Liste des Stolpersteine en Suisse
La liste des Stolpersteine en Suisse contient toutes les Stolpersteine posées en Suisse dans le cadre du projet artistique du même nom de Gunter Demnig. Elles sont destinées à commémorer le sort des personnes persécutées, assassinées, déportées, expulsées ou poussées au suicide sous le Troisième Reich.

Le , les deux premières Stolpersteine sont posées à Kreuzlingen, et le , une Stolpersteine est posée à Tägermoos (de), un quartier de Constance sur le territoire suisse. À partir de 2020, des Stolpersteine ont également été posées dans d'autres villes de Suisse. En , 59 Stolpersteine, un Stolperschwelle et une pierre tombale ont été posés dans six cantons suisses, à Bâle, Berne, Bienne, Brissago, Kreuzlingen, Riehen, Spruga (it), Tägermoos, Saint-Gall, Winterthour et Zurich.
Liste
modifierCanton de Bâle-Ville
modifierBâle
modifierÀ Bâle, neuf Stolperschwelle sont posées à sept adresses : quatre le (Erlenstrasse, Mostackerstrasse, Rappoltshof et Schnabelgasse)[1] et cinq le (trois sur la Hegenheimerstrasse et une sur le Spalenring et la Utengasse)[2].
| Image | Inscription | Emplacement | Personnalité |
|---|---|---|---|
| HIER WOHNTE ANNA MARIA BÖHRINGER JG. 1885 NACH DEUTSCHLAND ABGESCHOBEN 22.9.1939 ERMORDET 20.2.1945 RAVENSBRÜCK |
Erlenstrasse 14 | Anna Maria Böhringer née Bürgi (1885-1945) épouse en 1905 l'Allemand Arnold Böhringer et perd ainsi sa nationalité suisse. En 1920, elle est expulsée de Suisse en raison de son « mode de vie immoral ». Divorcée en 1931, les nazis l'emprisonnent pour des délits mineurs. Lorsqu'elle rend visite à son père malade à Bâle, elle est arrêtée à plusieurs reprises. Le , elle est déportée à Lörrach. Elle est arrêtée par la Gestapo et déportée au camp de concentration de Ravensbrück le . Après cinq ans, elle est transférée au camp de concentration d'Uckermark et assassinée le [3]. | |
| HIER WOHNTE REBEKKA BRAUNSCHWEIG JG. 1894 FLUCHT 1938 BASEL EXIL FRANKREICH RÜCKKEHR VERWEIGERT FLUCHT JULI 1942 SCHWEIZ |
Hegenheimerstrasse 96 | Rebekka Braunschweig née Olesheimer (1894-1965) effectue une partie de sa scolarité à Bâle. En 1933, mariée à Léopold Braunschweig, elle s'installe à Saint-Louis. Environ un an plus tard, ils obtiennent un permis de séjour temporaire en Suisse. En 1938, Rebekka s'installe à Besançon avec ses deux filles ; son mari est toléré à Bâle. Le , elle s'enfuit en Suisse, traversant illégalement la frontière après que sa fille Johanna ait été déportée. Le , les autorités fédérales ordonnent son expulsion. Après les protestations d'un avocat, Heinrich Rothmund (de) déclare le que la déportation serait annulée[4]. | |
| HIER WOHNTE JOHANNA BRAUNSCHWEIG JG. 1924 FLUCHT 1938 BASEL EXIL FRANKREICH RÜCKKEHR VERWEIGERT FLUCHT JULI 1942 SCHWEIZ |
Johanna Braunschweig (1924-2018) effectue une partie de sa scolarité à Bâle. En 1937, elle s'installe à Bâle où elle vit pendant un an avec sa sœur aînée Denise, qui a épousé un Suisse. En 1938, sa mère Rebekka s'enfuit avec elle et sa sœur aînée à Besançon. Le , elle s'enfuit en Suisse, traversant illégalement la frontière après que la gendarmerie française ait commencé à emprisonner des Juifs. Après deux jours de détention, elle peut retourner auprès de sa sœur. Peu de temps après, sa mère la suit. Le , les autorités fédérales ordonnent l'expulsion des deux femmes. Après la protestation d'un avocat, Heinrich Rothmund (de) déclare le que la déportation serait annulée[4]. | ||
| HIER WOHNTE MARGOT BRAUNSCHWEIG JG. 1920 FLUCHT 1938 BASEL EXIL FRANKREICH RÜCKKEHR VERWEIGERT DEPORTIERT ERMORDET 19.8.1942 AUSCHWITZ |
Margot Braunschweig (1920-1942) s'enfuit en 1938 avec sa mère Rebekka et sa sœur aînée à Besançon. Elle y est arrêtée le . Deux jours plus tard, elle est déportée au camp de concentration d'Auschwitz-Birkenau, où elle est assassinée le [4]. | ||
| HIER WOHNTE GASTON DREHER JG. 1907 NACH FRANKREICH ABGESCHOBEN 2.12.1943 ERMORDET 21.4.1944 AUSCHWITZ-BIRKENAU |
Mostackerstrasse 15 | Gaston Dreher (1907-1944) s'installe avec sa famille à Bâle en 1912. Après la mort de son père, la famille rencontre des difficultés financières et il entre en conflit avec la justice. En 1927, il est condamné à la prison. S'ensuivent d'autres séjours dans des prisons et des cliniques psychiatriques en Suisse et en France. Il viole à plusieurs reprises l'interdiction de séjour dans le pays. Après l'occupation de la France, il séjourne d'abord en zone libre et s'enfuit en Suisse à l'automne 1943. Après son arrestation, il est expulsé de Genève le , sur décision des autorités fédérales. Arrêté par les Allemands, il est conduit au camp de Drancy. Le , il est déporté au camp de concentration d'Auschwitz-Birkenau. Il y fut vraisemblablement assassiné le [5]. | |
