pour ma part, j’attends avec impatience les futurs projets de l’artiste[7] ! ». La criminologue Florence Richter écrit dans une carte blanche publiée dans La Libre Belgique : « la BD: à découvrir absolument, La Déesse-requin de Lison Ferné, c'est une splendeur[8] ! ». L'album est récompensé par le prix Artémisia de l'écologie en [3]. Elle réalise Mon abécédaire queer pour les mêmes éditions en 2023, un objet artistique en dehors des normes binaires[2]. Selon Guillaume Chérel sur La Grande Parade : « elle interroge la représentation du corps masculin hors de canons virils traditionnels. Manière de redire que le sort des femmes dépend surtout du comportement des hommes[9]. »

En elle propose le roman graphique Les Femmes ne meurent pas par hasard, publié aux éditions Steinkis[10]. Fruit d’un travail documentaire de près de trois ans initié en 2020, cet ouvrage est réalisé par Charlotte Rotman, autrice et ancienne journaliste à Libération pendant 15 ans[10]. L'ouvrage suit le parcours d’une avocate féministe et interroge le fonctionnement de la justice française face aux violences faites aux femmes[11]. Une œuvre engagée, à la fois politique et profondément humaine[11]. Le chroniqueur Damien Boone souligne dans sa critique sur ActuaBD : « Lison Ferné met particulièrement en valeur les sentiments des protagonistes, que l’on voit dans leurs regards[10]. ».

En 2026, elle participe au projet artistique mené dans le cadre de la Fête de la BD aux côtés d'Abdel de Bruxelles, Marc Dubuisson, Benoît Ers, Alix Garin, Wauter Mannaert et Émilie Plateau, à la création d'une planche de bande dessinée monumentale de dix cases, s'étendant sur environ 600 m2[12].

En parallèle de son travail d'autrice, elle réalise des illustrations pour divers médias et institutions, tels que la Fédération Wallonie-Bruxelles Design & Mode, le webzine Dot-to-dot ou le fanzine Sprinkle[3]. Elle anime également des ateliers artistiques, notamment des cours de manga pour les jeunes de la commune d'Ixelles en 2021 et des initiations à la peinture a tempera à la maison d'arrêt de Nanterre en [3]. Elle est membre du comité de la Fédération professionnelle des auteurices de la bande dessinée et de l’illustration (ABDIL)[2].

Analyse

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Sur le plan graphique, Lison Ferné varie les techniques selon ses projets, passant de la couleur au noir et blanc, ou de l'encre à la gravure[1]. Ses thèmes de prédilection incluent le féminisme, l'afroféminisme, l'écologie, les contes, les mythes anciens ainsi que la culture populaire (bande dessinée, manga, animes, pop stars, K-pop)[1],[3]. Pour Guillaume Chérel : « Son trait est élégant, lorgnant sur le manga, moderne, quoi, aux couleurs pastel[9]. ».

Publications

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Albums de bande dessinée

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Romans graphiques

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En revues, journaux

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  • Ice man[4], récit court, dans 64_page no 3 en 2015
  • Barbe Bleue[4], récit court, dans 64_page no 8 en 2016

Expositions

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Expositions personnelles

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  • La Déesse requin[15],[7], Maison CFC, Bruxelles, du au

Expositions collectives

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Prix et récompenses

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Notes et références

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  1. 1 2 3 4 5 « Ferné, Lison - biographie - bibliographie - photo », sur BD Gest' (consulté le ).
  2. 1 2 3 4 Jehanne Bergé, « Les Grenades : In Lison Ferné We Trust, pour un monde de la BD plus inclusif », RTBF,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  3. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 « Lison Ferné - Présentation - Bibliographie - Nos partenaires en parlent », sur objectifplumes.be, Fédération Wallonie-Bruxelles (consulté le ).
  4. 1 2 3 Lison Ferné (interviewée), « Lison Ferné : « Les enfants adorent les histoires gores ! » », 64_page,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  5. ↑ Bruno Lemaître, « Lison Ferné - biographie - bibliographie - photo », OpaleBD,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  6. 1 2 Véronique Bergen, « Des dieux et des hommes », Le Carnet et les Instants,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  7. 1 2 3 Marie Charue, « la Déesse Requin de Lison Ferné : Du divin au réel », Karoo,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  8. ↑ Florence Richter, « Quelle est la particularité littéraire et artistique de la Belgique, petit pays singulier? », La Libre Belgique,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  9. 1 2 Guillaume Chérel, « Les femmes ne meurent pas par hasard : Le combat féministe de l’avocate Anne Bouillon », La Grande Parade,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  10. 1 2 3 4 Damien Boone, « Romans graphiques : Les femmes ne meurent pas par hasard – Par Rotman, Ferné & Bouillon – Éd. Steinkis », ActuaBD,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  11. 1 2 « Lison Ferné », sur pilen.be (consulté le ).
  12. ↑ Christian Missia Dio, « Actualité : Privée de son festival, Bruxelles réinvente sa Fête de la BD », ActuaBD,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  13. ↑ « Sélection bandes dessinées », sur Prix Maya (consulté le ).
  14. ↑ Thierry Bellefroid, « Galaxies BD : Les recommandations BD de la semaine » Inscription nécessaire [Version audio.], sur Auvio, (consulté le ).
  15. ↑ « La Déesse requin : Exposition BD », sur maisoncfc.be, (consulté le ).
  16. ↑ [vidéo] « Lison Ferné », sur YouTube, .
  17. ↑ « Prix Artémisia 2021 écologie décerné à Lison Ferné », sur assoartemisia.fr, (consulté le ).

Voir aussi

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Bibliographie

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  • Lison Ferné (interviewée par Marie Honnay), « Lison Ferné: un trait engagé », Wallonie-Bruxelles Mode Design,‎ (lire en ligne, consulté le ).

Webographie

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Émissions de radio

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Vidéographie

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Liens externes

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