| HIER WOHNTE EDMÉE HIRSCH-DITISHEIM JG. 1907 DAS BÜRGERRECHT ABERKANNT WEGEN HEIRAT VERHAFTET 1944 ERMORDET AUG. 1944 AUSCHWITZ |
Spalenring 140 | Edmée Hirsch née Ditisheim (1907-1944) épouse le Français Armand Hirsch en 1929 et perd sa nationalité suisse. La famille Hirsch vit à Colmar, à Quarré-les-Tombes à partir de 1939, à Saint-Geniès-de-Malgoirès après l'invasion de la France et à Noirétable à partir de . La demande de la famille d'entrer en Suisse « pour préparer leur voyage » est approuvée le . Cependant, ils sont arrêtés la veille. Le , ils sont transférés du camp de Drancy au camp de concentration d'Auschwitz-Birkenau. Edmée meurt d'une pneumonie en , seul son fils Claude survivant à l'emprisonnement dans le camp de concentration[6]. | |
| HIER WOHNTE ROBERT KEHRLI JG. 1897 IM WIDERSTAND VERHAFTET DEUTSCHLAND VERURTEILT 1934 'VORBEREITUNG HOCHVERRAT' ZUCHTHAUS HOHENASPERG ENTLASSEN 1939 |
Utengasse 43 | Friedrich Robert Kehrli (1897-1968) revient blessé après la Première Guerre mondiale et s'installe en Suisse. Il rejoint le Parti communiste. En 1926, il quitte le parti, mais soutient les communistes au-delà des frontières en leur fournissant des services de messagerie et une aide à l'évasion. Après avoir été arrêté en pour avoir fait passer des tracts en contrebande à travers la frontière, il est condamné à cinq ans de prison. Le , il est libéré et transféré en Suisse. En raison de sa longue détention, il souffre de problèmes de santé. Il meurt le à Bâle[7]. | |
| HIER WOHNTE ERWIN LÜSCHER JG. 1905 IM WIDERSTAND VERHAFTET DEUTSCHLAND VERURTEILT 1940 'VORBEREITUNG HOCHVERRAT' ZUCHTHAUS LUDWIGSBURG ENTLASSEN NOVEMBER 1944 |
Bäumlihofstrasse 39 | Erwin Lüscher (1905-1990). | |
| HIER WOHNTE ALICE MARTHA MARX-STEIN JG. 1879 BÜRGERRECHT ABERKANNT WEGEN HEIRAT DEPORTIERT 1940 GURS BEFREIT LUBERSAC |
Auberg 11 | Alice Martha Marx-Stein (1879-1956). | |
| HIER WOHNTE KURT PREUSS JG. 1910 NACH DEUTSCHLAND ABGESCHOBEN 5.3.1939 ERMORDET 3.12.1941 GROSS-ROSEN |
Rappoltshof 7 | Kurt Preuss (1910-1941) franchit la frontière suisse près de Lörrach avec son amante Gertrud Lüttich le en provenance de Berlin car ils sont recherchés en Allemagne en raison de leur relation entre un Juif et une femme non juive. Quelques semaines plus tard, ils reçoivent la date limite pour quitter la Suisse : le . Le délai est prolongé jusqu'au . Le , ils partent pour la France, mais reviennent en Suisse car ils n'ont ni argent ni papiers. Ils sont arrêtés à Bâle le . Kurt Preuss est expulsé après une courte peine de prison, mais est immédiatement retourné en Suisse. Le , il est remis aux autorités allemandes à Lörrach, emmené au camp de concentration de Gross-Rosen le et y est assassiné le [8]. | |
| HIER WOHNTE MARTHA SCHWARTZ JG. 1892 IM WIDERSTAND VERHAFTET 6. 4. 1938 VERURTEILT 1938 STRAFANSTALT GOTTESZELl PSYCHIATRIE MÜNCHEN TOT 30. 10. 1939 |
Fröschgasse 15 | Martha Schwartz | |
| HIER WOHNTE ARMIN WEISS JG. 1895 NACH DEUTSCHLAND ABGESCHOBEN 12.12.1939 ERMORDET 16.3.1940 SACHSENHAUSEN |
Schnabelgasse 3 | Armin Weiss (1895-1940) franchit la frontière suisse près de Weil am Rhein le . Il lui est d'abord accordé un permis de séjour temporaire. Pour avoir violé l'interdiction de travailler, Weiss est déporté à Lörrach le . Il est assassiné dans le camp de concentration de Sachsenhausen le [9]. |
Riehen
modifierLe , un Stolperschwelle est installé à Riehen[1] :
| Inscription | Emplacement | Personnalité |
|---|---|---|
| VON HIER AUS WURDEN 13 JÜDINNEN UND JUDEN AM 23.11.1938 VON SCHWEIZER POLIZISTEN UND GRENZWÄCHTERN DER GESTAPO AUSGELIEFERT. IM GEDENKEN AN ÜBER 30.000 MENSCHEN, DIE IN IHRER NOT IN DER SCHWEIZ RETTUNG SUCHTEN UND UM ASYL GEBETEN HATTEN- VERGEBLICH. DIE SCHWEIZ TRÄGT EINE MITSCHULD AN IHREM SCHICKSAL. |
Lörracherstrasse, Zoll | Le Stolperschwelle pour les Juifs refoulés à la frontière de Bâle, au poste frontière de Lörrach/Riehen, commémore les plus de 30 000 personnes qui, fuyant la terreur nationale-socialiste, ont cherché en vain refuge en Suisse[10]. |
Canton de Berne
modifierBerne
modifierLe , cinq Stolpersteine sont posées à Berne[11].
| Image | Inscription | Emplacement | Personnalité |
|---|---|---|---|
| HIER WOHNTE ARTHUR BLOCH JG. 1882 ERMORDET VON SCHWEIZER ANTISEMITEN 16.4.1942 PAYERNE |
Monbijoustrasse 51 | Arthur Bloch (1882-1942) naît à Aarburg en 1882, la même ville où son père est né en 1854. Sa mère, Henriette Weil, est née à Langenthal en 1859. Arthur est marchand de bétail[12]. Son assassinat est l'intrigue d'un roman de Jacques Chessex, Un Juif pour l'exemple, et du film du même nom. | |
| HIER WOHNTE LUCIEN LEWEIL-WOOG JG. 1896 UMZUG NACH FRANKREICH VERHAFTET 20.11.1943 INTERNIERT DRANCY DEPORTIERT AUSCHWITZ ERMORDET 25.11.1943 |
Spitalgasse (de) 14 | Lucien Leweil-Woog (1896-1943). | |
| HIER WOHNTE GUIDO ZEMBSCH-SCHREVE JG. 1916 IM WIDERSTAND/FRANKREICH VERHAFTET 20.3.1944 DEPORTIERT KZ BUCHENWALD KZ MITTELBAU-DORA KZ RAVENSBRÜCK FLUCHT AUF TODESMARSCH |
Distelweg 1 | Guido Zembsch-Schreve (1916-1942). | |
| IN BERN SUCHTE SCHUTZ CELINE ZAGIEL JG. 1925 AUSGESCHAFFT 19.8.1942 FRANKREICH INTERNIERT DRANCY DEPORTIERT 24.8.1942 AUSCHWITZ ERMORDET |
Genfergasse (de) 22 | Celine Zagiel (1925-1942). | |
| IN BERN SUCHTE SCHUTZ SIMON ZAGIEL JG. 1921 AUSGESCHAFFT 19.8.1942 FRANKREICH INTERNIERT DRANCY DEPORTIERT 24.8.1942 AUSCHWITZ BEFREIT |
Simon Zagiel (1921-1942). |
Bienne
modifierLe , cinq Stolpersteine sont posées à Bienne[13].
Canton de Saint-Gall
modifierÀ Saint-Gall, capitale du canton de Saint-Gall, la première Stolpersteine est posée le [14]. Le , deux autres Stolpersteine sont posées[15]. Le , six autres Stolpersteine sont posées[16].
| Image | Inscription | Emplacement | Personnalité |
|---|---|---|---|
| HIER WOHNTE ARTHUR B. VOGT JG. 1912 AUSGESCHAFFT 1937 VERHAFTET 1943 LUSTENAU VERURTEILT ‚FEINDBEGÜNSTIGUNG‘ HINGERICHTET 19.9.1944 MÜNCHEN-STADELHEIM |
Kolosseumstrasse 21 | Arthur Bernhard Vogt (1912-1944)[17]. | |
| HIER WOHNTE SZLOMA SOCHACZEWSKI JG. 1904 AUSGEWIESEN 1937 VERHAFTET 1944 LYON DEPORTIERT ERMORDET |
Rosenbergstrasse 44 | Szloma Sochaczewski naît le à Uniejów. Son père Riven (né le ) arrive d'abord seul à Saint-Gall-Tablat en novembre 1904. Sa mère, Liba Jedwab (née le ) le suit de Kalisz en 1906 avec leurs deux enfants, Baila (née en 1902) et Szloma. La famille vit initialement au numéro 3 de la Bogenstrasse à Saint-Gall, où leurs deux plus jeunes fils, Jsidor et Mejer (Max), naissent respectivement en 1907 et 1909[18]. | |
| HIER WOHNTE MARTHA WODIUNIG JG. 1906 EINGEWIESEN 1934 HEIL- UND PFLEGEANSTALT KLAGENFURT ‘VERLEGT’ 24.3.1941 NIEDERNHARDT ERMORDET MÄRZ 1941 HARTHEIM ‘AKTION T4’ |
Wassergasse 16 | Martha Wodiunig (1906-1941). |
Canton du Tessin
modifierBrissago
modifierLes quatre premières Stolpersteine dans le canton du Tessin sont posées au port de Brissago le [19] pour commémorer le sort de quatre membres de la famille Gruenberger. Brissago a été un refuge pour des milliers de réfugiés qui y ont traversé la frontière italo-suisse[20].
| Image | Inscription | Emplacement | Personnalité |
|---|---|---|---|
| CERCAVA RIFUGIO IN SVIZZERA EGONE GRUENBERGER NATO 1920 FUGGITO DA FIUME RESPINTO 18.12.1943 A BRISSAGO DEPORTATA 30.1.1944 DA MILANO RIUSCITO A FUGGIRE |
Viale Lungolago | Adèle Horitzki Gruenberger (1890-1944), ses enfants Errico (1924-1944) et Egone (1920-1998) accompagné de sa femme Edith Szimkovits Gruenberger, et sa sœur Regina Horitzki (1888-1944) fuient Rijeka pour la Suisse en 1943. Après une marche pénible à travers les montagnes, ils demandent l'asile au Tessin. Cependant, après une nuit à Brissago, ils sont ramenés en Italie, seule Edith enceinte est autorisée à rester en Suisse. En Italie, ils sont arrêtés par des soldats allemands. Après un peu plus d'un mois de prison, ils sont transférés de Milan à Auschwitz. Egone réussit à s'échapper du wagon de marchandises et à se rendre en Suisse, où il est autorisé cette fois-ci à rester. Aucune autre information n'est connue sur la mort d'Adèle, Regina et Errico à Auschwitz[21]. | |
| CERCAVA RIFUGIO IN SVIZZERA ERRICO GRUENBERGER NATO 1924 FUGGITO DA FIUME RESPINTO 18.12.1943 A BRISSAGO DEPORTATA 30.1.1944 DA MILANO AUSCHWITZ ASSASSINATA | |||
| CERCAVA RIFUGIO IN SVIZZERA REGINA HORITZKI NATA 1888 FUGGITA DA FIUME RESPINTA 18.12.1943 A BRISSAGO DEPORTATA 30.1.1944 DA MILANO AUSCHWITZ ASSASSINATA | |||
| CERCAVA RIFUGIO IN SVIZZERA ADELE HORITZKI GRUENBERGER NATA 1890 FUGGITA DA FIUME RESPINTA 18.12.1943 A BRISSAGO DEPORTATA 30.1.1944 DA MILANO AUSCHWITZ ASSASSINATA |
Spruga
modifierLe , une deuxième cérémonie de pose de Stolperstein a lieu au Tessin. Dans le val d'Onsernone (it), trois Stolpersteine, couronnées d'une pierre tombale commémorent trois résistants italiens réfugiés en Suisse[22].
Les Stolpersteine se trouvent sur la route d'accès reliant le village suisse de Spruga (it) aux Bagni di Craveggia (it), situés en territoire italien. Ils se trouvent au bout de la route goudronnée de trois mètres de large qui relie Spruga, parallèlement à l'Isorno, en pente douce, jusqu'à la frontière italo-suisse. Entre les obstacles et le ruisseau, la route traverse le torrent Riale Camana, qui se jette dans l'Isorno, côté suisse, et passe devant la station de deux téléphériques. Au-dessus de la rive opposée de l'Isorno, en territoire italien, se trouvent les ruines des Bagni di Craveggia.
| Image | Inscription | Emplacement | Personnalité |
|---|---|---|---|
| CERCAVANO RIFUGIO IN SVIZZERA NELL'OTTOBRE 1944 RIFUGIATI DALL'ITALIA, PARTIGIANI PERSEGUITI, PRESI DI MIRA E COLPITI DAI FASCITI IN QUESTO LUOGO |
Route entre Spruga et les Bagni di Craveggia | Partisans réfugiés d'Italie | |
| FEDERICO MARESCOTTI NATO 1920 A MILANO UCCISO QUI 18.10.1944 |
Federico Marescotti (1920-1944) commence ses études d'ingénieur à l'École polytechnique de Milan en 1940. Peu avant la fin de ses études, il est incorporé dans l'armée italienne et suit une formation de lieutenant d'artillerie. Après la fondation de la République sociale italienne (RSI) par les fascistes italiens et la Wehrmacht allemande, l'unité dans laquelle Marescotti sert résiste à son intégration dans l'armée de la RSI. De ce fait, ils sont internés dans un camp de concentration allemand près de Modène. Marescotti réussit à s'échapper et rejoint le Corpo Volontari della Libertà (Corps des volontaires de la liberté). Il réussit à obtenir les plans de la Ligne gothique allemande et à les transmettre aux Alliés via la Suisse. Parallèlement, Marescotti termine ses études. En , les fascistes découvrent les activités du Corps des volontaires de la liberté. Marescotti quitte Milan pour s'installer chez des proches dans le val Vigezzo. Là, il rejoint les partisans de la brigade Cesare-Perotti. Sous le règne de la République partisane de l'Ossola, ses compétences lui permettent de convertir une usine du val d'Ossola en usine de production d'armes. Le , les fascistes italiens, soutenus par des unités allemandes, lancent une offensive majeure pour reconquérir la vallée. Des milliers de civils, d'hommes politiques de la République d'Ossola et de partisans sont contraints de fuir vers le Valais, le val Bedretto, le Vallemaggia ou le val d'Onsernone (it) jusqu'au Locarnese. À la mi-, Marescotti se trouve avec 250 partisans dans la vallée près des Bagni di Craveggia, juste à l'extérieur de la frontière suisse. Le , les fascistes mitraillent ceux qui fuient. Face au danger de mort imminent, les officiers suisses ouvrent la frontière aux réfugiés. Un coup de fusil atteint Marescotti, déjà sur le sol suisse, le tuant sur le coup. Deux jours plus tard, il est enterré au cimetière de Comologno, escorté par des soldats suisses[23]. | ||
| ADRIANO BIANCHI NATO 1922 A TORTONA FERITO GRAVEMENTE QUI SOPRAVVISSUTO |
Adriano Bianchi (1922-2012) | ||
| RENZO COEN NATO 1924 A GENOVA FERITO MORTALMENTE QUI DECEDUTO A LOCARNO 20.10.1944 |
Renzo Coen (1924-1944) |
Canton de Thurgovie
modifierTrois Stolpersteine sont posés à trois adresses dans le canton de Thurgovie, deux à Kreuzlingen le et une à Tägerwilen le . L'initiative Stolpersteine für Konstanz - Gegen Vergessen und Intoleranz initie la pose de ces trois Stolpersteine sur le territoire suisse. Les transferts à Kreuzlingen ont lieu pour le 75e anniversaire de l'arrestation des deux évadés[24],[25].
Kreuzlingen
modifier| Image | Inscription | Emplacement | Personnalité |
|---|---|---|---|
| HIER WOHNTE ERNST BÄRTSCHI JG. 1903 VERHAFTET 1938 'VORBEREITUNG ZUM HOCHVERRAT' ZUCHTHAUS LUDWIGSBURG BEFREIT/ÜBERLEBT |
Schäflerstrasse 11 | Ernst Bärtschi (de) (1903-1983) est un citoyen suisse comme son père, cordonnier de Dulliken dans le canton de Soleure, qui a travaillé en Allemagne à la construction du chemin de fer de la Forêt-Noire et épousé une femme de Tuttlingen. À partir de 1933, Ernst Bärtschi et ses amis allemands Karl Durst et Andreas Fleig introduisent clandestinement des brochures et des pamphlets politiques. Plus tard, il aide d'innombrables émigrants à fuir vers la Suisse. En 1938, lui et ses camarades tombent dans un piège de la Gestapo et sont condamnés à treize ans de prison. Peu avant la fin de la guerre, il est libéré par les Américains. Bärtschi meurt le à Scherzingen (de) dans le canton de Thurgovie[26]. | |
| HIER WOHNTE ANDREAS FLEIG JG. 1884 VERZOGEN 1912 DEUTSCHER STAATSBÜRGER VERHAFTET 1938 'VORBEREITUNG ZUM HOCHVERRAT' ZUCHTHAUS LUDWIGSBURG BEFREIT/ÜBERLEBT |
Schäflerstrasse 7 | Andreas Fleig (1884-1971)[27],[28]. |
Tägerwilen
modifierCanton de Zurich
modifierWinterthour
modifierLe , trois Stolpersteine sont posées à l'ancienne adresse résidentielle de la Marktgasse à Winterthour[30].
| Image | Inscription | Emplacement | Personnalité |
|---|---|---|---|
| HIER WOHNTE LINA LEVITUS JG. 1895 AUSGEWANDERT DEPORTIERT OHNE BÜRGERRECHT AUSCHWITZ ERMORDET 11.10.1942 |
Marktgasse 45 | Lina Levitus (1895-1942) vit à partir de 1908 à Zurich dans des conditions précaires après le départ de son père. En 1913, elle et sa sœur Martha sont arrêtées pour prostitution. Elle quitte la Suisse quelques années plus tard et vit avec sa mère Therese à Prague. Elle est probablement déportée au camp de concentration d'Auschwitz-Birkenau à l'été 1942, où elle meurt le [31]. | |
| HIER WOHNTE THERESE LEVITUS née DREIFUSS JG. 1864 AUSGEBÜRGERT INFOLGE HEIRAT AUSGEWIESEN 1923 DEPORTIERT THERESIENSTADT ERMORDET 28.8.1942 |
Therese Levitus née Dreifuss (1864-1942) épouse un marchand bohème et perd sa nationalité suisse. En 1893, la famille déménage de Zurich à Winterthour. La fille aînée y est rejointe par quatre autres enfants, dont Lina et Bertha. La famille a des problèmes financiers. En 1902, son mari Karl Levitus quitte la ville et s'installe plus tard aux États-Unis. Thérèse s'installe à Zurich en 1908 et tente de subvenir aux besoins de sa famille grâce à divers emplois. Après avoir purgé une peine de prison pour proxénétisme, Thérèse et son plus jeune enfant sont déportés en 1923. À partir de ce moment-là, elle vit à Prague. Plus tard, ses filles Bertha et Lina vivent également à nouveau avec elle. À l'été 1942, elle est déportée au camp de concentration de Theresienstadt, où elle est assassinée le [31],[32]. | ||
| HIER WOHNTE BERTHA WEIDLER née LEVITUS JG. 1893 AUSGEWIESEN 1922 DEPORTIERT 1943 ERMORDET IN AUSCHWITZ |
Bertha Weidler née Levitus (1893-?) vit à partir de 1908 à Zurich dans des conditions précaires après le départ de son père. Elle est déportée en Bohême, patrie inconnue de son père, en 1915. En 1922, elle est à nouveau expulsée de Suisse pour prostitution. À partir de ce moment-là, elle vit à Prague. Une tentative de quitter la Bohême, annexée par l'Allemagne, pour Shanghai échoue. Elle est probablement déportée au camp de concentration d'Auschwitz-Birkenau à l'été 1943 et y meurt la même année ou plus tard[31]. |
Zurich
modifierDans la ville de Zurich, 22 Stolpersteine sont posées à douze adresses : sept le (deux sur la Clausiusstrasse, une sur la Gamperstrasse, trois sur la Stampfenbachstrasse et une sur la Schöntalstrasse), quatre le (une sur la Langstrasse, la Plattenstrasse, la Rotwandstrasse et la Stapferstrasse)[33] et cinq le (une sur la St. Jakobsstrasse, la Jungstrasse et la Stockerstrasse, et deux sur la Zwinglistrasse)[34].
| Image | Inscription | Emplacement | Personnalité |
|---|---|---|---|
| ALAIN BERR[35] JG. 1942 GEBOREN IN NANCY VERHAFTET 28.2.1944 MIT SEINER MUTTER DEPORTIERT ERMORDET 1.2.1945 AUSCHWITZ |
Clausiusstrasse 39 | Alain Berr (1942-1945)[36],[37],[38]. | |
| HIER WOHNTE LEA BERR née BERNHEIM JG. 1915 1937 HEIRAT MIT FRANZOSEN AUSGEBÜRGERT UMZUG NACH FRANKREICH VERHAFTET 28.2.1944 ERMORDET 1.2.1945 AUSCHWITZ |
Léa Josefina Berr née Bernheim (1915-1945)[39]. | ||
| HIER WOHNTE MARGOT SARA CORRENS née SUSMAN JG. 1898 1922 HEIRAT IN THÜRINGEN VERHAFTET 24. MAI 1944 ZITADELLE PETERSBERG ERFURT ERMORDET 25. MAI 1944 |
Stockerstrasse 25 | Margot Correns née Susman (1898-1944) vit en Thuringe après son mariage en 1922. Elle est arrêtée le et meurt le dans la citadelle de Petersberg à Erfurt. | |
| HIER WOHNTE MINA EPSTEIN JG. 1912 1937 HEIRAT IN ANTWERPEN 1942 FLUCHTVERSUCH SCHWEIZ ZURÜCKGEWIESEN DEPORTIERT AUSCHWITZ TODESMARSCH JAN. 1945 ERMORDET |
Zwinglistrasse 32 | Mina Koplewits née Epstein (1912-1945) vit à Anvers à partir de 1937. En 1942, elle et sa fille de cinq ans sont refoulées à la frontière suisse à Bâle, remises aux Allemands et emmenées à Auschwitz le . Elle meurt en lors des marches de la mort.. | |
| FANNY KOPLEWITS-EPSTEIN JG. 1937 1942 DEPORTIERT AUSCHWITZ ERMORDET 1942 |
Fanny Koplewits-Epstein (1937-1942), fille de Mina Koplewits-Epstein, est assassinée après sa déportation à Auschwitz le . | ||
| HIER WOHNTE JULIE EMMA FLÖSCHER JG. 1913 AB 1934 IN DEUTSCHLAND IN EINER HEILANSTALT ERMORDET 17.6.1940 GRAFENECK 'AKTION T4' |
Stapferstrasse 21 | Julie Emma Flöscher (1913-1940) est une handicapée mentale depuis sa naissance. En 1934, en tant que citoyenne allemande, elle est transférée au sanatorium de Reichenau. Le , elle est gazée au centre de mise à mort de Grafeneck dans le cadre de l'opération T4[33]. | |
| HIER WOHNTE MARGARETA GÜMPEL JG. 1925 AUSGESCHAFFT 1935 ST. JOSEFSHAUS HERTEN 'VERLEGT' 26.7.1940 HEILANSTALT EMMENDINGEN 21.8.1940 GRAFENECK ERMORDET 1940 'AKTION T4' |
Hammerstrasse 41 | Margareta (dite Margrit) Gümpel naît à Bucarest en 1925. Sa mère, une Allemande née et élevée en Suisse, a travaillé comme domestique dans le canton de Zurich. Son père, Adolf Meier, est Suisse, marié et employeur de sa mère. L'épouse de Meier est internée dans un hôpital psychiatrique. Fin 1924, Meier s'installe avec la mère de Margrit à Bucarest, où il trouve un emploi. En , la famille retourne en Suisse. Durant cette période, ses parents se séparent. Sa mère reprend son travail de domestique. Margrit est placée dans un foyer pour enfants. En tant qu'enfant illégitime, elle est placée sous tutelle. Suite à un diagnostic, son placement dans un établissement pour enfants « inaptes à l'éducation » et « déficients mentaux » est recommandé. Margrit est envoyée au Luisenstift de Zurich. Une institutrice de maternelle conteste le diagnostic d'« inaptitude à l'éducation ». Cependant, les fonds nécessaires manquent pour assurer le développement de l'enfant. Les parents ne peuvent pas non plus assumer l'intégralité des frais liés à son entretien. Par conséquent, Margrit, qui, en tant qu'enfant illégitime, possède la nationalité allemande de sa mère, est déportée en au foyer Saint-Joseph de Herten (de) (actuellement Rheinfelden en Allemagne). Dans le cadre de l'Aktion T4, Margrit est d'abord transférée en au sanatorium et maison de repos d'Emmendingen, puis, en , à Centre d'extermination nazi de Grafeneck, où l'adolescente de quinze ans est assassinée[40] | |
| HIER WOHNTE WALTER KÖLLIKER JG. 1898 UMZUG 1923 DEUTSCHLAND IM WIDERSTAND VERHAFTET Nov. 1933 SCHUTZHAFT 11. 6. 1937 KZ SACHSENHAUSEN TOT 6.6.1938 |
Plattenstrasse 68 | Walter Kölliker (de) (1898-1938) vit à Jessen (Saxe-Anhalt) à partir de 1923 et y dirige une pépinière, qui fait faillite en 1930. Il travaille ensuite à Halle-sur-Saale comme journaliste pour des journaux communistes. Après la prise du pouvoir par les nationaux-socialistes en , il est arrêté et condamné à trois ans de prison. Le Département fédéral de justice et police refuse de renaturaliser Kölliker, devenu entre-temps apatride. De prison, Walter Kölliker est emmené directement au camp de concentration de Sachsenhausen, où il meurt le [41]. | |
| HIER WOHNTE MADELEINE LÜTHI JG. 1919 AUSGEREIST 1944 FRANKREICH / MAQUIS VERHAFTET ZWANGSSTERILISIERT ZWANGSARBEIT KZ BUCHENWALD BEFREIT |
Kurvenstrasse 31 | Madeleine Lüthi naît le à Delémont. Adolescente, elle passe un an dans un centre de redressement pour jeunes filles à Loveresse, dans le canton de Berne. En 1939, elle épouse Robert Lattmann, originaire de Bäretswil, près de Zurich. En 1941, elle donne naissance à leur fils, Marcel Jacques. Elle a plusieurs démêlés avec la police et tente de divorcer à plusieurs reprises. En , elle est accusée d'ivresse publique et de prostitution et expulsée du canton du Valais. Le , elle et quatre autres Suissesses franchissent illégalement la frontière française près du col de Balme. La Gestapo les arrête. Pour éviter la déportation, elle signe un contrat de travail d'un an, ce qui entraîne son transfert à Leipzig. Madeleine Lüthi tente, sans succès, d'obtenir un passeport suisse auprès du consulat suisse, qui lui aurait permis de rentrer en Suisse. Au lieu de cela, elle et ses compagnons sont accusés de franchissement illégal de la frontière. Son nom figure également sur une liste noire de citoyens suisses à l'étranger, interdits de recevoir des denrées alimentaires de Suisse. Elle est condamnée à quinze jours de prison et à payer trente francs de frais de justice. Parallèlement, elle est contrainte aux travaux forcés dans une usine automobile. Son salaire suffit à peine à payer le gîte et le couvert. En raison de ses sentiments anti-allemands, elle est déportée au camp de concentration de Buchenwald en . Le , Lüthi s'évada lors d'un corvée dans les ruines de Dresde. Quelques jours plus tard, elle est arrêtée à Salzbourg et ramenée à Buchenwald. Le , elle est libérée par les troupes américaines. Durant sa détention, Lüthi a perdu des dents et a été stérilisée de force. Elle retourne en Suisse en 1945 sans papiers et sans ressources. Son mariage avec Robert Lattmann se solde par un divorce en 1946. En 1955, Madeleine Lüthi demande une avance sur indemnisation pour les injustices subies. Après sa libération, elle bénéficie de soins médicaux constants, comme en témoignent divers certificats médicaux. En 1960, la Suisse statue sur le versement des indemnités. L'existence d'un préjudice permanent suite à une stérilisation forcée est contestée. La commission compétente décide de ne pas prendre en compte l'atteinte à sa santé. De plus, la réputation de la requérante est jugée mauvaise. Après déduction des dommages liés au travail forcé et à son incarcération dans un camp de concentration par négligence grave de sa part, elle reçoit une indemnité provisoire de 5 000 francs. En 1963, cette somme est augmentée de 2 500 francs. Madeleine Lüthi vivait alors à New York, où elle meurt le [42] | |
| HIER WOHNTE ALBERT MÜLLI JG. 1916 SP-MITGLIED VERHAFTET 1938 IN WIEN BESITZ VON KOMMUNIST. FLUGSCHRIFTEN ZUCHTHAUS STEIN A. D. DONAU DEPORTIERT 1942 DACHAU BEFREIT 29.4.1945 |
Gamperstrasse 7 | Albert Mülli (de) (1916-1997)[43],[44]. | |
| HIER WOHNTE GINO PEZZANI JG. 1911 UMZUG SÜDFRANKREICH VERHAFTET 3. MAI 1943 GESTAPO-GEFÄNGNIS FRESNE DEPORTIERT SACHSENHAUSEN VON EINEM TODESMARSCH GEFLOHEN |
Jungstrasse 9 | Gino Pezzani (1911-2005) est arrêté en 1943 dans le sud de la France, où il vit comme artiste. À partir du , il est interné au camp de concentration de Sachsenhausen. Le , il parvient à s'échapper lors de la marche de la mort. Il vit ensuite à Zurich à partir de 1945 et à Schlieren à partir de 1976. Il meurt en 2005. | |
| HIER WOHNTE SARA SABINE POMMER née POMERANZ JG. 1900 EINREISE ABGELEHNT 1941 VERHAFTET 29. 8. 1942 IN FRANKREICH DEPORTIERT/ERMORDET 1942 AUSCHWITZ |
Rotwandstrasse 53 | Sara Sabine Pommer (1900-1942) s'installe avec sa famille à Zurich en 1903. En 1919, elle épouse le marchand de fourrures viennois Siegmund Pommer. Après l'Anschluss de l'Autriche, elle reçoit un visa en pour préparer son émigration vers la Suisse. La famille s'installe ensuite à Limoges, en France. Un nouveau voyage à Zurich après l'occupation de la France en 1940 est refusé par les autorités suisses. Le , ils sont déportés au camp de Nexon. Trois jours plus tard, ils sont transportés du camp de Drancy au camp de concentration d'Auschwitz et y sont immédiatement assassinés. Le visa délivré par les autorités suisses le , sous la pression de la famille, arrive trop tard[45]. | |
| HIER WOHNTE ARMAND FRÉDÉRIC ROTHSCHILD JG. 1924 UMZUG 1934 NACH FRANKREICH VERHAFTET 15./16. JULI 1942 DEPORTIERT 20.7.1942 AUSCHWITZ ERMORDET 1942 |
Stampfenbachstrasse 75 | Frédéric Rothschild (1924-1942)[43],[46]. | |
| HIER WOHNTE JULA ROTHSCHILD JG. 1922 UMZUG 1934 NACH FRANKREICH VERHAFTET 15./16. JULI 1942 DEPORTIERT 20.7.1942 AUSCHWITZ ERMORDET 1942 |
Jula Rothschild (1922-1942)[43],[47]. | ||
| HIER WOHNTE SARA 'SELMA' ROTHSCHILD née ABRAHAM JG. 1895 UMZUG 1934 NACH FRANKREICH VERHAFTET 15./16. JULI 1942 DEPORTIERT 20.7.1942 AUSCHWITZ ERMORDET 1942 |
Selma Rothschild née Abraham (1895-1942)[43],[48]. | ||
| HIER WOHNTE LUISE 'LULU' SALOMONS-ROM JG. 1907 LEBTE IN AMSTERDAM INTERNIERT 1943 WESTERBORG DEPORTIERT 1944 BERGEN-BELSEN BEFREIT |
St. Jakobsstrasse 53 | Luise Salomons-Rom née Rom (1907-1987) épouse Abraham Salomons en 1929. En conséquence, elle perd sa nationalité suisse. Elle vit avec son mari à Amsterdam. Elle est internée à Westerbork et déportée à Bergen-Belsen. Fin , elle est libérée du camp d'internement de Lindele près de Biberach an der Riß. | |
| HIER WOHNTE HENRIKA 'YETTLI' SIGMANN née WEINBERGER JG. 1899 VERHAFTET 1942 IN HOLLAND INTERNIERT 12. 1. 1943 WESTERBORK ERMORDET 21.1.1943 AUSCHWITZ |
Langstrasse (de) 6 | Henrika Sigmann (1899-1943)[49]. | |
| HIER WOHNTE ROSA STICKI GEB. MAKOW JG. 1908 STAATSBÜRGERSCHAFT ABERKANNT WEGEN HEIRAT FRANKREICH DEPORTIERT 13. 4. 1944 AUSCHWITZ ERMORDET 18.4.1944 |
Dufourstrasse 70 | Rosa Sticki-Makow naît le en Suisse. En 1912, sa famille, alors installée à Wülflingen, obtient la nationalité suisse. Rosa grandit au numéro 70 de la rue Dufour à Zurich. Suite à son mariage avec le Français Bernhard Sticki, elle perd sa nationalité suisse et s'installe avec son époux à Lunéville, en France. Le couple a trois filles : Florentine, Marie et Mauricette. Jusqu'en 1941, la Suisse autorise les enfants d'anciens citoyens suisses à entrer sur son territoire depuis la France pour être placés chez des proches. Après la fermeture des frontières en , toute demande d'entrée en Suisse devint pratiquement impossible. La Croix-Rouge suisse exclue également les enfants juifs de ses actions humanitaires, bien que certains de ses membres aient spécifiquement secouru des enfants juifs. Ce n'est qu'à la mi-1944 que la Suisse modifie sa politique et commence à accueillir toutes les personnes, y compris les Juifs, dont la vie est en danger. Selon ses proches, Rosa Sticki a tenté, en vain, d'envoyer ses enfants en Suisse pour un séjour de convalescence par l'intermédiaire de la Croix-Rouge suisse. Victimes de la politique suisse en matière de réfugiés, elle et ses enfants sont déportés de Drancy à Auschwitz le , à bord du convoi n°71. Ils y sont assassinés le [50] | |
| FLORENTINE STICKI JG. 1929 FRANKREICH DEPORTIERT 13. 4. 1944 AUSCHWITZ ERMORDET 18.4.1944 |
Florentine Sticki naît le en France. Sa mère, Rosa Sticki, avait perdu sa nationalité suisse en épousant le Français Bernhard Sticki. Des tentatives sont faites pour sauver ses enfants et les amener en Suisse, mais cela devint impossible. Ils sont victimes de la politique suisse d'accueil des réfugiés. Le , Florentine, avec sa mère et ses deux sœurs, est déportée de Drancy à Auschwitz par le convoi n°71 et assassinée dans le camp le , à l'âge de presque 15 ans[50]. | ||
| MARIE STICKI JG. 1934 FRANKREICH DEPORTIERT 13.4.1944 AUSCHWITZ ERMORDET 18.4.1944 |
Marie Sticki naît le en France. Sa mère, Rosa Sticki, avait perdu sa nationalité suisse en épousant le Français Bernhard Sticki. La mère tente de trouver refuge pour ses filles en Suisse, en vain. Marie, sa mère et ses deux sœurs sont victimes de la politique suisse en matière de réfugiés. Le , Marie, avec sa mère et ses deux sœurs, est déportée de Drancy à Auschwitz par le convoi n°71 et assassinée dans le camp le , à l'âge de dix ans[50]. | ||
| MAURICETTE STICKI JG. 1936 FRANKREICH DEPORTIERT 13. 4. 1944 AUSCHWITZ ERMORDET 18.4.1944 |
Mauricette Sticki naît le . Comme sa mère et ses deux sœurs, elle est victime de la politique suisse d'accueil des réfugiés. Le , elle arriva à Auschwitz avec sa mère (d'origine suisse) et ses deux sœurs, à bord du convoi n°71 en provenance de Drancy. Le , elle est assassinée dans le camp de concentration, à l'âge de sept ans à peine[50]. | ||
| HIER WOHNTE JOSEF TRAXL JG. 1900 1937 INTERNIERT UND 'AUSSCHAFFUNG' NACH ÖSTERREICH WEGEN HOMOSEXUALITÄT DEPORTIERT BUCHENWALD TOT 24.8.1941 |
Schöntalstrasse 22 | Josef Alfons Traxl (de) (1900-1941)[43]. |
Références
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Liens internes
modifier- Histoire de la Suisse pendant la Seconde Guerre mondiale
- Res Strehle (de), président de l'association Stolpersteine Schweiz
Liens externes
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- (de) « Stolpersteine Konstanz », sur stolpersteine-konstanz.de, Stolpersteine für Konstanz - Gegen Vergessen und Intoleranz (consulté le ).